‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 4)Chapitre 144 sur 219 · ARTICULATIONS DES CORPS DES VERTÈBRES · texte numérisé non relu

ARTICULATIONS DES CORPS DES VERTÈBRES

postérieur, formé par les apopliysos nrliculaires, les lames et les apophyses épineuses.

Sur le premier de ces segments, enlevez la moelle épiniùre, la dure-mère, et tontes les parties molles contenues dans le canal rachidien. Détachez ensuite celles qui recouvrent sa face antérieure. Les ligaments périphériques seront alors en évidence sur toute leur longueur. Après les avoir étudiés, soumettez les ligaments interosseux à des coupes horizontales, transversales et verticales. Les coupes verticales devront comprendre le ligament et le corps de Tos, afin de montrer Tépaisseur relative du cartilage et du fihro-cartilage.

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Les articulations des corps des vertèbres appartiennent à la clas des amphiarthroses, dont elles représentent le type le plus parfait.

A, Surfaces articulaires, — Elles sont constituées par les faces supérieure et inférieure du corps de chaque vertèbre. Ces faces, ainsi que nous l'avons vu, se composent : d'une partie périphérique représentée par un large anneau osseux, de substance compacte ; et d'une partie centrale, plane aussi, mais moins élevée.

Une lame cartilagineuse recouvre la portion centrale sur toute son étendue; et comme cette lame fait complètement défaut sur l'anneau périphérique, elle rétablit le niveau entre les deux parties de la surface articulaire. Celle-ci, à l'état frais, est donc plane sur toute son étendue dans les régions dorsale et lombaire. — Il n'en est pas de même pour la région cervicale ; nous avons vu en effet que, sur les vertèbres de celte classe, la face supérieure est concave dans le sens transversal, et l'inférieure concave au contraire d'avant en arrière.

La mince couche de cartilage qui recouvre les deux faces articulaires du corps des vertèbres est creusée, ainsi que nous l'avons vu, de cavités allongées, qui toutes affectent une direction horizontale.

6. Moyens d'union. — La colonne produite par la superposition des corps vertébraux est entourée d'une sorte de gaine étendue de sa partie supérieure à sa partie inférieure. Celle gaine en représente, à proprement pp.rler, le périoste. Cependant, comme elle adhère de la manière la plus intime à tontes les pièces qui la composent, elle joue aussi le rôle de ligament. Au-devant des trous de conjugaison, elle devient tellement mince et si incomplète, qu'elle semble interrompue à droite et à gauche. C'est pourquoi on a pu la considérer comme formée de deux parties : l'une antérieure et l'autre postérieure.

Mais les corps vertébraux ne seraient que bien faiblement liés les uns aux autres, par ces longs et minces rubans fibreux, si la nature n'avait placé entre leurs surfaces articulaires des ligaments doués de la plus extrême résistance, par l'intermédiaire desquels ils se continuent.

Les moyens d'union des corps vertébraux se divisent donc en périphériques ou longitudinaux, au nombre de deux : le ligament vertébral

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ARTHROLOGIK.

commun anlérieiir, el le li[(ament verlébral commun postérieur; el en ligaments interossenx, au nombre de vingl-lrois : six pour la colonne cervicale, douze pour la colonne dorsale, cinq pour la colonne lombaire.

1° Ligament vertébral commun antérieur, — 11 s'étend du corps de Taxis à la partie supérieure du sacrum, mais se comporte différemment dans les régions cervicale, dorsale et lombaire.

Fie. 208. — Ligament verlébral commun anlérieur.

FiG. 209. — Ligamenl vertébral commun postérieur.

FiG. 208. — 1. Capsules fibreuses unissant les apophyses articulaires inférieures do Tatlas aux apophyses articulaires supérieures de Taxis., — t. Ligament oceipito-atloïdieu antérieur. — 3. Faiscciu médian de ce ligament. — i, -i. Portion cervicale du grand ligament vertébral commun antérieur. - .'i, 5. Partie médiane de la portion thorarique de ce li^^amcnt. — 0, 0. Parties latérales de cette môme portion. —

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Dans la région cervicale, il ne recouvre que la partie médiane des vertèbres. Étroit et arrondi supérieurement, il s'élargit en descendant, et prend ainsi la figure d'un triangle très allongé. Ses bords répondent aux muscles droits antérieurs et longs du cou.

Dans la région dorsale, il revêt non seulement la partie médiane des vertèbres, ainsi que les ligaments interosseux, mais anssi leurs parties latérales. Il acquiert donc dans cette région une très grande largeur, dont il est redevable à une large bandelette qui lui est surajoutée de chaque côté. On peut lui considérer, par conséquent, trois portions : la portion médiane, plus épaisse et plus régulière, blanche et nacrée, se continue en haut avec la portion cervicale qu'elle prolonge ; les portions latérales, beaucoup plus minces, sont criblées d'orifices vasculaires allongés de haut en bas. Ces orifices sont en général plus ou moins espacés; mais sur certains points on les voit quelquefois aussi se succéder en série longitudinale; ils établissent alors entre elles et la partie médiane une sorte de ligne de démarcation.

Dans la région lombaire, comme dans la région cervicale, le ligament vertébral commun antérieur ne recouvre que la partie médiane des vertèbres. Mais il offre une largeur de deux centimètres égale sur toute son étendue. Ses bords répondent aux muscles grands psoas qui le remplacent sur les côtés.

La face antérieure de ce ligament est en rapport : supérieurement, avec le pharynx et l'œsophage; plus bas, avec les veines azygos, le canal thoracique et l'aorte. Ces organes ne lui adhèrent que par un tissu conjonctif extrêmement lâche. Au niveau de la base du thorax, elle répond aux piliers du diaphragme, qui lui sont d'abord simplement contigus, mais dont les fibres tendineuses s'entremêlent avec les siennes inférieurement. — Sa face postérieure adhère étroitement et sur toute sa longueur aux corps vertébraux et aux ligaments interosseux.

Les faisceaux fibreux qui composent le ligament vertébral commun antérieur présentent tous une direction longitudinale et parallèle. Les superficiels sont les plus longs ; ils s'étendent sur le corps de plusieurs vertèbres. Les profonds se portent de la gouttière transversale d'une vertèbre à la gouttière de la vertèbre suivante ; ils diffèrent en outre des précédents par le tissu adipeux plus abondant qui remplit leurs interstices.

7, 7. Extrémité postérieure dos douze cdles. — 8, 8. Ligaments transverso-costaleux 8upérieurs.

FiG. 209. — Portion cervicale du grand ligament vertébral commun postérieur, offrant la forme d'une longue bandelette à bords rectilignes et paraUèles. — 2. Ligne au niveau de laquelle la dure-mère crânienne se continue avec la dure-mère rachidicnne. — 3, 3. Coupe du pédicule des vertèbres cervicales. — 4, 4. Partie supérieure de la portion thoracique, déjà festonnée sur ses bords, mais encore très large. — r>, 5. Partie inférieure de la mt^me portion, moins large que la précédento, et dont les festons s*accusent davantage.

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