CORPS CALLEUX
|i>ux dont la sépare une anfVacluosité profoiulr, on rornie de ^oultière, qui .1 rrçu de Vésale le nom de sintut, el de Saliatier celui de rentrùule.
Sur celle face supérieure, on remarcpie, en procédant de la lijrne médiane vers les parlies latérales :
i* Un sillon longitudinal , un peu plus large en arrière qu'en avant, el partagé quelquefois en deux sillons plus petits par une saillie qui le \n\v^ court dans toute sa longueur ;
t Sur les côtés du sillon médian, deux saillies longitudinales, légèrement flexueuses, plus rapprochées en avant qu'en arrière: ces saillies se prolongent sur la partie réfléchie du corps calleux jusqu'à ses pédoncules qu'on peut considérer comme leur terminaison. Chacune d'elles représente un petit faisceau de fihres nerveuses, ainsi que l'avaient déjà constaté Winslow, Lancisi et Vicq d'Azyr : le premier leur donne le nom de coràom médullaires y et le second celui de nerfs ou iraclus longitudinaux, dénominations sous lesquelles ils sont aujourd'hui générîilemenl connus. Sur un cerveau qui avait macéré longtemps dans Talcool , j'ai pu eidever
FiG.471. — Centre ovale de Vieuasens ((l'apnîs Virq «l'Azyr).
1, 1. SiUon médian do la fac»» supérieure du corps calleux. — 2, 2. Traclus longitudinaux de cette face. — 3. Ses tractua transversaux. — \V. (>)upe des hémisphères au niveau du corps calleux. — 4, i. C^ouche grise des circonvolutions serpentant autour du centre ovale de Vicussens. — 5. Partie antérieure de la grande scissure du cerveau—6. Partie postérieure «le cette scissure. — 7, 7. Coupe des parois du crâne.
prolongements postérieurs du corps qu'elle recouvre. — 11. Ruhan fibreux qui limite inférieurenient cette circonvolution. — li, \t. Circonvolutions moyennes de la face interne des hémisphères.— 13. Partie médiane de la face supérieure du cervelet.
76 NÉVROLOGIE.
sans difficullé ces deux tractus qu'une simple couche de lissu cellulaire unissait à la surface sous-jacente.
S** En dehors des Iraclus longitudinaux, se voient des tractus transversaux qui coupent perpendiculairement les faisceaux précédents, au-dessous desquels ils passent en se portant de Tun à l'autre bord du corps calleux, sans s'entrecroiser avec ceux du côté opposé
b. Face inférieure. — Pour l'étudier il faut renverser l'encéphale sur sa convexité, enlever le cervelet et la protubérance, puis de chaque côté le pédoncule cérébral, en conservant ie chiasma des nerfs optiques, le corps cendré et les tubercules mamillaires, ainsi que le trigone. On terminera la préparation en incisant les prolongements que les ventricules latéraux envoient dans la partie sphénoïdale et dans la partie occipitale du lobe postérieur des hémisphères. (Fig. 472.)
Cette faclî est remarquable par l'étendue considérable qu'elle présente, par les prolongements curvilignes qui en dépendent, et par son aspect trèsdifférent de celui de la Hice supérieure. — Sa partie médiane, légèrement saillante, se continue en avant avec la cloison transparente, en arrière avec le Irigone cérébral. — Ses parties latérales, conc«aves dans le sens transversal et dans le sens anléro-postérieur, répondent aux ventricules latéraux dont elles forment la paroi supérieure ou la voûte. (Fig. 466.)
La face inférieure, comme la supérieure, présente dans toute sa longueur des faisceaux transversalement dirigés.
c. Extrémité postérieure, — Elle est transversale et rectiligne, trèsépaisse et arrondie, d'où le nom de bourrelet qui lui a été donné. Le bourrelet du corps calleux se continue en avant avec la base du trigone cérébral, et de chaque côté avec la corne d'Annuon et l'ergot de Morand. Il forme la lèvre supérieure de la fente cérébrale. L'intervalle qui le sépare de l'extrémité libre des lobes occipitaux est de 5 centimètres. (Fig. 466.)
il. Extrémité antérieure, — Celte extrémité se réfléchit de haut en bas et d'avant en arrière , pour se prolonger en s'amincissant de plus en plus jusqu'au ventricule moyen. Sa partie la plus saillante n'est sépîirée du sommet des lobes frontaux que par un intervalle de 2 à 3 centimètres ; elle porte le nom de genou; et sa partie terminale, très-mince, celui de bec. C'est an niveau de ce bec qu'on voit les tractus longitudinaux se continuer avec les pédoncules du corps calleux. — Par sa concavité, le genou du corps calleux embrasse la cloison transparente, contourne la partie renflée des corps striés et ferme en avant les ventricules latéraux. (Fig. 466.)
e. — Les bords latéraux sont un peu plus rapprochés en avant qu'en arrière. — Supérieureujent, ils ont pour limite la partie la plus profonde de la gouttière comprise entre le corps calleux et la circonvolution qui l'entoure. — Inférieurement, ils répondent au corps strié.
CORPS CALLEDX. 77
r. — Les angles, au nombre ck quatre, si> di.stiii);iieiil en unléricurs et poslérieurs. — Les aiilérieurs se |imlon|;eiil oliUqiiniii'rit dans l'épaisseiir des tobes frontaux, on décrivant une courbe ilont la roncavilé tournée i-ri bas, pn arrière et en dehors, embrasse la partie corresponJanle des corps striés. Leur direcliou contournée leur a fait donner le nom de cornes froH- UÙes. — Les angles postérieurs se partagent comme tes veiitriculos latéraux en deux parties ou deux cornes : une corne postérieure ou occipitale, cur-
ilfmi-
I rfn tnijone C'trbrnl — llaniIrMIf
1. nfnini <lu cnrps callniix. — 3. It>c ilu ror(K <allniix. — X r.liiiisiiiH (Iim> iiiTr» iiiilique!, — t. I^rpï crpiulré. — 5. Tulii'Kiil"'» itiiitiiilUin-'. - II. Vivx iiirrrirure du iriganu cérébral. — 7. Sonuni;! <lii lri)^nn n- iliiisiitit un i1i»i> (liliiTK iiiii w l'uiitiiiLiniil aver le* tub«rculM mamiiJnin'*. — K. B:ls<! du trittiitir i'nn>lili«'r- [Kir di-s tWitv» iliiU^ru-pMti-rlture «l tnuuTersali-^i qui furmi-iU U irn-. —^i. Ilniirri^li'l ilu i'rir|ii> r'.illi'iix. — III, r.uu|ir dei pilifn poalérieurs du tritt<iniv — ■■■ Facn iiiiïTiciin- du riir|>!i calli-ux. — li. Sa
cor* uilrrinirc ini Trunlnk'. — l:î. Sa aime. iiii>} ic mi n|ilii-iiuï'l»lr<. ^ 1 1. Cnicbi-I
if l'hip|)ocainpc M canliiiiimil mrr l'i'ilii^niitiS rdiflOi- <hi (•■riuiiinlc rl<! l'nlti- canH;, — lî. Corne poslcrif^re un ocripilalo ilii Knrp» cnlleux. — IH. Omsie. ili! I'i'r|[ut de Hnriind;
■■ira-milriciilairi.' du ci>r|»< striii. '«18. CdiiiiM dit lu riiiu-lii' 0|itii|iiP, ÎTiirli'ii lin eelln dn tHè oppoK, ri un \n;n rrnvnrsve <tii ilflinrs pour LiiKiiT tuir tii fiii'ii îiiri-rwun! du cMpicilIcui tl du lri(çiiii*. — Ift, m. Baudi-lctln ilnmî-circulain'. -'SI. ExtrfiiiîM tnfrriturc de celle handeii^ili-. — 91 , l'^orps i^'iioiiillé rxliriic.- et baiidcli'lln des ncrfa opiiva. - H. Serf oifaclif. — ti. Ciingliun de ce u-ri-
78 NÉVROLOGIE.
viligne, qui recouvre Torgot de Morand^ et uae corne inrérieure ou sphénoïdale qui recouvre le grand hippocampe ou corne d'Ammon.
Le corps calleux est composé de tubes nerveux, horizontalement dirigés, qui s'étendent de Tun à Taulre hémisphère et qui ont pour destination de les unir : il constitue la grande commissure du cerveau ou commissure interhémisphérique. Sur sa face inférieure, on observe des noyaux et de très-petites cellules disséminés au milieu des tubes nerveux.
B. Cloison transparente.
Préparation. — La cloison transparente se voit très-bien sur une coupe médiane du cerveau. Mais cette coupe a pour inconvénient de mutiler l'encéphale. Si l'on lient à tirer de cet organe le meilleur parti possible, la préparation suivante sera préférable :
1° Après avoir abattu les deux hémisphères par une section horizontale, traversez le corps calleux dans son épaisseur, d'arrière en avant et sur la ligne médiane, à l'aide d'un lil de fer ou de laiton de 15 à 18 centimètres de longueur, de telle sorte que ce (il, pénétrant à 2 centimètres au devant du bourrelet de ce corps, sorte à 2 centimètres en arrière de sa partie refléchie, en restant dans son trajet à une distance de 3 millimètres environ au-dessous de sa surface.
2° Incisez ensuite le corps calleux sur toute sa longueur, à droite et ù gaucho, innnédiatement en dehors des tractus longitudinaux, et parallèlement à ces traclus.
3° Avec deux scalpels, ou tiges solides quelconfjues, placés transversalement, l'un en avant, l'autre en arrière du centre ovale de Vieussens, soulevez légèrement les deux extrémités de votre lil de laiton de manière à ramener la cloison transparente dans sa direction verticale et à lui restituer ainsi sa forme naturelle.
La cloison transparente^ septum hicidum, septum 7nédian de Chaussier, est une lamp triangulaire, à bords curvilignes, situé sur la ligne médiane, entre le corps calleux et le trigone cérébral qu'elle réunit, entre les ventricules latéraux qu'elle sépare. (Fig. 400 et 473.)
Ses faceSy lisses, humides, verticales et d'un aspect grisâtre, sont tapissées par la membrane des ventricules latéraux.
Son bord supérieur, plus long (;t convexe, s'unit à la face inférieure du corps calleux.
Son bord inférieur , très-cour( et convexe aussi, répond à la partie réfléchie du même corps.
Son bord postérieur, concave, se continue avec le trigone cérébral. — De l'union de ce bord avec le supérieur, résulte un angle très-aigu qui s'insinue entre le trigone et le corps calleux pour se prolonger en arrière jusqu'au point de fusion de ces deux parties, c'est-à-dire justpi'à l'union de leur tiers postérieur avec hMirs deux tiers antérieurs.
La cloison transparente est fonnée de deux lames parallèles, (jne sépare un espace triangulaire de 2 millimèlics de largeur dans lecpiel on trouve une très-minime quantité de Tupiide sértMix. Cet es|>ace a été désigné sous les noms de premier reutricule par NVenzel, de cinquième ventricule par
CLOISON TBANSPABENTE. 79
Guvifr, Je xitiiM du seplum médian par Chaiisîiior : il rst plus j^énêmlr ment (oniiu aujourd'hui sous k dénominalion de veittriruie de la rloison. Son élendoe anléro-poslérieure est de 4 centimètrcR, et sa plus grarrde hauteur ib! là à U millimètres. (Fi^. idb.}
Ce Tentricule communiqiie-l-il avec les autres ravilés veiitriculaires ■? fteussens et Wioalow ont admis que Ip liquide qu'il contient peut s'écouler dans le Tealricule moyen par un oririrc ellipsolile très-étroit, silué à l'anode réunion des liords inférieur et postérieur de hi-toison. Tiedmann pl quelques anatomistes modernes partaj^ent celte opinion, qui a été combattue par Santorini, par Sabatier et par Virq d'Azvr. Ayant vainement dierché cet orifice, Je me trouve conduil aussi à en nier l'enistence.
Les lames qui rirconscriveni le ventrinile de la cloison sont composées chacune de quatre couches très-minces ; une interne, séreuse, formée par
!■ Vmiriculu de la cliiison, dont l:i rnnili j supéricuri! a l''ll'!^.|lll■v<'■<^, ni iloiit Ion paruis Il iiptêes â ilruilc et à mautiu:. — i. Exb^iiilù «iiti'Tivuru ili'< deux laïun (|ui liMatcf ventricule. — 11. Surbci' lrÎHiii;uliiirp du nivenu de )ai|ui^llr le triviuiw ri^rtlirnl cMliniK iitec li>rnr|>4 rallcux. — 4. H.!»- ilu Iriinme ciWI)nd m^ rnufiindnnl eu irrièri-
fc It bowrelel ilii corii* taliBin. — !i. Ses |i»rtii's lalrrjlr>, li-t-ii-s el iini«s. - 11. .Ses li>T IKBiérieur». - 7. (jirne d'Animuii. — H. KrguI ,\.: !tli>raricl. - 11. f^yM diitilide. II). Mfius fliorwides. — II, i.aïuc curiiOi'. — \i. (lurjn nliir.
80 NÉVUOLOGIE.
la ineinbrane qui tapisse le ventricule de la cloison ; une externe, séreuse aussi, formée par la membrane qui revêt les vciUricules latéraux; et deux ' moyennes qui se distinguent également en interne ou médullaire et externe ou grise.
La couche médullaire tire manifestement son origine du trigone cérébral, dont elle doit être considérée comme une dépendance. La couche grise est un prolongement de la masse cendrée que nous verrons tapisser les parois du ventricule moyen.
En se Réunissant en haut au corps calleux, en bas au trigone, les deux lames constituées par la juxtaposition de ces diverses couches restent parallèles et forment avec les parties précédentes un double sillon médian d'une largeur de 2 millimètres, à travers lequel il est facile de pénétrer dans le ventricule de la cloison sans ouvrir les ventricules latéraux.