VII. — DouBtèBie vertèbre dorsale
La douzième vertèbre dorsale peut être reconnue aussi à son corps, à ses apophyses articulaires inférieures et à ses apophyses transverses.
Le corps n'offre qu'une seule facette articulaire sur ses parties latérales. Celte facette repose entièrement sur le pédicule, et s'étend jusqu'à son bord inférieur; elle se trouve beaucoup plus éloignée de la face supérieure que celle de la onzième dorsale.
Les apophyses articulaires inférieures regardent en dehors; elles sont longues, très rapprochées, et convexes comme celles des vertèbres lombaires.
Les apophyses Iransverses contrastent avec celles de toutes les autres vertèbres de cette région par leur extrême brièveté et leur aspect tout à fait rudimentaire. Bien qu'elles présentent quelques variétés, suivant les individus, on y retrouve cependant presque toujours les trois tubercules que nous avons déjà remarqués dans la vertèbre précédente.
FiG. 100. — Omieme dorsale^ Fu,. 101. — Dotnième dorsale y
vue latérale. vue latérale.
FiG. 100. — 1. Facette latérale du corps, complète et très rapprochée de la face supérieure. — 2. Apophyse transverse, très petite, dépourvue de facette articulaire et offrant le plus habituellement trois tubercules. — 3. Tubercule supérieur de cette apophyse. — 4. Son tubercule inférieur et postérieur. — 5. Son tubercule inférieur et antérieur. — 6. Apophyse articulaire supérieure. — 7. Apophyse articulaire inférieure. — 8. Apophyse épineuse offrant un bord supérieur obliquement descendant et un bord inférieur horizontal.
Fie. 101. — 1. Facette latérale du corps, complète, très éloignée de la face supérieure, située sur le bord inférieur du pédicule. — i. Apophyse transverse. — 3. Son tubercule supérieur et postérieur. — 4. Son tubercule inférieur et postérieur. — 5. Son tubercule inférieur et antérieur. — 6. Apophyse articulaire supérieure. — 7, 7. Apophyses articulaires inférieures regardant en dehors. — 8. Apophyse épineuse dont le bord supérieur est oblique, et Tinféricur horizontal.
Le tubercule supérieur est le plus volumineux; il correspond aux tubercules mamillaires des vertèbres lombaires.
Le tubercule inférieur et postérieur représente le tubercule accessoire des mêmes vertèbres.
Le troisième tubercule, ou tubercule inférieur et antérieur, est l'analogue des apophyses transverses des vertèbres lombaires. S'il se réduit à une extrême petitesse, c'est parce qu'il y a au-devant de lui une côte; celle-ci existant, il s'efface et n'apparaît en quelque sorte que pour établir la transition entre les côtes dorsales et les côtes lombaires. Mais passons de la dernière dorsale à la première lombaire, et nous le verrons s'allonger en s'aplatissant d'avant en arrière, puis s'allonger plus encore dans les vertèbres suivantes.
Pour saisir la véritable signification des trois tubercules de la dernièrer vertèbre dorsale, il faut se reporter aux vertébrés chez lesquels il existe des côtes dans la région des lombes. Chez tous ces vertébrés, les apophyses transverses lombaires sont conformées exactement sur le même type que celles du dos. Chez les vertébrés qui semblent le plus dépourvus de côtes lombaires, celles-ci ne disparaissent jamais d'une manière complète; elles s'atrophient seulement, et en même temps elles se soudent aux pédicules de la vertèbre. Telles sont les apophyses transverses lombaires chez l'homme et la plupart des mammifères : véritables côtes rudimentaires soudées et immobilisées. Or, lorsque les côtes s'atrophient et se soudent, le support de ces côtes, restant sans destination, s'atrophie aussi. C'est pourquoi nous voyons les apophyses transverses se réduire à un simple tubercule qui s'écarte de la côte, à laquelle il n'est plus nécessaire, pour s'unir aux apophyses articulaires qu'il renforce.