‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 221 sur 260 · I. — Articulations des os de la rangée supérieure · texte numérisé non relu

I. — Articulations des os de la rangée supérieure

Ces articulations sont des aiThrodies, au nombre de trois: deux externes, qui offrent entre elles beaucoup d’analogie ; et une interne, qui se distingue de celles-ci par des caractères particuliers.

1° Articulations des trois premiers os de la première rangée. — Les surfaces par lesquelles se correspondent le scaphoïde et le semi-lunaire d’une part, le semi-lunaire et le pyramidal de l’autre, sont planes, verticales et antéro-postérieures. Une lame cartilagineuse les recouvre sur toute leur étendue.

ARTICULATIONS CARP1ENNES.

Le scaphoïde est uni au semi-lunaire par trois ligaments : un fibrocartilage interosseux, un ligament dorsal, un ligament palmaire. — Le ïibro-cartilage interosseux, demi-circulaire, répond à la partie la plus élevée des deux facettes contiguës. Sa convexité, dirigée en haut, contribue à former le condyle de rarticulation radio-carpienne. Sa partie moyenne offre une épaisseur de 2 millimètres ; en avant et en arrière il est plus mince. — Le ligament dorsal, quelquefois très distinct, mais souvent peu prononcé, répond au bord inférieur des deux os. Il se compose de fibres transversales étendues de l’un à l’autre. — Le ligament palmaire n’est représenté que par quelques libres transversales qui font suite au ligament interosseux.

Le semi-lunaire s’unit aussi au pyramidal par trois ligaments : un librocartilage interosseux, un ligament postérieur et un ligament antérieur. — Le fibro-cartilage interosseux est demi-circulaire, mais très mince au niveau de sa partie moyenne, si mince même qu’il présente souvent sur ce point un orifice par lequel l’articulation radio-carpienne communique avec l’articulation médio-carpienne. — Le ligament postérieur ou dorsal est représenté par un petit faisceau rectangulaire et transversalement dirigé, dont le volume varie beaucoup. — Le ligament antérieur, très développé, au contraire, se compose de fibres étendues de la face palmaire du semi-lunaire à la face palmaire du pyramidal.

2° Articulation du pyramidal et du pisiforme. — Ces deux os se correspondent par une facette plane et circulaire, verticales et transversales, revêtues l’une et l’autre d’une couche de cartilage.

Cinq ligaments contribuent à maintenir le pisiforme dans la situation qu’il occupe. — En haut, le ligament latéral interne de l’articulation du poignet vient s’attacher en partie sur son contour, et joue, à son égard, le rôle de ligament supérieur. — Les quatre autres se distinguent en inférieurs, dorsal et palmaire.

Les deux ligaments inférieurs sont très forts et cylindroïdes. L’un d’eux se porte verticalement de la partie inférieure du pisiforme à l’extrémité supérieure du cinquième métacarpien. — Le second, plus court, descend un peu obliquement du pisiforme à l’apophyse de l’os crochu.

Le ligament palmaire, aplati, quadrilatère, très résistant, s’étend du côté interne du pisiforme à la face antérieure de l’os crochu. Par son bord antérieur, il se confond avec le précédent.

Le ligament dorsal unit le pisiforme au pyramidal : c’est le plus faible de tous. Il se compose de quelques fibres transversalement dirigées, qui semblent destinées surtout à protéger en arrière la synoviale.

A ces ligaments vient se joindre un sixième moyen d’union, le tendon du muscle cubital antérieur qui s’attache à la partie antéro-supérieure du pisiforme, et qui constitue pour cet os un ligament actif. Ainsi fixé : en

AIITHROLOGIE.

haut, par ce tendon et le ligament latéral interne du poignet; en bas, par ses deux ligaments inférieurs ; en arrière, par son ligament dorsal ; en avant, par son ligament palmaire, on pourrait croire qu’il se trouve réduit à une fixité presque absolue. Mais ces ligaments, allant s’insérer presque tous à des os plus ou moins éloignés du pyramidal avec lequel le pisiforme s’articule, lui laissent au contraire une mobilité bien supérieure à celle de tous les autres os du carpe.

La synoviale de cette articulation est très lâche, afin de se prêter à celle mobilité. Nous avons vu qu’elle communique avec celle de l’articulation radio-carpienne, par un orifice qui répond à sa partie supérieure.

Page 1