‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 2)Chapitre 98 sur 260 · II. — Coccyx · texte numérisé non relu

II. — Coccyx

Le coccyx est au squelette de l’homme ce que l’appendice caudal est à celui des vertébrés. Cet appendice, composé chez la plupart des animaux d’un grand nombre d’anneaux très complètement développés, descend chez lui à un tel degré d’atrophie, qu’il se réduit à un petit

Fig. 104. — Coccyx, Fig. 105. — Coccyx ,

face, antérieure . face postérieure.

Fig. 104. — 1. Base du coccyx. Sur cette base on voit une facette elliptique par laquelle elle s’unit au sommet du sacrum. — 2, 2. Cornes du coccyx. — 3. Seconde vertèbre de cet os. — 4. Troisième vertèbre coccygienne. — 5. Quatrième vertèbre. — 6. Cinquième vertèbre réduite à l’état d’un simple et très petit granule.

Fig. 105. — 1. Corps de la première vertèbre du coccyx. — 2, 2. Cornes de cet os représentant un rudiment des lames de la première vertèbre, lames qui, au lieu de se porter l’une vers l’aulre, se dirigent en haut vers les lames correspondantes de la cinquième vertèbre sacrée ou cornes du sacrum. — 3, 4, 5, 6. Les quatre dernières vertèbres coccygiennes représentées seulement par leur corps très atrophié et de plus en plus minime.

chapelet de cinq globules aplatis, soudés les uns aux autres, et représentant chacun le rudiment d’un corps de vertèbre.

Ces rudiments de vertèbres se montrent d’autant plus atrophiés et se soudent d’autant plus rapidement, qu’ils sont plus inférieurs. — La première vertèbre coccygienne, aussi volumineuse à elle seule que toutes les autres, reste longtemps indépendant^ ; elle est aplatie et triangulaire. — La seconde et la troisième sont ellipsoïdes et transversalement dirigées. — La quatrième offre quelquefois la même forme, mais elle dégénère souvent en un simple granule. — La cinquième est un granule beaucoup plus petit encore, situé primitivement au-dessous du précédent, mais qui se dévie presque toujours. Il se soude très rapidement à celui-ci et semble en faire partie : c’est pourquoi il a été méconnu de la plupart des auteurs, qui n’admettent que quatre vertèbres coccygiennes, bien qu’on en trouve constamment cinq.

Ainsi constitué, le coccyx est un os impair, médian et symétrique, situé à la partie inférieure du sacrum, dont il prolonge la courbure, et de figure irrégulièrement triangulaire. On lui considère une face antérieure, une face postérieure, deux bords, une base et un sommet.

La face antérieure , légèrement concave, est traversée par une série de lignes qui répondent à la soudure des vertèbres coccygiennes.

La face postérieure , convexe, présente des sillons transversaux qui correspondent aussi à la soudure de ces vertèbres. Elle donne attache à des parties fibreuses.

Les bords , obliques de haut en bas et de dehors en dedans, sont comme découpés et irrégulièrement festonnés. Les ligaments sacrosciatiques s’insèrent sur toute leur étendue.

La base , tournée en haut et en arrière, offre une facette elliptique par laquelle elle s’unit au sommet du sacrum. — En arrière de celle-ci et sur les côtés, sont deux apophyses ascendantes qui se portent à la rencontre des petites cornes de ces os, et qui se soudent quelquefois avec elles : ce sont les petites cornes du coccyx; elles représentent sous une forme rudimentaire les lames de la première vertèbre coccygienne. — En dehors de la facette articulaire et des petites cornes, on voit à droite et à gauche un prolongement angulaire qui élargit beaucoup la base de l’os, et qui contribue à lui donner une figure triangulaire. Ces saillies, transversalement dirigées, forment les angles latéraux ou supérieurs du coccyx; elles représentent les apophyses transverses de la première vertèbre coccygienne. Cette première vertèbre, beaucoup moins atrophiée que les suivantes, établit la transition entre celles-ci et la dernière vertebre sacrée.

Le sommet du coccyx est symétrique chez le fœtus et dans les premières années qui suivent la naissance. Mais il ne l’est pas chez l’adulte, par suite de la déviation du corpuscule qui forme la cinquième vertèbre;

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