II. — Articulations phalangiennes
Ces articulations, au nombre de neuf, une pour le gros orteil, deux pour les quatre derniers, ne diffèrent de celles des doigts que par leurs moindres proportions.
A. Surfaces articulaires . — L’extrémité antérieure des premières et des secondes phalanges présente la configuration d’une poulie dirigée de la face dorsale vers la face plantaire, aussi étendue dans le premier sens que dans le second.
Pour la première phalange du gros orteil, la gorge de la poulie est
ARTHROLOGIE.
très concave. Pour toutes les autres phalanges, la concavité est en général à peine accusée. Leur extrémité antérieure se présente très souvent sous l’aspect d’une simple saillie demi-cylindrique, horizontalement et transversalement dirigée.
Sur l’extrémité postérieure des secondes et des troisièmes phalanges on remarque tantôt une fine crête verticale séparant deux petites cavités glénoïdes, et tantôt une légère dépression cylindroïde transversale, qui s’appliquent à la poulie ou à la saillie arrondie des surfaces articulaires correspondantes.
B. Un fibro-cartilage , attaché à l’extrémité postérieure des secondes et des troisièmes phalanges, agrandit leur cavité et complète l’emboîtement des surfaces. Il est du reste tout à fait identique avec celui des articulations métatarso-phalangiennes et des articulations correspondantes de la main. On rencontre quelquefois un os sésamoïde au centre de celui qui appartient à l’articulation phalangienne du gros orteil.
C. Moyens d'union. — Deux ligaments latéraux , très résistants, mais beaucoup plus courts et beaucoup moins obliques que ceux des articulations métatarso-phalangiennes. Ces ligaments, fixés en arrière sur les parties latérales des premières et des deuxièmes phalanges, s’attachent antérieurement aux parties latérales des deuxièmes et des troisièmes, et à leur fibro-cartilage d’agrandissement.
D. La synoviale adhère au fibro-cartilage et aux ligaments latéraux ; elle est plus lâche du côté de la face dorsale, où elle revêt en partie le tendon des extenseurs.
E. Mouvements. — Les phalanges des doigts se fléchissent à angle droit, et se disposent sur une même ligne longitudinale lorsqu’elles s’étendent. Celles des orteils se fléchissent peu et s’étendent beaucoup. Pour les deux derniers orteils, ces mouvements sont ordinairement plus limités, quelquefois presque nuis. — On voit assez fréquemment les deux dernières phalanges du petit orteil se souder entre elles.