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Cornes du sacrum. — 11. Échancrure sous-jacente

FiG. 103. — 1,1, 1, 1. Apophyses épineuses des vertèbres sacrées, soudées entre ^Hes. — 2, 2. Gouttières sacrées, formées par la soudure des lûmes. — 3, 3, 3, 3. Trous sacrés postérieurs. — 4, i, 4, 4. Série des apophyses articulaires, soudées aussi les unes aux autres. — 5, 5, 5, 5. Série des apophyses transverses, — 6. Fosse cribriforme. — 7, 7. Facette auriculaire. — 8, 8. Apophyses artictiiaires supérieures de la première vertèbre sacrée. — 9. Trou rachidien de cette vertèbre, formant rorifice supérieur du canal sacré. — 10. Gouttière représentant la partie inférieure ou terminale de ce canal. — 11, 11. Cornes du sacrum. — 12. Sommet de cet os.

culent avec les os iliaques, très étroites dans leur moitié inférieure, qui donne attache au grand ligament sacro-scialique et qui représente plutôt un bord qu'une face. — Leur direction est oblique de haut en bas, et de dchoi*s en dedans. En outre , elles se dirigent obliquement d'avant en arrière et de dehors en dedans, de telle sorte que cet os représente à la fois un coin vertical et un coin antéro-postérieur : mode de configuration qui a pour eiïet de consolider son immobilisation.

Sur la partie supérieure de ces faces, on voit une large facette qui s'unit à une facette semblable de Tos coxal, et qui a été comparée an pavillon de Toreille, d'où le nom de facette auriculaire. Mais elle représente plutôt une sorte d'équerre, dont la branche horizontale, courte, se termine par un angle; en arrière de cet angle est une surface inégale qui complète Téquerre et qui donne attache à des ligaments. La branche verticale, plus longue, se termine par un bord arrondi. L'angle saillant de l'équerre répond aux angles latéraux antérieurs de la base du sacrum. L'angle rentrant est obtus. Il n'est pas rare de les voir s'arrondir l'un et l'autre; la facette articulaire prend alors une figure semilunaire.

En arrière de la branche horizontale de la facette auriculaire, il existe une fosse percée d'un si grand nombre d'orifices, qu'elle forme un véritable crible; c'est par ce crible que sortent la plupart des veines du tissu spongieux de l'os; elle offre à ce point de vue une certaine importance. — Au-dessous de la fosse criblée du sacrum, se trouve une surface inégale qui donne attache à des ligaments.

D. Base. — Irrégulièrement quadrilatère, beaucoup plus étendue dans le sens transversal que d'avant en arrière. Sa partie médiane présente une surface elliptique, horizontale, légèrement concave de droite à gauche, qui s'articule avec la face inférieure de la dernière vertèbre des lombes. — En arrière de cette surface on voit une large ouverture, de figure triangulaire, formant l'orifice supérieur du canal sacré ; et sur un plan plus reculé, les deux lames et l'apophyse épineuse de la première vertèbre du sacrum.

De chaque côté se trouve une surface triangulaire, plane, tournée en haut et en avant. Le bord antérieur de cette surface, mousse et concave, fait partie du détroit supérieur du bassin; son extrémité externe constitue les angles latéraux ou supérieurs du sacrum. — De l'union du bord externe avec le bord supérieur de la même surface, résulte une autre saillie anguleuse , plus prononcée : elle représente l'apophyse transverse de la première vertèbre sacrée. — En dedans des apophyses transverses, on remarque les apophyses articulaires supérieures de cette vertèbre, et une échancrure qui contribue à former le dernier trou do conjugaison.

COCCYX. CJOl

E. SoMOMt. — Le sonimet, appelé aussi angle inférieur du sacrum, est constitué sur la ligne médiane par une facette elliptique, transversale, inclinée en bas et en avant, et articulée avec une facette analogue de la base du coccyx. A droite et à gauche de cette facette, il existe une êchancrure qui varie beaucoup suivant les individus, à peine sensible chez quelques-uns, très accusée chez d'autres.

Canal sacré. — Le sacrum est parcouru dans luuto sa lon|,^ueur par un canal qui fait suite au canal vertébral, et qui est formé comme celui-ci par la superposition des anneaux dont il se compose. Ce canal, creusé dans Tépaisseur de l'os, en suit la courbure. Il offre une forme prismatique et triangulaire. D'abord très large, il diminue de calibre en descendant; son diamètre anléro-poslérieur se réduit surtout considérablement, en sorte qu'en devenant plus étroit, il s'aplatit aussi d'avant en arrière, puis dégénère en une simple gouttière qui occupe sa face dorsale et qui se prolonge jusqu'à son sommet. Une série d'orifices, échelonnés sur ses parties latérales, le mettent en communication avec les trous sacrés antérieurs et postérieurs qui représentent les trous de conjugaison de la région sacrée prolongés et divisés.

IL — Co«cjx.

Le coccyx est au squelette de l'homme ce que l'appendice caudal est à celui des vertébrés. Cet appendice, composé chez la plupart des animaux d'un grand nombre d'anneaux très complètement développés, descend chez lui à un tel degré d'atrophie, qu'il se réduit à un petit

FiG. loi. — Coccyx, FiG. 105. — Coccyx,

face antérieure. face postérieure.

Fie. 104. — 1. Base du coccyx. Sur ceUc base on voit une facette elliptique par laquelle eUe s'unit au sommet du sacrum. — â, 2. Cornes du coccyx. — 3. Seconde vertèbre de cet os. — i. Troisième vertèbre coccygienne. — 5. Quatrième vertèbre. — 6. Cinquième vertèbre réduite à l'état d'un simple et très petit granule.

FiG. 105. — 1. Corps de la première vertèbre du coccyx. — 2, 2. Cornes de cet os représentant un rudiment des lames de la première vertèbre, lapics qui, au lieu de se porter l'une vers Tautrc, se dirigent en haut vers les lames correspondantes de la cinquième vertèbre sacrée ou cornes du sacrum. — 3, i, 5, 6. Les quatre dernières vertèbres coccygicnncs représentées sculciiieut par leur corps 1res atruplilé cl de plus eu plus minruie.

302 OSTÉOLOGIK.

chapelet de cinq globules aplatis, soudés les uns aux autres, et représentant chacun le rudiment d'un corps de vertèbre.

Ces rudiments de vertèbres se montrent d'autant plus atrophiés et se soudent d'autant plus rapidement, qu'ils sont plus inférieurs. — La première vertèbre coccygienne, aussi volumineuse à elle seule que toutes les autres, reste longtemps indépendante; elle est aplatie et triangulaire. — La seconde et la troisième sont ellipsoïdes et transversalement dirigées. — La quatrième offre quelquefois la même forme, mais elle dégénère souvent en un simple granule. — La cinquième est un granule beaucoup plus petit encore, situé primitivement au-dessous du précédent, mais qui se dévie presque toujours. II se soude très rapidement à celui-ci et semble en faire partie : c'est pourquoi il a été méconnu de la plupart des auteurs, qui n'admettent que quatre vertèbres coccygiennes, bien qu'on en trouve constamment cinq.

Ainsi constitué, le coccyx est un os impair, médian et symétrique, situé à la partie inférieure du sacrum, dont il prolonge la courbure, et de figure irrégulièrement triangulaire. On lui considère une face antérieure, une face postérieure, deux bords, une base et un sommet.

La face antérieure^ légèrement concave , est traversée par une série de lignes qui répondent à la soudure des vertèbres coccygiennes.

La face postérieure^ convexe, présente des sillons transversaux qui correspondent aussi à la soudure de ces vertèbres. Elle donne attache à des parties fibreuses.

Les bordSy obliques de haut en bas et de dehors en dedans, sont comme découpés et irrégulièrement festonnés. Les ligaments sacroscialiques s'insèrent sur toute leur étendue.

La base^ tournée en haut et en arrière, offre une facette elliptique par laquelle elle s'unit au sommet du sacrum. — En arrière de celle-ci et sur les côtés, sont deux apophyses ascendantes qui se portent à la rencontre des petites cornes de ces os, et qui se soudent quelquefois avec elles : ce sont les petites cornes du coccyx; elles représentent sous une forme rudimentaire les lames de la première vertèbre coccygienne. — En dehors de la facette articulaire et des petites cornes, on voit à droite et à gauche un prolongement angulaire qui élargit beaucoup la base de l'os, et qui contribue à lui donner une figure triangulaire. Ces saillies, transversalement dirigées, forment les angles latéraux ou supérieurs du coccyx ; elles représentent les apophyses transverses de la première vertèbre coccygienne. Cette première vertèbre, beaucoup moins atrophiée que les suivantes, établit la transition entre celles-ci et la dernière vertèbre sacrée.

Le sommet du coccyx est symétrique chez le fœtus et dans les premières années qui suivent la naissance. Mais il ne l'est pas chez Tadulte, par suite de la déviation du corpuscule qui forme la cinquième vertèbre;

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