‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 95 sur 260 · SACRUM · texte numérisé non relu

SACRUM

cette vertèbre, qui s’élève à 28 millimètres en avant, se réduit à 22 en arrière.

Les apophyses articulaires inférieures, rapprochées l’une de l’autre dans les autres vertèbres lombaires, s’écartent au contraire beaucoup dans celle-ci. Au lieu de se trouver en dedans des supérieures, elles sont situées sur la même ligne ; quelquefois même elles les débordent un peu en dehors.

Les apophyses transverses sont courtes et volumineuses ; à leur base elles affectent une forme pyramidale et triangulaire. On voit sur leur face inférieure un tubercule plus ou moins saillant. Leur sommet donne attache au ligament iléo-lombaire.

§ 2. — Des vertèbres sacrées et coccygiennes, ou fausses

VERTÈBRES

Les vertèbres sacrées , au nombre de cinq, sont caractérisées : 1° par l’aplatissement de la partie antérieure de leur corps; 2° par l’énorme développement qu’acquièrent leurs apophyses transverses et la côte rudimentaire, située au-devant de celles-ci : côte et apophyse d’abord indépendantes, mais bientôt continues et confondues; 3° par la soudure qui ne tarde pas à les unir les unes aux autres sur toute leur périphérie; 4° par la bifidité des trous ou plutôt des canaux de conjugaison résultant de l’union de leurs échancrures.

Ainsi conformées et soudées entre elles, ces vertèbres forment chez l’adulte un os unique qui constitue le sacrum.

Les vertèbres coccygiennes diffèrent beaucoup des précédentes. Celles-ci se montrent pourvues de toutes leurs parties constituantes; les vertèbres qui composent le coccyx ne sont plus représentées que par leur corps; et ce corps se trouve réduit lui-même à un état d’atrophie extrême. De ces différences il résulte : 1° que le sacrum présente un volume considérable, et le coccyx un volume très minime, bien qu’il comprenne dans sa composition un nombre égal de pièces; 2° que ces deux os, formés des mêmes éléments, sont loin cependant d’offrir le même aspect.

ï. — Sacrum.

Le sacrum , que les anciens offraient, dit-on, en sacrifice à leurs dieux, est un os impair, médian et symétrique, situé à la partie postérieure du bassin, au-dessous des vertèbres lombaires, au-dessus du coccyx, entre les deux os iliaques, avec lesquels il s’articule.

Sa direction est oblique de haut en bas et d’avant en arrière; d’autant plus oblique que la cambrure des lombes est plus prononcée.

Il offre la forme d’une pyramide quadrangulaire recourbée sur son axe de haut en bas et d’arrière en avant. — On lui considère une face antérieure concave, une face postérieure convexe, deux faces latérales, une base et un sommet. — Pour mettre cet os en position, il faut placer sa base en haut, tourner en avant sa face concave, et incliner celle-ci en bas sous un angle de 45 degrés environ.

A. Face antérieure ou concave. — Cette face répond à l’extrémité terminale du tube digestif. Elle est plus oblique chez la femme que chez l’homme. On observe, sur sa parlie médiane : 1° cinq surfaces planes et quadrilatères représentant le corps des vertèbres sacrées; 2° quatre crêtes transversales, formées par la soudure de ces corps.

Sur les côtés, la face antérieure présente cinq prolongements transversalement dirigés, qui naissent du corps de chaque vertèbre, et qui se confondent en dehors pour constituer les faces latérales du sacrum. Ces prolongements, situés au-devant des apophyses transverses, sont les analogues des côtes rudimentaires que nous avons déjà rencontrées au cou et aux lombes. — Dans leur intervalle, on voit les trous sacrés antérieurs, au nombre de quatre, les deux premiers très grands, les deux derniers notablement plus petits, tous en communication avec le caual sacré; ils livrent passage aux branches antérieures des nerfs sacrés, à une artériole et à une ou plusieurs veines. — En dehors de ceux-ci se trouvent des gouttières obliques, d’arrière en avant et de dedans en dehors, s’étendant jusqu’aux limites de la face antérieure. Les deux premières, qui répondent à des trous plus grands, sont aussi plus longues, plus larges et plus profondes. La seconde et la troisième donnent attache au muscle pyramidal.

B. Face postérieure ou convexe. — Sur la ligne médiane, elle présente la crête sacrée , formée par les apophyses épineuses des quatre vertèbres supérieures, apophyses qui sont soudées par leurs bords, et dont le sommet seul reste ordinairement indépendant. Chez les individus jeunes, la soudure n’étant pas complète, la crête se trouve quelquefois interrompue sur un ou plusieurs points. — Au-dessous delà crête sacrée, on observe une large gouttière longitudinale, terminaison du canal sacré. Les bords de cette gouttière se rapprochent supérieurement pour s’unir l’un à l’autre au niveau du tubercule de la quatrième apophyse épineuse. Inférieurement, ils se terminent par un tubercule qui appartient à la cinquième vertèbre du sacrum , et qui se trouve séparé du corps de cette vertèbre par une échancrure sous laquelle passe le cinquième nerf sacré. Ces tubercules, connus sous le nom de cornes du sacrum , se continuent souvent avec les tubercules correspondants ou les cornes du coccyx.

A droite et à gauche de la crête sacrée, on remarque une gouttière

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