RADIUS
Ses parois offrent plus d’épaisseur en arrière, où le cubitus devient très superficiel, qu’en avant, où d’épaisses couches musculaires le recouvrent. — Un tissu spongieux, aréolaire et léger, occupe son extrémité inférieure. Celui de l’extrémité supérieure est remarquable par l’extrême petitesse des aréoles, et par sa densité très grande, qui diffère à peine de celle du tissu compact.
Développement. — Le cubitus se développe par un point primitif et trois points complémentaires. De ses trois épiphyses, deux appartiennent à l’extrémité supérieure, et une à l’extrémité inférieure.
Le point primitif se montre du trentième au quarantième jour de la vie intra-utérine, sous la forme d’un pelit cylindre d’un millimètre de longueur, qui occupe la partie moyenne de la diaphyse. En s’étendant, il produit non seulement le corps de l’os, mais une grande partie de ses extrémités ; en haut, il forme les deux tiers de l’olécrâne et toute l’apophyse coronoïde ; en bas, il forme la moitié de la tête de l’os.
L’épiphyse de l’extrémité inférieure paraît de sept à neuf ans. — On voit naître de douze à treize l’épiphyse principale de l’olécrâne. Cette épiphyse répond à sa partie supérieure et postérieure, c’est-à-dire à l’insertion du tendon du triceps brachial ou au sommet du coude. A treize ou quatorze ans, un autre point osseux se développe au-devant du précédent, et donne naissance au bec de l’olécrâne. Ces deux points osseux se soudent l’un à l’autre de quatorze à quinze ans ; et au corps de l’os, de quinze à seize, quelquefois à dix-sept ou dix-huit ans.
L’épiphyse de la tête du cubitus s’accroît beaucoup plus lentement. Elle s’unit à la diaphyse de vingt à vingt et un ans chez la femme, de vingt et un à vingt-quatre chez l’homme.