‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 28 sur 260 · DES ORGANES · texte numérisé non relu

DES ORGANES

Ces considérations s’appliquent au système musculaire ci fibres lisses. Elles s’appliquent également aux systèmes nerveux et cutané. Chacun de ces systèmes possède un tissu fondamental et tout un groupe de parties accessoires; et chacun d’eux cependant reste composé d’un ensemble de parties similaires; chacun par conséquent doit être considéré comme un système.

Le système séreux comprend l’ensemble des membranes qui permettent aux organes et à toutes les parties mobiles de glisser les unes sur les autres. Elles représentent des sacs sans ouverture, circonscrivant des cavités virtuelles, adhérant par leur surface externe aux organes qu’ils séparent; lisses et unis sur leur surface interne. On les distingue en grandes séreuses ou séreuses splanchniques , séreuses articulaires, et séreuses tendineuses ou gaines synoviales, etc. Chaque séreuse a pour partie fondamentale une trame conjonctive tapissée par un endothélium. Dans la trame conjonctive on remarque des vaisseaux sanguins, des ramifications nerveuses et des libres élastiques isolées ou disposées en réseau.

Le système érectile a pour siège exclusif les organes génitaux des deux sexes. Un grand nombre de systèmes concourent à le former. Il se compose essentiellement de gros capillaires veineux, largement anastomosés; à ceux-ci s’ajoutent comme parties accessoires: 1° des faisceaux de tissu conjonctif, des fibres élastiques et des fibres musculaires lisses qui entourent les capillaires en leur formant autant de gaines ou aréoles; 2° des artères qui viennent s’ouvrir dans ces capillaires; 3° des veines qui en partent; 4° des nerfs qui se ramifient dans la trame érectile.

Ces dix systèmes qui viennent d’être énumérés représentent tous des parties très complexes. Mais celles-ci, pour chacun d’eux, se montrent partout avec des caractères identiques; elles sont partout similaires. Le terme générique de système, par conséquent, leur est applicable à tous.

§ 4. — Des organes.

En remontant des éléments anatomiques aux tissus, et des tissus aux systèmes, nous avons vu les parties constituantes du corps, d’abord très simples, s’ajouter les unes aux autres, et se compliquer progressivement. Dans les organes, ces parties constituantes se compliquent plus encore. Ils sont le résultat d’une agglomération de tissus et de systèmes qui s’associent pour les former de mille façons diverses. Ils diffèrent donc très notablement, non seulement par leur volume, par leur forme et par leur constitution, mais aussi par leur destination.

On a cherché cependant à les distinguer en deux classes, les organes

Page 1