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APPAREIL DE LA LOCOMOTION

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

L*appareil de la locomotion esl un ensemble d*organes qui ont pour but commun d'imprimer au corps des mouvements, intéressant tantôt sa totalité et tantôt quelques-unes de ses parties seulement. — Les premiers, ou mouvements de totalité, lui donnent la faculté de se déplacer au sein du milieu qu'il habite; par eux, il devient indépendant; et, bien différent du végéta), condamné h mourir sur le lien qui Ta vu naître, il prend possession de la nature entière. Les seconds, ou mouvements partiels, permettent aux diverses parties qui le composent de se déplacer les unes à Tégard des autres; ils leur communiquent aussi une sorte d'indépendance; et chacun de nos membres peut ainsi lui rendre successivement ou simultanément les services qu'il en attend. ^ Cet appareil est remarquable par ses grandes proportions et par la multiplicité des organes qui le composent. Aucun autre, sous ce rapport, ne peut lui être comparé.

Sa situation est périphérique. Sous-jacent à l'appareil sensorial qui l'enveloppe de toutes parts, il s'enroule sur le tronc, autour des appareils de la vie nutritive, à l'égard desquels il joue le rôle de partie contenante et d'organe prolecteur. Sur l'extrémité céphalique, il recouvre l'appareil de l'innervation dans ses parties les pins élevées pour lesquelles il devient aussi un puissant moyen de protection.

Les trois grandes cavités du corps sont donc circonscrites par l'appareil locomoteur; mais celui-ci se comporte différemment pour chacune d'elles. — Organe essentiellement protecteur, le crâne ne se compose que de parties dures qui s'entrelacent et s'arc-boutent par leurs bords, d'où l'immobilité de ses parois, l'invariabilité de sa forme, et sa résistance, qui l'on fait comparer à un bouclier. — Organe de protection et d'aspiration, ^e thorax se compose d'un mélange de parties dures et de parties contractiles; ses parois sont moins résistantes, mais douées d'une certaine mobilité qui lui permet de se dilater et de se resserrer tour à tour. — Destiné à contenir des organes dont le volume peut varier beaucoup, l'abdomen se compose surtout de parties molles; ses parois ont pour caractère distinclif la dépressibilité et l'extensibilité.

Réunies par le rachis, ces trois grandes cavités, ou cav'ités splanchniqueSf constituent en quelque sorte le centre de l'appareil de la locomotion. A chacune d'elles sont «mnexés des prolongements qui complètent celui-ci.— Au crâne se trouve annexée la face. — Au thorax sont

/ l^ APPAREIL DE LA LOCOMOTION.

aiiiiifxi's le> iJi«.'iiihre> Mipérieurs, toujours prêl> à se inetire au service des autres parties du corps. — A Tabdomen sont annexés les membres iniéneurs spécialement préposés à sa translation. — La face participe de rinimobilité du crâne, et les membres de la mobilité des parois du troue.

(considéré dans sa composition, Tappareil locomoteur se partage eu deux appareils plus petits, ou sous-appareils. L'un d'eux comprend les os, les cartilages et leurs dépendances, qui jouent dans nos mouTemenls un rôle purement passif; Tautre est formé de parties molles, qui ont reçu le nom de muiclei et qui seules sont actives.

Les organes passifs et les organes actifs n'ont pas été répartis de la même manière. — Parmi les os, les uns sont situés sur le plan médian; les autres sont placés à droite et à gauche de ce plan. Les premiers, ou médians, remplissent à Tégard des seconds le rôle de colonne d'appui et de traits d'union; ils font ainsi du squelette un tout solide et résistant. - - Les muscles sont presque tous situés sur les côtés du plan médian. La division du système osseux en deux moitiés symétriques est purement idéale, celle du système musculaire est réelle.

Dans les membn^s, les os se placent au centre et se disposent en colonnes. Les muscles se groupent autour des colonnes. — Dans le tronc, ils se superposent aussi pour former une longue tige flexueuse et mobile de laquelle partent des prolongements arciformes qui se dirigent en avant. Les muscles se pressent autour de cette tige, remplissent les intervalles compris entre les prolongements qui en partent et complètent les parois de la cavité. — A la tète, les os, en s'uuissant par leurs bonis, forment à l'encéphale une première enveloppe; les muscles, en se continuant également par leurs bords, en forment une seconde, superposée à la précédente. Les organes passifs ont donc une tendance généi-ale à se porter vers les parties profondes; les organes actifs tendent plus, au contraire, k se rapprocher des parties périphériques.

Les os sont indépend.inis et, pour la plupart, très distincts les uns des antres. Les muscles s'unissent souvent par une de leui*s extrémités et, par conséquent, se confondent en partie; il devient ainsi difficile d'en déterminer le nombre. — Les premiers, du reste, sont beaucoup moins niiilti|)liés que les seconds. Pour se rendre compte de cette différence, il suffit de remarquer que certains os sont doués de mouvements variés, et que pour chacun de ces mouvements un muscle est nécessaire.

A l'étude de l'appareil de la locomotion se rattachent trois branches importantes de la science : — Vostéologiey qui a pour objet la connaissance (les os; Varthrologie, qui traite des articulations; la myologiey cpii embrasse dans son domaine tout ce qui est relatif aux muscles et à leurs (lép(>ndances.

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