‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 181 sur 260 · II. — Articulation occipito-axoïdienne · texte numérisé non relu

II. — Articulation occipito-axoïdienne

Préparation. — Abattre par deux traits de scie longitudinaux et parallèles la partie postérieure du trou occipital, l’arc postérieur de l'atlas, puis l’apophyse épineuse et les lames de la seconde et de la troisième vertèbre cervicales. Enlever la moelle ainsi que le bulbe rachidien; détacher avec ménagement la dure-mère sur la paroi antérieure du canal vertébral, afin de mettre â nu le ligament occipito-axoïdien. Après avoir étudié ce ligament, on le divisera pour découvrir les ligaments odontoïdiens.

Séparés par l’atlas, l’occipital et l’axis ne se touchent sur aucun point. Il n’y a donc pas ici de surfaces articulaires. Les deux os sont unis cependant d’une manière très solide, à l’aide de trois ligaments. L’un de ces ligaments s’étend de la moitié antérieure du trou occipital au corps de l’axis ; il porte le nom de ligament occip ito-axoïdien ; les autres, horizontaux, se dirigent du sommet de l’apophyse odontoïde vers la partie interne des condyles : ce sont les ligaments odontoïdiens.

1° Ligament occipito-axoïdien. — Ce ligament est situé sur la paroi antérieure du canal vertébral, en avant de la dure-mère, en arrière et au-dessus de l’articulation dans laquelle se passe le mouvement de rotation de la tête. Attaché supérieurement à toute la moitié antérieure de la circonférence du trou occipital, il se porte en bas et en arrière, puis se termine en se partageant en trois lames, distinguées en superficielle , moyenne et profonde.

La lame superficielle , très large et assez mince, se continue avec le grand ligament vertébral commun postérieur, dont elle représente l’origine. On remarque, dans son épaisseur, des canaux veineux, multipliés,

ARTICULATION ATLOIDO-AXOIDIENNE .

de calibre très inégal, fréquemment anastomosés, qui lui donnent, lorsqu’on l’incise, un aspect caverneux, et qui établissent entre les deux veines jugulaires internes une importante communication. Elle a pour usage beaucoup moins d’unir l’occipital à l’axis que de protéger ce plexus veineux. Sa face postérieure répond à la dure-mère, avec laquelle elle se confond supérieurement. Sa face antérieure adhère au plan moyen.

La lame moyenne joue le rôle d’un véritable ligament. Sa partie médiane s’attache à la partie centrale du corps de l’axis. Ses parties latérales, plus épaisses, remplissent l’excavation anguleuse que limitent les condyles de l’occipital en dehors, le ligament transverse en avant ; elles se fixent sur la partie supérieure du corps de l’axis, au niveau et immédiatement en dehors de la base de l’apophyse odontoïde.

La lame profonde est une simple languette qui passe sur le sommet de l’apophyse odontoïde, et qui vient se continuer avec la partie médiane du bord supérieur du ligament transverse.

2 0 Ligaments odontoïdiens.— Au nombre de deux, l’un droit et l’autre gauche, ces ligaments sont volumineux, très courts, arrondis, extrêmement résistants. Leur direction est transversale et un peu ascendante. Ils s’attachent : en dedans, à la partie supérieure et latérale de l’apophyse odontoïde; en dehors, au bord interne des condyles de l’occipital.

Très souvent une bandelette, commune aux deux ligaments, passe sur le sommet de l’apophyse odontoïde, qui représente alors la branche verticale d’un T, dont ceux-ci formeraient la branche horizontale.

Les ligaments odontoïdiens se trouvent en rapport : par leur partie postérieure, avec le ligament transverse ; par la partie opposée, avec l’arc antérieur de l’atlas.

Au-devant du sommet de l’apophyse odontoïde, on voit un tissu cellulo-fibreux, jaunâtre ou rougeâtre, destiné à combler l’espace compris entre ce sommet et l’atlas, et considéré à tort comme un troisième moyen d’union pour l’apophyse odontoïde et l’occipital : c’est le ligament odontoïdien moyen de quelques auteurs.

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