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STRUCTURE DES PAUPIÈRES

branches du tendon de Torbicuiaire. — Par leur extrémité externe ils sont liés à la partie correspondante de la base de Torbile, d'une part par les ligaments larges, de Tautre par un trousseau fibreux très-puissant, qui se fixe à 2 ou 3 millimètres en arrière de la circonférence de cette base.

Les cartilages tarses sont composés d'une couche de tissu fibreux dans laquelle sont disséminées des cellules de cartilage. Ils doivent être rangés, par conséquent, parmi les fibro-cartilages.

d, u^meau large». — Les ligaments larges ont été décrits sous ce nom en 1732 par Winslow, et peuvent être considérés, avec cet anatomiste, comme un prolongement du périoste des os du crâne et de la face, uni au périoste de l'orbite. Le ligament large supérieur descend de l'arcade orbitaire vers le bord adhérent du cartilage larse correspondant, auquel il s'attache ; l'inférieur monte du bord antérieur du plancher de l'orbite, vers le bord adhérent du cartilage tarse inférieur, auquel il se fixe de la même manière. En dedans, où ils sont plus minces et cellulo-fibreux, ces ligaments se continuent avec le tendon de l'orbiculaire et ses divisions. En dehors, ils se présentent sous l'aspect d'une lame fibreuse plus résislante, et se continuent entre eux : c'est cette partie commune aux deux ligaments, horizontalement étendue de l'angle externe des paupières au bord voisin de l'orbite, qui a été décrite par quelques auteurs comme une bandelette distincte, sous le nom de ligament palpébral externe, par opposition au tendon du muscle orbiculaire, considéré comme un ligament palpébral interne; et de même aussi que les fibres de l'orbiculaire s'attachent en dedans à ce tendon, de même elles s'attacheraient en dehors au ligament palpébnil externe. Mais l'observation démontre :

i** Que les ligaments larges, en se continuant entre eux au niveau de la commissure externe des paupières, ne présentent aucun épaississemenl, aucun caractère spécial, permettant de considérer cette partie commune comme une bandelette analogue au tendon de l'orbiculaire;

2» Qu'il existe en arrière du point de réunion de ces ligaments un faisceau fibreux extrêmement résistant ; mais ce faisceau en est très-distinct, il forme une dépendance du muscle orbito-palpébral ;

3* Que les fibres du muscle orbiculaire ne s'attachent nullement sur la bandelette commune aux deux ligaments larges, mais bien à la peau de la partie externe des paupières et qu'elles se comportent sous ce rapport comme la plupart des muscles peauciers de la face.

e. Le miiscie orbito-palpébral, que j'ai signalé et décrit en 1867 (1), et dont l'existence vient d'être confirmée par H. Muller (2), a été considéré par tous les auteurs comme le tendon du releveur de la paupière. C'est une

(i) Recherches sur quelques muscles lisses annexés à l'appareil de la vision (Comptes rendus de l'Académie des sciences, 1867, t, LXV, p. 675). (i) KoUiker, 2* édit. franc., 1871, p. 901.

lame d'apparence fibreuse en effet, mais musculaire en réalité, tranversa- Icment étendue de la partie interne à la partie externe de la base de Torbite, plus large à sa partie moyenne qu'à ses extémités, se continuant en bas avec le bord adhérent du cartilage tarse, donnant insertion en haut au releveur de la paupière.

Ainsi unie au cartilage tarse, cette lame fibro-musculaire constitue avec celui-ci (qu'on me permette cette comparaison) une sorte d'escarpolette qui répond par une de ses faces au globe de l'œil, par l'autre au ligament large, et qui oscille presque continuellement sous l'influence de deux muscles antagonistes, le sphincter et le dilatateur de Torifice palpébral.

Avant d'aller plus loin dans sa descriptfon, remarquons que celle adoptée jusqu'à présent est un non-sens anatomique. D'après l'opinion reçue, le releveur s'étendrait du sommet de l'orbite aux parties interne et externe de sa base, c'est-à-dire d'un point fixe à deux autres points fixes. Or, tout muscle a- une insertion fixe et une insertion mobile: l'in* sertion fixe répond ici au sommet de l'orbite, et l'insertion mobile an bord supérieur du muscle orbito-palpébral.

Dans sa constitution intimé, ce nouveau muscle comprend, il est vrai, un grand nombre défibres lamineuses et de fibres élastiques, qui autoriseraient les partisans de l'opinion ancienne à lui maintenir le caractère fibreux. Mais celles-ci ne sont que des éléments accessoires; les fibres musculaires lisses en représentent l'élément essentiel. EUe« forment des faisceaux de volumes divers et très-nombreux aussi. L'acide chloronitrique au cinquième suffit pour les mettre en pleine évidence ; l'acide acétique dilué uons montre dans chacune des fibres qui entrent dans leur composition un noyau en forme de bâtonnet. Les faisceaux occupant sa partie moyenne se dirigent de haut en bas en échangeant des divisions et en formant une sorte de réseau à mailles irrégulièrement elliptiques. Les internes et les externes tendent à prendre une direction horizontale.

f. Prolongement de Taponévrose orblialre. -— L'expansion que ceKe

aponévrose envoie aux paupières se comporte diflTéremraent en haut et en bas. En haut, elle s'attache sur le bord supérieur du muscle orbito-palpfbral, en arrière et un peu au-dessous de l'insertion du releveur.

Cette disposition nous explique comment le droit supérieur, en se contractant, peut imprimer à la paupière un léger mouvement d'élévation, bien qu'il ne lui envoie, à proprement parler, aucun prolongement fibreux ou musculaire ; il agit en eflTet sur cette paupière à l'aide de la gaine que lui abandonne l'aponévrose orbitaire, gaine à laquelle il adhère et dont il s'approprie en quelque sorte le prolongement palpébral an moment de sa contraction.

Le prolongement que cette môme aponévrose envoie à la paupière inférieure, séparé d'abord du ligament large correspondant par un espace

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