‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 50 sur 223 · C. BémékiÈppetÊÊmmi de la vésicvie cBeé^ball«|ae antérlearc · texte numérisé non relu

C. BémékiÈppetÊÊmmi de la vésicvie cBeé^ball«|ae antérlearc

La première vésicule encéphalique, ou vésicule antérieure, est celle qui sedéyeloppe le plus rapidement, qui atteint les plus grandes dimensions, ft qui subit les transformations les plus compliquées.

Sa partie antérieure et supérieure se renfle d'abord considérablement. Sur cette partie renflée on voit naître presque aussitôt deux saillies plus petites, l'une droite et l'autre gauche, creusées chacune d'une cavité qui communique avec la vésicule mère, et séparées de celle-ci en arrière par une dépression transversale. — La première vésicule encéphalique se compose alors de trois vésicules secondaires : une médiane, inférieure et postérieure, qui représente le ventricule moyen ; deux latérales, supérieures et antérieures, qui vont prendre un énorme développement et qui formeront les ventricules latéraux et leurs dépendances, c'est-à-dire la presque lolalilé du cerveau. — Les orifices par lesquels les vésicules latérales communiquent avec la vésicule médiane représentent les trous de Monro, trèsJargement ouverts à cette époque.

a. Vésicule médiane.

La vésicule médiane, qui, dans la première période de son développement, surpasse beaucoup les vésicules latérales, ne tarde pas à devenir bien inférieure à ces dernières. Deux causes concourent à ce résultat : d'une part, la capacité de celles-ci s'accroît rapidement ; de l'autre, les parties latérales et inférieures de la vésicule médiane augmentent d'épais-

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seur aux dépens de sa cavité. De ce double épaississenienl naissent les couches optiques qui t'ont saillie à Tintérieur du ventricule moyen, en se rapprochant de plus en plus. Ainsi réduite, la cavité du ventricule revêt la forme d'une gouttière qui se dirige en avant et en bas, et qui se termine par rinfundibulum au-dessus du corps pituitaire. — Pendant que la partie intérieure de la vésicule médiane s'épaissit de bas en haut pour constituer les couches optiques, sa partie supérieure s'amincit au contraire et se transforme en une simple membrane qui fait partie de la pie-mère et qui constitue la toile choroidienne.

Les couches optiques sont déjà très-manifestes à deux mois. — Vers la fin du troisième, on voit naître la commissure postérieure. — A quatre mois, les pédoncules supérieurs de la glande pinéale recouvrent le bord libre de leur face interne. — Dans les mois qui suivent, les couches optiques se complètent. C*est seulement vers la fin de la grossesse que se forme la commissure grise.

b. Vésicules latérales.

Les vésicules latérales qu'on pourrait aussi appeler cérébrales, puisqu'elles renferment le germe de presque toutes les parties qui entrent dans la composition du cerveau, ont à peine paru qu'elles se renflent considérablement. Cette ampliation cependant n'est pas égale pour leur partie inférieure et pour la supérieure. — La partie inférieure s'épaissit de bas en haut pour former le corps strié. — La partie supérieure reste mince, mais s'accroît beaucoup en surface pour constituer les hémisphères. Elle s'allonge surtout d'avant en arrière.

Les vésicules cérébrales s'allongeant, le sillon qui les sépare, ou la scissure interhémisphérique, s'allonge aussi, et en môme temps il devient plus profond. Par suite de cet allongement, les deux vésicules débordent en avant les corps striés ; en arrière, elles recouvrent ceux-ci, puis le ventricule moyen et les couches optiques. Leur extrémité antérieure est le premier vestige de la corne frontale des ventricules latéraux. La postérieure est le rudiment de la corne sphénoïdale.

Ces mêmes vésicules, continuant de se développer et de se prolonger en arrière, s'avancent progressivement des couches optiques sur les tubercules quadrijumeaux, et de ceux-ci sur le cervelet. Aux lobes frontal çl sphénoldal s'ajoute ainsi le lobe occipital ; aux cornes antérieure - et moyenne des ventricules latéraux s'ajoute la corne postérieure. La paroi supérieure de ces ventricules, ouïe corps calleux, s'allonge comme ceux-ci d*avant en arrière.

Toile est révolution générale dos hémisphères. Toutes leurs parties constituantes se trouventalors ébauchées. Parmi celles-ci, reprenons les plus importantes ot voyons comment elles poursuivent leur développement.

DÉVELOPPEMENT DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL. "Hib

Les corps striés se montrent vers la fin du second mois sous l'aspect de deux petites saillies situées sur le prolongement des pédoncules cérébraux^ ta devant et en dehors des couches optiques. A trois mois, ils sont en partie recouverts par les hémisphères alors membraniformes. Leur face sapérieure est lisse et convexe ; un sillon les sépare de la couche optique. OÛis les mois suivants, il s'enroulent autour des pédoncules cérébraux et s'accroissent en raison directe de ceux-ci.

Les hémisphères apparaissent à la fin du second mois. Ils sont d'abord membraneux, extrêmement minces, recourbés d'avant en arrière et de dehors en dedans, et si petits, que toutes les parties situées à la base de l'encéphale restent complètement à découvert. Dans la première semaine du troisième mois, les membranes hémisphériques recouvrent les corps striés. Vers la fin du même mois, elles sont déjà beaucoup plus considérables et s'avancent sur les couches optiques. — A quatre mois, les hémisphères se prolongent sur les tubercules quadrijumeaux antérieurs. Leur race supérieure ou convexe est encore lisse ; elle offre çà et là quelques légères dépressions. Leur partie inférieure se creuse d'un petit sillon transversal : c'est la scissure de Sylvius qui les divise en un gros lobe antérieur et une petite masse représentant le vestige des lobes moyen et postérieur. — A cinq mois, ils s'étendent sur les tubercules quadrijumeaux postérieurs. — A six mois, ils recouvrent une grande partie de la face supérieure du cervelet. Leur face externe est encore lisse; mais Tinterne présente des sillons sinueux, première trace des anfractuosités et des circonvolutions. Les lobes moyen et postérieur sont formés. — A sept mois, les hémisphères cérébraux se prolongent au delà du cervelet. Leurs trois faces se recouvrent de circonvolutions rudimentaires, plus accusées sur les lobes antérieur et moyen que sur le postérieur.

En résumé, les hémisphères cérébraux procèdent d'avant en arrière; ils s'avancent d'autant plus dans ce dernier sens que le cerveau est plus développé : c'est chez l'homme qu'ils arrivent sous ce point de vue à leurs dernières limites. A mesure qu'on ' descend l'échelle des vertébrés, ils s'éloignent de moins en moins de leur point de départ, en sorte qu'une partie du cervelet, puis la totalité de celui-ci, puis les tubercules quadrijumeaux ou bijumeaux chez eux, restent à découvert. Le cerveau, dans son développement, passe ainsi par des états transitoires très-comparables aux états permanents qu'il nous présente dans la série des vertébrés.

Le corps calleux ne commence à se développer que vers la fin du troisième mois. Son aspect est d'abord celui d'une simple languette, transversale et verticale, qui unit en avant les deux membranes hémisphériques, et qui laisse entièrement à découvert le ventricule moyen, et les couches optiques, alors visibles par la face supérieure de l'encéphale. A quatre et même cinq mois, il conserve encore sa direction verticale,

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en sorlc que les parties précédentes restent toujours accessibles à la vue. A six mois, les hémisphères s'étendant déjà beaucoup en arrière, il se renverse dans le même sens, devient horizontal et s'avance jusqu'aux couches optiques. A sept mois, il recouvre entièrement ces deux saillies, ainsi que le ventricule moyen.

Le corps calleux fait défaut chez les poissons, les reptiles et les oiseaux, comme chez Thomme pendant la vie embryonnaire. — Les rongeurs en présentent un simple rudiment qui rappelle celui d'un fœtus de six mois. — Il est plus long chez les carnassiers, les ruminants et les solipèdes, dont les hémisphères sont aussi plus volumineux. — Dans l'espèce humaine, il peut être frappé d'un arrêt de développement. Reil a constaté son absence chez une femme de cinquante ans, bien portante, mais idiote.

Les éminences mamillaires existent vers la fin du troisième mois et forment d'abord un seul tubercule très-volumineux. Au commencement du septième, un sillon médian se montre, se creuse peu à peu, et partage ce gros tubercule en deux éminences hémisphériques.

La voûte et la cloison transparente ne se manifestent que vers la fin du troisième mois. A cette époque, on voit partir de la masse encore commune aux éminences mamillaires deux bandelettes très-déliées qui représentent les piliers antérieurs ; elles se dirigent en haut, passent derrière le corps calleux, alors très-petit et vertical, puis se recourbent et chemi* nent d'avant en arrière en restant indépendantes. A quatre mois, les deux bandelettes s'unissent par leur bord interne sur un seul point, se séparent ensuite en affectant une direction divergente, et contournent les couches optiques pour s'enfoncer dans les lobes sphénoldaux, sous le nom de piliers postérieurs. A cinq mois, les deux moitiés de la voûte sont complètement unies et envoient au corps calleux deux minces lamelles qui forment la cloison transparente. Entre ces lamelles existe un inter* valle, le ventricule de la cloison, qui alors communique avec le ventricule moyen par un espace triangulaire que limitent en haut les piliers antérieurs, et en bas la commissure antérieure. A six mois, la voûte recouvre le troisième ventricule. A sept mois, on observe les fibres transversales qui unissent les piliers postérieurs en manière de commissures.

Les ventricules latéraux, dans le fœtus de deux mois, ne s'étendent pas au delà des corps striés. A trois mois, ils sont déjà assez développées pour recouvrir tout le ventricule moyen et les couches optiques. — Il existe à cette époque un vestige de corne frontale. Celle-ci se prolonge dans le nerf olfactif, qui est alors très-volumineux, très-court, et qui constitue un simple appendice creux des hémisphères. — En arrière, les ventricules latéraux s'enfoncent dans le rudiment du lobe moyen, et forment ainsi le rudiment de la corne sphénoidalc.

A quatre et surtout à cinq mois, les ventricules ont acquis de grandes

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