‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 72 sur 260 · VOMER ET CARTILAGE DE LA CLOISON · texte numérisé non relu

VOMER ET CARTILAGE DE LA CLOISON

qu’il présente, donner à cette gouttière une direction horizontale, et diriger en arrière son extrémité libre.

Les faces contribuent à former la paroi interne des fosses nasales. Elles sont ordinairement verticales. Mais très souvent elles se dévient à droite ou à gauche, en sorte que l’une d’elles devient concave, l’autre convexe. Ces faces sont recouvertes par la pituitaire.

Le bord supérieur , court et large, semble se dédoubler pour former une gouttière antéro-postérieure qui répond à la crête de la face inférieure du corps du sphénoïde. Les bords de cette gouttière, ou ailes du vomer, sont reçus dans la rainure qu’on remarque sur le côté interne de la base des apophyses ptérygoïdes.

Le bord inférieur est le plus long; horizontal et très mince, il s’articule avec l’apophyse palatine des maxillaires en avant, et la portion horizontale des palatins en arrière,

Le bord antérieur , oblique de haut en bas et d’arrière en avant, s’unit supérieurement à la lame perpendiculaire de l’ethmoïde, et inférieurement au cartilage de la cloison des fosses nasales ; un très petit cartilage dont l’existence est constante le recouvre de chaque côté.

Le bord postérieur , dirigé comme le précédent, mais moins oblique, est libre, mince et uni. Il sépare l’ouverture postérieure de la fosse nasale droite de celle de la fosse nasale gauche.

Connexions et conformation intérieure . — Le vomer s’articule avec deux os du crâne et quatre os de la face : avec le sphénoïde par son bord supérieur, et l’ethmoïde par son bord antérieur ; avec les deux maxillaires et les deux palatins par son bord inférieur.

Cet os est formé de deux lames parallèles, qui se confondent en bas, mais qui restent distinctes en avant et en haut. Un prolongement émané du cartilage de la cloison remplit l’intervalle qui les sépare.

Développement. — Le vomer, comme tous les os de la face, est d’abord cartilagineux, ainsi que l’a démontré M. Hervé. Il prend naissance par deux points d’ossification, l’un droit et l’autre gauche, qui répondent à la partie la plus inférieure du cartilage de la cloison. Ces points se montrent du cinquième au sixième mois de la vie intra-utérine, sous la forme d’une lamelle elliptique de 3 millimètres de longueur. Les deux lamelles s’unissent très rapidement par la partie moyenne de leur bord inférieur, et forment alors une gouttière à concavité supérieure. La fusion continuant à s’opérer, la gouttière ne tarde pas à se compléter en avant et en arrière. Une fois constituée, celle-ci s’allonge de plus en plus, tandis que ses bords s’élèvent. Elle se prolonge ainsi, en avant, jusqu’au conduit palatin antérieur, en arrière jusqu’à l’épine nasale postérieure, et en haut jusqu’à la crête du sphénoïde, où ses bords s’écartent pour s’incliner en dehors.

Le vomer est donc indépendant du cartilage de la cloison à son apparition. Quelques années après la naissance, d’autres modifications se produisent. Le cartilage disparaît peu à peu; les deux lames de l’os se rapprochent, puis se confondent. Mais leur fusion reste limitée le plus habituellement à sa partie inférieure.

Cartilage de la cloison. — Pendant toute la première moitié de la vie fœtale, la cloison des fosses nasales est exclusivement constituée par un cartilage qui s’étend de leur paroi supérieure à l’inférieure, et de leur ouverture antérieure à la postérieure.

Dans la seconde moitié de la vie intra-utérine apparaissent les deux lames qui représentent alors le vomer. Elles s’appliquent à ses parties latérales et inférieure, en sorte que le carlilage de la cloison ne subit d’abord aucune réduction ; il est simplement doublé à droite et à gauche d’une lame osseuse.

MAXILLAIRE INFÉRIEUR

Après la naissance, sa partie supérieure et antérieure s’ossifie, et prend alors le nom de lame perpendiculaire de Vethmoide. En même temps, sa partie postéro-inférieure est résorbée, ce qui permet aux deux lames du vomer de se rapprocher. Chez l’adulte, il n’est plus représenté que par un segment quadrilatère. — Des quatre bords de ce cartilage deux sont postérieurs et deux antérieurs.

Le bord postéro-supérieur s’unit à la lame perpendiculaire de l’ethînoïde à la manière des côtes avec les cartilages costaux.

Le bord postéro-inférieur répond au vomer dans l’épaisseur duquel il se prolonge sous la forme d’une languette.

Le bord antéro-supérieur répond, en haut, aux cartilages latéraux du nez, avec lesquels il se continue.

Le bord antéro-inférieur > très court, et obliquement dirigé, sépare l’un de l’autre les deux cartilages des ailes du nez.

Les faces de ce cartilage, souvent inclinées de l’un ou de l’autre côté, sont tapissées par la pituitaire, qui leur adhère assez faiblement.

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