III. — De* doigts
Les doigts sont des appendices articulés avec le métacarpe, et formés de pièces si mobiles les unes sur les aulres, qu'ils peuvent s'enrouler sur leur axe. Chacun d'eux possède ainsi la faculté de s'appliquer h la surface d'un corps, de le toucher et de le saisir, en s'opposant, soil au pouce, soit à la paume de la main.
On distingue ces appendices, tantôt sous les noms de pouce, index^ ou indicateur, médius, annulaire et auriculaire, et tantôt par les termes de premier, deuxième, troisième, etc., en procédant de dehors en dedans. Ils se dirigent de haut en bas, en s'effilanl, et en décrivant une légère courbe à concavité antérieure. Leur direction est un peu divergente, comme celle des métacarpiens, sur le prolongement desquels ils sont situés.
Les doigts se composent de trois phalanges, à l'exception du premier ou du pouce, qui n'en possède que deux. Les phalanges se divisent en premières ou supérieures, secondes ou moyennes, troisièmes ou inférieures. On les désigne aussi quelquefois sous les noms de phalanges, phalangines et phalangettes, en procédant de haut en bas.
DES PirALANGES. 427
A. — Heu pvemIércA phalaii||c«i.
Les premières phalanges, ou phalanges supérieures, sont au nombre de cinq. Elles présentent des caractères qui leur sont communs et des caractères propres à chacune d'elles.
a. Céaractères communs. — Leur corps est demi-cylindrique. Il décrit une légère courbure à concavité antérieure. On lui considère deux faces et deux bords. — La face postérieure, convexe, répond aux tendons des muscles extenseurs. — La face antérieure, plane, répond aux tendons des muscles fléchisseurs. — Les bords, minces et concaves, donnent attache à une gaine fibreuse qui entoure ces tendons.
L'extrémité supérieure, plus volumineuse, est creusée d'une petite cavité glénolde qui s'articule avec la tète des métacarpiens. De chaque côté, on voit un tubercule, mousse et arrondi, situé sur le prolongement des bords latéraux du corps.
L'extrémité inférieure, aplatie d'avant en arrière, revêt la configunition d'une poulie plus étendue du côté de la flexion que du côté de l'extension. A droite et à gauche, on remarque une saillie ou condyle; et en dehors de chaque condyle, une dépression circulaire qui donne attiiche aux ligaments latéraux des articulations phalangiennes.
b. Caractères différentiels, — Les premières phalanges difl*èrent par leur longueur. Celle du médius est la plus longue; viennent ensuite celles de l'annulaire et de l'index qui sont à peu près égales, puis celles de l'auriculaire et du pouce. Mais c'est surtout parleur extrémité supérieure qu'elles se distinguent les unes des autres.
L'extrémité supérieure de la première phalange du pouce est caractérisée par le volume de son tubercule externe en général, beaucoup plus considérable que celui de l'interne. Son corps est dépourvu d'empreintes tendineuses.
L'extrémité supérieure de la première phalange de l'index se reconnaît au volume de son tubercule externe et à la situation de ce tubercule qui est en arrière du bord correspondant de la diaphyse.
L'extrémité supérieure de la première phalange du médius est plus saillante aussi en dehors qu'en dedans. Mais le tubercule externe semble comme divisé en deux tubercules secondaires, l'un postérieur, et l'autre antérieur plus considérable.
L'extrémité supérieure de la première phalange de l'annulaire a pour attribut distinctif deux tubercules de même forme et d'égal volume.
L'extrémité supérieure de la première phalange de l'auriculaire présente un tubercule interne plus gros que l'externe.
Les secondes phalanges^ phalanges moyennes ou phalangines sont au nombre de quatre seulement, le pouce en étant privé. Plus petites que les précédentes, elles présentent le même mode de configuration.
Leur corps est aussi demi-cylindrique. La face dorsale, convexe, est recouverte par la partie terminale des tendons extenseurs. — La face palmaire, plane, est recouverte par les tendons du muscle fléchissear profond. — Les bords présentent une empreinte rugueuse qui donne attache aux tendons du muscle fléchisseur superficiel.
Leur extrémité supérieure présente deux cavités glénoldes séparées par une crête mousse antéro-postérieure ; ces cavités s'articulent avec lei^ condyles de la phalange supérieure. De chaque côté de la surface articulaire, on observe un tubercule, arrondi. En avant, cette surface est limitée par un bord rectiligne et transversal. En arrière, elle se termine par un tubercule pyramidal et triangulaire auquel s'attache le faisceau moyen des tendons extenseurs.
Leur extrémité inférieure rappelle le mode de conformation des phalanges supérieures.