‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 86 sur 260 · OU VRAIES VERTÈBRES · texte numérisé non relu

OU VRAIES VERTÈBRES

Les vertèbres présentent des caractères qui leur sont communs. Elles présentent en outre dans chaque région des caractères qui leur sont propres; et enfin, dans chacune de ces régions, il en est qui se distinguent de toutes les autres par des caractères particuliers ou individuels.

A. — Caractères communs à toutes les vertèbres.

Les vertèbres n’étant que dès segments détachés d’un long canal, chacune d’elles affecte une forme annulaire.

Tout segment ou anneau vertébral offre donc un large orifice qui livre passage à la moelle et à ses enveloppes: c’est le trou vertébral , mieux nommé trou rachidien.

Cet orifice est circonscrit par quatre parties : une partie antérieure aplatie de haut en bas, une partie postérieure aplatie d’avant en arrière, et deux parties latérales aplaties de dehors en dedans.

La partie antérieure, très volumineuse, cylindroïde, est celle par laquelle tous les anneaux se superposent pour former la colonne qui supporte le poids du tronc, de la tête et des membres thoraciques: elle constitue la partie principale ou le corps de la vertèbre.

La partie postérieure, verticale, toute hérissée de saillies, contraste avec la précédente par sa grande irrégularité. Elle se compose de trois éléments : 1° de deux lames quadrilatères qui complètent en arrière le trou de la vertèbre , ce sout les lames vertébrales ; 2° de trois apophyses d’in-

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sertion : une médiane, située sur le prolongement de ces lames, Y apophyse épineuse , et deux qui se dirigent en dehors, les apophyses transverses ; 3° de quatre apophyses plus petites, par lesquelles les vertèbres s’articulent entre elles, deux supérieures et deux inférieures : elles i portent le nom d 'apophyses articulaires.

Les parties latérales, ou pédicules de la vertèbre , étendues de Tardé- J rieure à la postérieure, représentent la portion la plus grêle et la plus faible de l’anneau vertébral. Chacune d’elles est creusée de deux échancrures, qu’on distingue en supérieure et inférieure. En s’opposant, les échancrures correspondantes forment une longue série d’orifices qui s’échelonnent sur les côtés de la colonne vertébrale, et qui font communiquer le canal rachidien avec les parties molles environnantes. Ces orifices, appelés trous de conjugaison , livrent passage à des vaisseaux et aux nerfs spinaux. — Unis à la partie postérieure, les pédicules forment l'arc de la vertèbre.

Les parties constituantes communes à toutes les vertèbres s’élèvent donc en résumé au nombre de treize. Elles peuvent être divisées en médianes et latérales. — Les parties médianes comprennent, d’avant en , arrière : le corps, le trou rachidien, les lames vertébrales et l’apophyse épineuse. — Les parties latérales sonl pour chaque côté : deux apophyses articulaires, une apophyse transverse, un pédicule et ses échancrures.

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