‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 3)Chapitre 75 sur 223 · NÉVROLOGIE · texte numérisé non relu

NÉVROLOGIE

traversent le ptérygoidieii externe, et se réunissent bientôt en un seul tronc. Dégagé du muscle, celni-ci se dirige en avant et en bas, entre la tubérosité de Tos maxillaire supérieur et le bord antérieur de TapophyM* coronoïde, et arrive au devant du masséter sur le nniscle buccinateur, où il s'épanouit en plusieurs rameaux. (Fig. 547.)

Dans ce trajet, le nerf buccal donne successivement : 1* deux ou trois filets très-grêles au muscle ptérygoïdien externe ; 2" le nerf temporal profond antérieur; 3° des branches terminales.

Le nerf temporal profond antérieur se détache du nerf buccal à sa sortie du muscle ptérygoïdien externe et pénètre aussitôt dans la partie la plus épaisse du muscle temporal, auquel il fournit de nombreux filets. Parvenu au-dessus de la crête qui sépare la fosse zygomatique de la fosse temporale, il rencontre le filet temporal du rameau orbitaire du maxillaire supérieur, auquel il s'unit ordinairement. — Le petit tronc formé par Tadossementde ces deux filets, continuant leur trajet primitif^ vient traverser l'aponévrose temporale un peu au-dessous et en arrière de l'apophyse orbitaire externe. Là il se partage en un pinceau de filaments qui vont pour la plupart se terminer à la peau de la tempe; deux ou trois de ces filaments s'anastomosent avec les filets que le nerf facial envoie au muscle frontal ; aucun d'eux ne s'anastomose avec les filets du nerf temporal superficiel. II n*est pas rare de voir ce petit tronc se diviser avant de perforer l'aponévrose temporale : l'une de ses divisions traverse alors l'aponévrose dans le point accoutumé; l'autre chemine entre les deux feuillets dont celle-ci se compose, et devient sous-cutanée un peu au-dessus de l'arcade zygomatique.

Les branches terminales du nerf buccal se distinguent par leur situation et destination :

Kn branches superficielles y qui traversent une couche adipeuse trèsépaisse pour se distribuer à la peau de la joue.

En branches profondes, qui cheminent entre les faisceaux du buccinateur pour se répandre dans la muqueuse buccale.

Et en branches anastomotiques fort remarquables, qui unissent le nerf buccal au nerf facial.

Aucune de ses divisions ne s'arrête dans le muscle buccinateur; des faits physiologiques aussi nombreux que précis ont rigoureusement établi que ce muscle est soumis à l'influence exclusive du nerf facial.

D. Merr du mufiele ptprysoTdien interne. — Cc rameau est à la fois le

plus petit et le plus court de tous ceux qui naissent du maxillaire inférieur. Il part de son côté antéro-interne, au niveau du ganglion otique, qu'il semble traverser, et se porte obliquement en bas et en dehors, entre le péristaphylin externe et le ptérygoïdien interne, dans lequel il pénètre un peu au-dessous de sa partie moyenne. (Fig. 519, 13). Au niveau de son origine, il fournirait, selon Meckel et Longet, un

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très-petit filet au muscle péristaphyliii externe. Selon Lauth, il donnerait un ramuscnsle semblable au plérygoïdien externe.

E. %^M leM»«ral Mii^rtlek»! «n aarleal«-leiiip«rAl. — Ce nerf est reinar-

ijuablcpar son volume, par la ilisposllion plexifonne qu'il présente à son origine, par retendue de son trajet et le nombre très-considerable de ses ramifications. — Il naît par deux racines qui se réunissent derrière le col du cond vie de la mâchoire, en formant une sorte de boutonnière dans laquelle passe l'artère méningée moyenne; contourne ensuite le col du condyle; puis, changeant alors de direction, se porte verticalement en haut entre le pavillon de Toreille et la base de Tapophyse zygomatique, et arriTe sur la tempe, où il s'épanouit en un grande nombre de filets.

Avant d'atteindre le bord parotidien de la inAchoire, le nerf temporal superficiel fournit :

1* Plusieurs ramuscules qui vont se jeter dans le plexus que l'artère maxillaire interne reçoit du grand sympathique.

"t Un filet extrêmement fin, qui vient se réunir au nerf dentaire inférieur «n son entrée dans le canal dentaire.

3* Un ou deux filets qui se dirigent horizontalement en arrière pour se distribuer à l'arlirulation temporo-inaxillaire.

Pendant qu'il contourne le col ducondyle de la mâchoire, ce nerfdoniie des rameaux plus considérables, qu'on peut distinguer :

a. En rameaux auriculaires, destinés à la peau du conduit auditif externe et de la partie antérieure du pavillon de l'oreille.

b. Eli rameaux paroHdiens, qui pénètrent et se perdent dans la moitié supérieure de la glande parotide.

r.Ei en rameaux anastomotiques, fort importants, ordinairement au nombre de deux, qui s'unissent au niveau du bord postérieur du masséter avec la branche terminale supérieure du facial.

Dans sa portion ascendante ou verticale, le nerf temporal superficiel, après avoir donné quelques ramuscules à la peau de l'hélix et de la face interne du pavillon de l'oreille, se divise en un grand nombre de rameaux divergents qui n'affectent aucun rapport déterminé avec les divisions de lartère correspondante, et qui se terminent dans la peau de la tenipe, en remontant jusqu'au niveau delà bosse pjiriétale. Aucun di' ces filets ne s'anastomose «ivec les nerfs temporaux profonds. (Kig. 017, 0.)

F. lerr iirauiire farérionr. - D'un volume ti'ès-supérieuràcelui de tous les rameaux qui précèdent, le nerf dentaire inférinnr, situé sur le prolonîïement du trojic principal, dont il peut être considéré comme la continualion, se porte «rabord presque verticalement en basentre les deux ptérygoïdiens, puis obliquement en bas, en avant et en dehors, entre la branche de la mâchoire et le ptérygoîdien interne, dont le sépare une lame fibreuse; })énètre dans le canal dentaire, qu'il parcourt dans toute son étendue;

ÎI3D NEVROLOdlK.

sort pur le trou int^nlutinier, H se pnrtagp aii-ilcssuiiit du iniiscle

un Krand noniliro dv lininrlres liriiiinales.

A une très-pplilp dislance de son origine, !p Jentaire inférieur donne an tinguulun (îlet ciinit el nsscxconsidériibtc.Quelqnerois ces nerfs s'erivoieiri réciproqnemcnt uii lilelaiiaslomoliqiie; on remarque alors que les dea| lîlels se crois);eiit à angle aigu à la manière dfs branches d'un X.

A son entrée dans le canal denlaire, il fournit une division import&nltj le ramemi mjih-hyo'iilii'tt. Ci' rameau, logé dans un canal moitié osscui; moitié fibreux, qne lui présente la face interne de la mficliaire inférieure, se porte en bas et en avant vers Te muscle mylo-hyoîdien, au-deasonf duquel il se divise en pi ii.<: leurs filets, dont les uns pénètrent ilans ce mosclt,

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tandis que les autres vont se terminer dans le ventre antérieur du digastrique. — Parmi les filets qui pénètrent dans le muscle mylo-hyoïdien, il «a est un qui ne fait que le traverser et qui va se joindre au nerf lingual. Ce filet, dont l'existence n'avait pas été mentionnée, est le premier qui se détache du tronc principal ; il traverse ordinairement le bord postérieur du muscle. Son volume quelquefois est assez considérable pour permettre do le considérer comme une branche de bifurcation.

Dans le canal dentaire, ce nerf fournit : i"" un fileta chacune des racines des grosses et des petites molaires ; 3"" des filets osseux au bord alvéolaire de la mâchoire; S"" des filets gingivaux qui traversent ce bord pour aller se ramifier dans la muqueuse correspondante ; 4*" un rameau incisif, qui continue le trajet primitif du nerf et qui se divise en trois rameaux secondaires destinés à la canine et aux deux incisives voisines. (Fig. 547.)

A la sortie du canal que lui présente la mâchoire, le dentaire inférieur prend le nom de nerfmentotinier. Ses divisions, très-multipliées et considérables, s'entrecroisent à angle droit avec celles du nerf facial, et forment ainsi une sorte de plexus connu sous la dénomination de plexm mentatinier; elles se partagent en deux plans :

l' Uo plan antérieur dont les ramifiCfitions se rendent <^ la peau du menton, de la lèvre et de la partie inférieure de la joue.

2* Un plan postérieur à rameaux divergents qui se termine en partie dans la couche glanduleuse, en partie dans la muqueuse labiale.

G. iiwriiiMnuii •« p«m kyposioMM». —Le nerf lingual, en général un peu plus volumineux que le dentaire inférieur, au devant et en dedans duquel il est placé, décrit comme lui une courbe demi-circulaire dont la concavité regarde en haut et en avant. Il est d'abord placé entre lo muscle plérygoïdien externe et le pharynx, plus bas entre les deux ptérygoïdiens, puis entre le ptérygoïdien interne et la branche de la mâchoire. Changeant alors de direction pour devenir horizontal, de vertical ou légèrement oblique qu'il était, il se place au-dessous de la muqueuse qui tapisse le plancher de la bouche, au-dessus de la glande sous-maxillaire et du muscle mylo-hyoïdien, en dehors du muscle hyo-glosse et du canal de Wharton, qu'il croise à angle aigu pour gagner l'interstice des muscles lingual et génio-glosse, puis se dirige vers la pointe de la langue, en se divisant en

glosso-pliann^çien. — Ifi. Ganglion d*Ander»ch.— 17. Filols qno <lonno le glosso-pharyn- {nenaux muscles stylo-glossc et stylo-pharyngica. — 18. Ce niéinc nerf passant entre les deax muscles précédents et se réfléchissant de bas en haut pour remonter sur la base de la langue. — 19, 11). Tronc du pneumogastrique. — 20. Son ganglion supérieur ou jugulaire. — 21: Son ganglion inférieur ou plexiforme. — 22, 22. Nerf laryngé supérieur. — â3. Nerf spinal, duquel se détache, à sa sortie du trou déchiré postérieur, une branche importante qui s'unit au ganglion plexiforme du pneumogastrique. — 24. Nerf grand hypoglosse.—25. Sa branche descendante. — 20. Rameau qu'il fournit au muscle thyro-hyoïdien.— 27 Ses divisions terminales. — 28. Ramuscule du môme tronc nerveux se divisant en deux filets, dont l'un pénètre dans le génio-glosse et Tautre dans le génio-hyoïdien.

rî38 NÊVUOLOGIK.

lin grand nombre de ramuscules qui pénètrent de bas en haut dansIVpaissenr de cet organe.

Immédiatement au-dessous de son origine, le nerf lingual reçoit le filet que lui envoie le dentaire inférieur.

Au niveau du bord postérieur du muscle ptérygoldien interne, il reçoit la corde du tympan, branche importante du facial qui s*unit à lui sous un angle aigu ouvert en baut, et qui a été considérée comme lui étant simplement accolée, au moins en grande partie. Après avoir soumis le lingual à l'influence de réactifs énergiques, j'ai pu reconnaître que la corde du tympan, une fois accolée à ce nerf, en reçoit et lui fournit un grand nombre de filets qui les unissent de la manière la plus intime ; à une petite distance de leur réunion, les filets réciproquement échangés sont déjà si multipliés, qu'il devient impossible de faire la part de ceux qui appartiennent à l'un et à l'autre. (Fig. 5-19,5.)

Devenu sous-muqueux, le lingual fournil par son bord supérieur ou concave des ramifications assez nombreuses, mais très-grèles; elles vont se distribuer: 1° à l<'\ muqueuse qui tapisse le plancher de la bouche et aux gencives; 2" à celle qui revêt la face inférieure et les bords *de la langue. Le filet que le rameau mylo-hyoïdien donne au lingual s'unit à ce nerf, au niveau de la partie moyenne du muscle hyo-glosse.

De son bord inférieur ou convexe on voit se détacher successivement : des rameaux destinés à la glande sons-m<ixillaire; des filets par lesquels il s'anastomose avec le grand hypoglosse; et d'autres, plus déliés et plus nombreux, qui vont se ramifier dans la glande sublinguale.

a. Les rameaux destinés à la glande sotis-ma^jcillnire naissent du lingual, au niveau du bord postérieur du mylo-hyoïdien. Ils ne pénètrent pas immédiatement dans la glande, mais se rendent à un petit renflement connu depuis J. F. Meckel sous le nom de ganglion sous-maxillaire. I^ur nombre est de trois ou quatre. — Les antérieurs, selon Longet et la plupart des anatomistes modernes, naisseut du lingual et forment la racine sensilive du ganglion. Le postérieur est constitué par un filet de la corde du tympan; û représente sa rticine motrice. — A ce même ganglion aboutit en outre, en arrière, un filet émané du plexus que le grand sympathique fournil à l'artère faciale.

Telles sont les branches afférentes du ganglion sous-maxillaire. Ses branches efl*ére:iles se distinguent :

Fin supérieures ou ascendantes^ qui vont se réunir au lingual en formant avec les racines motrice et sensitives une espèce d'anse à laquelle le ganglion est comme suspendu;

En moyennes^ au nombre de deux ou trois, qui se répandent dans les parois du conduit de Wharton;

Et inférieures, plus nombreuses el moins déliées', qui se ramifient dans l'épaisseur de la glande sous-maxillaire.

NERFS TRIJUMEAUX. ^^9

O ganglion présente ordinairement, ainsi que Ta fait remarquer Meckel, unerouleur rougeâlre, une forme ovoïde et des dimensions qui le font facilement reconnaître. Mais chez certains individus son volume est si minime et son contour si peu accusé, qu'il n^offre aucune forme déterminée.

b. Les filets anastomotiques s'étendent du bord inférieur du lingual an bor3 supérieur de l'hypoglosse. Il en existe en général deux, quelquefois trois. Ces filets décrivent sur la face externe de Thyo-glosse des arcades à concavité postérieure.

c. Les rameaux destinés à la glande sublinguale se rendraient aussi, selon Blandin, à un petit renflement qu'il a décrit sous le nom de ganglion mUingual, Si ce renflement existe, il faut reconnaître qu'il fait le plus habituellement défaut. A sa place je n'ai trouvé qu'un petit plexus dont les divisions se répandent dans la glande.

d. Les branches terminales du nerf lingual se distribuent à la glande de Nûhn, à la muqueuse qui revêt la face inférieure de la langue, à celle qui refét sa pointe et ses bords, et enfin aux deux tiers antérieurs de celle (|ui recouvre sa face dorsale. — Ces dernières, au nombre de douze ou (juin/e, traversent toute l'épaisseur de la langue. Arrivées sons la muqueuse dorsale, elles se divisent en cinq ou six filaments courts et déliés (|ui vont eu rayonnant se perdre dans ses papilles.

Ganglion otique.

\j^ ganglion oHqtie, découvert par Arnold en 182(), est un |)etit corps rougeâtre, en général ovoïde, situé sur le côté interne du nerf maxillaire inférieur, immédiatement au-tlessous du trou ovale. Sa face externe répond an point de réunion de la branche motrice avec la branche sensilive de ce nerf, et sa face interne au muscle périslaphylin externe, (jui le sépare de la portion cartilagineuse de la trompe d'Eustache.

Ce {ganglion est uni au maxillaire inférieur par un petit groupe de libres qui semble provenir surtout de la branche motrice» «le ce nerf, el qui a été compare par Arnold à la racine courte du gangliini oj)lithalrniqne. Indépendamment de ces fibres, le ganglion otiquî' reçoit encore :

1" Une branche motrice que lui envoie le facial;

t* Une branche sensitive, qui lui vient du glosso-pharyiigien par l'inlermniiaire du rameau de Jacobson ;

li" \liïQ branche végétative, qui émane du grand sympalhiijue. •

Li branche motrice a été signalée par Longet, (jui l'a décrite avec beaucoup d'exactitude sous le nom de petit pHrmJC snperficieL Ainsi que le grand nerf pétreux, ce filet se détache du premier coude du facial; sort de l'aqueduc de Fallope par un orifice particulier; se place dans une pejite gouttière que lui présente la face antérieure du rocher; se dirige en bas et en dedans parallèleiuent au grand nerf pétreux, au-dessous duquel il

est situé, puis s'engage dans un pertuis qu'on voit entre les trous ovale el sphéno-épinouxy et se jette presque aussitôt dans la partie supérieure du ganglion.

La brandie sensitive, comparée par Arnold à la longue racine du gan* ^lion ophthalmique, est située au-dessous de la précédente. Pour la distinguer de celle-ci, et d'un autre fdet qui se porte dû rameau de Jacobson aa grand nerf pétreux, je l'appellerai petit pétreux profond externe. Celte branche sort de la caisse du tympan par un pertuis qui lui est propre, et rencontre alors le petit pétreux superficiel, auquel elle s'accole pour aller se jeter avec lui dans le ganglion otique.

Le filet émané du grand sympathique^ ou la branche végétative^ se détache d'un petit plexus qui entoure l'artère sphéno-épineuse, et qni provienl, comme celui qu'on trouve sur chacune des branches de la carotide externe, d'un plexus plus considérable, le plexm intercarotidieny formé lui-même par des rameaux venus en partie du glosso-pharyngien, en parlie du ganglion cervical supérieur.

Du ganglion otique partent deux ordres de rameaux : des rameaux nuh teurs el des rameaux sensitifs.

Les rameaux moteurs se divisent : en antérieur^ qui se porte en bas et en îivant vers la pari ie supérieure du muscle péristaphylin externe, dans lequel il se termine; et postérieur y qui se dirige en haut et en arrière vers le muscle interne du marteau, auquel il est destiné.

Les rameaux sensitifs, an nombre de deux ou trois, s'appliquent d'abord au nerf temporal superficiel, dont ils ne tardent pas à se séparer pour pénétrer dans la caisse du tympan; ils se distribuent à la muqueuse tympan i que.

Vue générale du nerf maxillaire inférieur.

{4C maxillaire inférieur naît par deux racines, l'une sensitrve, l'autre motrice, dont les fdels se mélangent à leur sortie du crâne.

Du tronc constitué par cette union partent sept branches, et de celles-ci six ordres de ramifications :

i^ Des ramifications musculaires, qui se distribuent au temporal, au masséter, aux deux ptérygoïdiens, au mylo-hyoïdien et au ventre antérieurdu digastrique. Toutes ces ramifications- dépendent de la petite racine du. trijumeau : réunies, elles forment le nerï masticateur.

i"" Des ramifications cutanées, qui donnent la sensibilité à la peau de Im^ tempe, de la joue, du menton, de la lèvre inférieure, du conduit auditif externe et du bord antérieur du pavillon de l'oreille.

3*^ Des ramifications glandulaires, qui président à la nutrition et à la crétion des glandes salivaires.

4" Des ramifications dentaires qui donnent, chemin faisant, quelque: filets au tissu alvéolaire.

NElirS TRIJUUBAUX. 3.^1

^ Dps ramifications muqueuses destinées aux gencives, » la [an{:ue, nax joues, à la lèvre inférieure et au plancher île la Inuche.

6' Enfin des ramincations anastomoiiqnes qui unissent le maxillaire inrérieuriu grand hypoglosse, mais qui l'unissent surtout d'une manière tnlime m facial, avec lequel il communique : au niveau <le la tempe, par le ninuu temporal profond antérieur', au niveau de la joue, par le rameau buccal; au niveau du menton, par les rameaux nientonniers; au niveau du plérjgoldien interne, par le rameau lingual et la ronlo du tympan ; au niveau du bord parotidieii de la mâchoire, par le rameau du temporal superficiel. Ces anastomoses ont pour eiïet (le communiquer au facial, nerfessenliellfment moteur, une sensibilité d'autant plus prononcée que l'on se rapproche davantage de sa terminaison.

Parailéle des trot» branches <lu gamjlion df Glisser.

Après avoir considéré tsolémcnl chacune de ces liranchcs, il n'est pas sans

inIJrét de les comparer entre elles. Remarquons d'abord qu'elles diiïérent :

!• Par Inir rolume, qui s'accroil de la branche supérieure à la branche

Fi». ."49. — Ganglion oligue (lYniirbu L. Ilirx-hn-lil). I. PMi(c racine, oii rarinn motricn <|p In rinquièma paire, accoler i la Taco poslériciire it poglion de Casser et tra%rr>ant plus bas le Irou uvalo pour se conranilre avec In nerf siMilliirB inréricur. — i. Nerf dentaire inrérieur. — 3. Kumcau mylo-hyoïdinn.— i. Nerf linjiuj. —5. Corde du tjinpan. — fi. Serf (ar.\a\ — 7. Nerf Irnipool nuperildei ouaiirituio-lemparal, embrassant eiitri: ses deux racines l'artère méningée inuyenne. — H. Gan- (lûm aliquc. — 'i. Sert petit pélreux suporllcii'l. — 10. NerT du muscle interne du marloii. — It. Anaalomase du ylanglian otiquc avec le nerf auri cul o-temponU. — i% Racine iimpilliïque dn K^ntilion otii|iir>. — 1.1. Sert ilii pléry^ïdien interne. — 14. Nerf du ptriiiiphylio externe.

:^:V2 NÉvuoLOGiE.

2'* Par leur direction : la branche supérieure se porte obliquement en haut, la branche moyenne horizontalement en avant, la branche inférieure directement en bas.

3** Par leur mode de division : les rameaux de la première s'écartent en rayonnant; ceux de la seconde se détachent d'une manière successive comme des rameaux alternes de leur tige commune; ceux de la troisième divergent dans toutes les directions en formant une sorte de bouquet.

Mais à ces différences d'une importance très-secondaire on peut opposer des analogies nombreuses :

Ces trois nerfs présentent à leur point de départ une couleur grisi^tre et une disposition plexiforme.

A chacun d'eux se trouve annexé, près de leur origine, un petit ganglion naissant par trois racines, et fournissant deux ordres de filets, des filets sensitifs et des filets moteurs.

Tous affectent dans leur trajet des rapports plus ou moins étendus avec les os, d'où il suit que lorsque ceux-ci se trouvant brisés, ou altérés les rameaux qui les traversent sont exposés à subir les conséquences de ces altérations : de là en effet, pour quehiues-uns, des affections aiguës ou chroniques; de là surtout une cause fréquente des névralgies de la face.

Tous enfin présentent des filets cutanés, des filets muqueux, des filets glandulaires, des filets périosliques, et enfin des filets musculaires.

Les filets cutanés de la cinquième paire sont extrêmementmultipliés.Par la pensée conduisez de l'oreille droite à l'oreille gauche un plan vertical qui divise la tète en deux moitiés : les téguments de la moitié antérieure représenteront la vaste surface que ces filets recouvrent de leurs dernières ramifications. — Sur toutes les parties du système cutané qui répondent à l'appareil sensorial ils arrivent non-seulement en plus grand nombre, mais de troncs différents : ainsi la paupière supérieure reçoit ses nerfs de la branche ophthalmique, et la paupière inférieure de la branche maxillaire supérieure ; la lèvre supérieure emprunte les siens aux rameaux sousorbitaires, et l'inférieure aux rameaux mentonniers ; à la moitié antérieure de l'ouverture des narines se rend le filet naso-lobaire de la première branche, et à la moitié postérieure plusieurs ramifications terminales de la seconde. Les nerfs destinés au conduit auditif et au pavillon de l'oreille émanent également de deux troncs différents ; seulement ici l'un de ces troncs est étranger au trijumeau. Une sage prévoyance semble donc avoir présidé à leur répartition. Sous ce rapport, on ne saurait trop admirer, ainsi que l'a fait remarquer Longet, combien la nature a été attentive à multiplier les sources de la sensibilité générale au voisiutige des organes les plus import'uils; redoublant en (piobjuc sorte de sollicitude pour la conservation de ces organes, elle a voulu que cette sensibilité exquise, connue un gardien vigilant, veillât à leur entrée afin de mieux assurer

NEKF8 TUIJIMEAUX. Ml)

leur intégrité. Celte plus grande abondance des filets nerveux dans les téjniin^n^s qui recouvrent et protègent les organes des sens nous expli({ue pourquoi la sensibilité de la lace est beaucoup plus prononcée sur la ligne médiane, pourquoi cette sensibilité diminue vers sa partie moyenne, pourquoi ou la voit ensuite augmenter en se rapprochant de ses parties latérales ou auriculaires.

Les filets que la cinquième paire envoie aux membranes nmqueusessont beaucoup moins nombreux et moins considérables que ceux qu'elle donne à la peau. Le plan vertical qui limite en arrière le domaine cutané de la cinquième paire, limite aussi la partie du système muqueux auquel elle se distribue : on voit par conséquent qu'elle tient sous sa dépendance la muqueuse des sinus frontaux, celle des fosses nasales avec tous ses prolongements, celle des voies lacrymales, celle qui tapisse les parois de la bouche, celle qui revêt les deux tiers antérieurs de la langue, celle du voile du palais, et enfin celle de la trompe d'Kustache.

Par ses filets glandulaires le trijumeau tient sous sa dépendance la presque totalité des glandes de la tète : les lacrymales, les salivaires, les glandes de Nâhn, toules les glandules disposées par couches au-dessous des muqueuses labiale, buccale et palatine ; et aussi celles plus délicates qui sont annexées aux paupières, comme les glandes deMeiboniius, les glandes conjonctives, la caroncule lacrymale, celles bien plus multipliées encore qui dépendent du sens de Tolfaction et qui sont situées dans la pituitaire, et celles du sens de Touïe ; enfin celles de la peau de la face.

Les filets périostiques et osseux peuvent être facilement observés sur la fiice antérieure du fronUd, lorsque les os et leur enveloppe fibreuse ont tnacéré quelques jours dans une solution acide ; il suffit alors de détacher te péricràne avec les parties molles correspondantes en procédant de haut eu bas et avec une suffisante attention. Les filets osseux sont visibles sans préparation sur un maxillaire supérieur qu'on a immergé dans le liquide précédent et qu*on dépouille ensuite complètement de son périoste externe et interne. Parmi ces filets^ on en remarque surtout un ou deux qui, nés de l'arcade formée par rtinasloinose des nerfs dentaires postérieurs et aiitérieur,sc dirigent non de haut en bas vers les arctides dentaire et alvéolaire, mais de bas en haut, pour disparaître au voisinage du rebord de l'orbite, dans l'épaisseur de l'apophyse montante.

Les filets musculaires du trijumeau sont encore problématiques pour un assez grand nombre d'analomisles : j'ai longlenip^conservé des doutes sur leur existence ; aujourd'hui elle m'est démontrée. On voit très-nianifesteuient le nerf nasal donner des raiiiincations à plusieurs muscles, et particulièrement au droit supérieur. On voit très-bien aussi des filets se détacher de la cinquième paire et se joindre à des nerfs moteurs, dont ils partagent ensuite la distribution. Tantôt ces filets sont transmis de tronc à tronc, comme ceux que le nerf ophthalmique abandonne à tous les nerfs

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