FRONTAL
médiane avec rotlimoide, et contribue par ses parties latérales à former les cavités orbitaires.
Cet os est double chez le fœtus et quelquefois aussi chez Fadulte. — Pour lui donner la position qu'il occupe, il faut tourner en avant sa face convexe, et directement en bas sa face inférieure ou orbito-ethmoïdale.
A. Faee antérienre on frontale. — Sur la ligne médiane elle présente chez l'enfant la soudure des deux pièces qui formaient primitivenient cet os, soudure dont on retrouve assez fréquemment chez Tadulte un vestige sur sa partie inférieure. Quelquefois les deux moitiés de Tos, au lieu de se souder Tune à Tautre, se sont unies par suture, c'est-à-dire par engrènement de leurs bords. Cette suture persiste pendant toute la durée de la vie. C'est ordinairement sur des frontaux largement développés qu'on l'observe. Elle est très fréquente chez l'hydrocéphale.
A l'extrémité inférieure de la partie médiane du frontal, on remarque une saillie située entre les deux sourcils, immédiatement au-dessus de la racine du nez: c'est la bosse nasale, bosse frontale inférieure^ bosse frontale moyenne de quelques auteurs, à peine apparente chez l'enfant, plus prononcée chez l'adulte et plus encore chez le vieillard. Elle résulte
Fie. 6. — Frontal, face poslérieure»
1, 1. Fosses coronalcs. — 2, GouUièrc longitudinale. — 3. Crête coronale. — 4^. Trou borgne. — 5. Épine natale. — 6, 6. Petites gouttières situées en arrière et sur les côtés de cette épine. — 7, 7. OriHces formant l'entrée des sinus frontaux. — 8, 8. Arcades et voûtes orbitaires. — 0, 9. Apophyses orbitaires externes. — 10, 10. Surface triangulaire et dentelée par laquelle le frontal s'articule avec les grandes ailes du sphénoïde. — 11, 11. Partie médiane du bord supérieur. — 12, 12. Parties atéralcs de ce même bord.
de l'écartemenl des deux tables de Tos et correspond aux sinus frontaux, dont le développement est en raison directe de Tâge.
Sur ses parties latérales cette face nous offre supérieurement une surface large et unie, que recouvrent Taponévrose épicrànienne et la peau ; plus bas la bosse frontale, très accusée chez le fœlus et Tenfant, beaucoup moins chez Tadulte et le vieillard. — Au-dessous de celte bosse est une saillie transversale, plus prononcée en dedans qu'en dehors, qui répond au sourcil et qui décrit une courbe à concavité inférieure, d'où le nom iVarcade sourcilière qui lui a été donné. Par leur extrémité interne, les deux arcades sourciliéres se confondent avec la bosse nasale- Comme celle-ci, elles apparaissent et se développent avec les sinus frontaux, dont elles traduisent en dehors Texistence et les dimensions; leur saillie, par conséquent, est aussi en raison directe de l'âge.
B. Face postérieure on cérébrale. — Elle est COUCave et tournée en arrière dans ses trois quarts supérieurs ; largement échancrée au milieu et tournée en haut dans son quart inférieur.
Sur sa partie médiane, on observe de haut en bas: une gouttière destinée à loger l'extrémité antérieure du sinus longitudinal supérieur, large supérieurement, se terminant en pointe inférieuremenl. — A cette gouttière succède la crête coronale, qui semble formée par la réunion de ses bords et qui donne attache au sommet de la faux du cerveau: elle est tantôt très saillante, tantôt à peine apparente ; quelquefois elle fait complètement défaut. — Au-dessous de la crête, on aperçoit un trou, le trou borgne ou épineux. — En arrière de celui-ci se trouve une grande échancrure quadrilatère, qui mesure toute l'étendue antéro-postérieure do la face inférieure de l'os et qui s'unit à la lame criblée de l'elhmoïde; elle porte le nom d'échancrure ethmoïdale.
Sur les parties latérales de la face postérieure on remarque des impressions digitales et des éminences mamillaires en rapport avec les circonvolutions du cerveau. — Au niveau des bosses frontales, se voient : les fosses coronales destinées à loger l'extrémité antérieure des hémisphères cérébraux; plus bas, l'angle rentrant que forme la portion descendante avec la portion horizontale de l'os; et, en arrière de cet angle, les bosses orbitaires, remarquables par les impressions profondes et les éminences très saillantes qui les recouvrent.