MUSCLES DE L'ABDOMEN
Ces muscles constituent essentiellement les parois de la cavité abdominale. li^ forment cinq régions trôs-naturcllement limitées :
1* La région antéro-latérale , composée de cinq muscles qui s'étendent de h t>aî« du thorax à la circonférence du bassin, et qui prennent ainsi une triS-Iaige part :\ la constitution des parois de l'abdomen.
2" La région t/ioraco -aôefomina/^, composée d'un seul muscle, le dia- ^U(ir;me,qui appartient plus spécialement au thorax par ses usages, mais q û appartient aussi à l'abdomen, dont il représente la paroi supérieure ou la ^oùte.
0' La région lombo-iliaquey composée de trois muscles qui complètent la :»irt>i postérieure de cette cavité. '
V La région anale , composée aussi de trois muscles qui contribuent à frmerla paroi inférieure de l'excavation du bassin.
5" U région périnéale, très-réduite chez la femme, mais beaucoup plus • l' ndue chez l'homme, où elle comprend quatre muscles annexés à l'appart'il génital.
§ i*'. — RÉGION ABDOMINALE ANTÉRO-LATiRALE.
Parmi les cinq muscles dont elle se compose, il en est trois qui répondent pi <5 spécialement aux parois latérales de Tabdomen : le grand obliqucy le rWit oblique et le transverse; et deux qui occupent sa paroi antérieure : le rond droit et le pyramidaly l'un et l'autre longitudinaicment dirigés.
Les premiers se superposent, s'entrecroisent, se prêtent un mutuel appui, '1 donnent aux parois latérales de l'abdomen une très-grande résistance "âD^ rien enlever à leur mobilité et flexibilité. Ils sont remarquables sur- ''Ut par l'étendue de leur aponévrose d'insertion, qui appartient tout îQtière à la paroi antérieure. Celle du grand oblique passe au devant des
MYOLOGIE.
stiluc la charpente, vient s'adjoindre en arrière une bandelette fibreux émanée du quart externe de la lèvre interne de la crête iliaque. Cette hiu delette, suivant Thompson, s'étendrait jusqu'au pubis, d'où le DomduWpubienne qu'il lui a donné. M. Richet , qui lui accorde la même longueur, l'appelle arcade crurale profonde. Mais en réalité elle ne se prolonge pas i. delà de la partie moyenne du pli de l'aine , où elle se confond avec le fa><:.i iliaca et le fascia transvcrsalis; la dénomination d'ilio-inguinale mesembK ro.: donc plus exacte. C'est cette bandelette qui, en s'unissant par son br\i antérieur à l'arcade crurale proprement dite, donne à sa moitié externe 1 1.pect d'une gouttière; c'est sur elle que s'insèrent les fibres *inrérieure5d^ petit oblique et du transverse ; c'est elle qui, en s'unissant en bas à la ^ai:. des muscles psoas et iliaque , soude pour ainsi dire la paroi antérieure i. la paroi postérieure de l'abdomen.
L'arcade crurale prend une part importante à la formation du càntl inguinal et de l'anneau crural, qui seront décrits plus loin.
La portion du bord inférieur qui surmonte le corps du pubis est resur quable par la présence d'un oritice ovalaire. Vanneau inguinal inférieur, < < ! orifice, dont le grand axe se dirige en bas, en dedans et en avant, résulte d ..2 écartement des fibres du grand oblique. On lui considère deux bord: ou piliers distingués en inférieur et supérieur, et deux extrémités, l'une extenitr. l'autre interne.
Le pilier inférieur est concave; il s'insère à l'épine du pubis, en se pr^ longeant sur le corps de l'os, sans arriver jusqu'à la symphyse pubienDc.
Le pilier supérieur, rectiligne, s'attache au devant de cette sympbyv q . .'. dépasse, de telle sorte que les deux piliers internes s'entrecroisent sur U ligne médiane. — Au-dessus de ce pilier, se présente un plan de fibres j>' .* large qui passe obliquement sur la symphyse pour aller se fixer au b- ri supérieur du corps du pubis et à l'épine pubienne du côté opposé , vu ^ prolongeant sur le ligament de Gimbernat correspondant : c'est le li^fim-n: de Colles. — Kn dehors de celui-ci, dans l'aire de l'anneau, on obs^^ni- :n autre plan de fibres fort important, bien qu'il varie beaucoup dan<> «• épaisfeur et sa résistance, et qu'il ait été généralement méconnu. l> \'\*^ fibreux, situé plus profondément que les précédents, tire son urigine àt U moitié interne de la crête pectinéale. Il se porte verticalement en haut. 'M longeant le bord externe du tendon du muscle droit, qu'il déborde, pui^ n' termine dans le fascia IransversaliSy dont il doit être considéré conamt- rdépendance. Sa destination est bien évidemment de renforcer la paroi a.:- rieure de l'abdomen au niveau de l'anneau inguinal, c est-à-dire de supj'l-r les trois aponévroses qui font défaut sur ce point.
Des deux extrémités de l'anneau, l'externe, dirigée en haut, esl am»n«^if ! consolidée le plus habituellement par les fibres arciformes, dont ladiâp«'v:. présente, du reste, beaucoup de variétés. L'interne, dirigée en b«», nj- • J au corps du pubis et, plus profondément, aux ligaments de i'jolïa et c! Gimbernat.
Du pourtour de l'anneau inguinal on voit se détacher une minro 1 • -.y cellulo-UbreuHe qui s** prolonge «ur le cordon des \ais5eaux sptniutiques.
Rapports. — Le grand oblique de Tabdomen est recouvert sur sa portion charnue par une lame fibreuse qui lui adhère d'une manière assez intime, et sur sa portion aponévrotique par le feuillet profond du faicia super ficialisy ailquol il n'est uni que par un tissu conjonctif très-lâche. — Par sa face profonde, il est en rapport 4 en haut avec les ^ept ou huit dernières côtes, les cartilages qui les prolongent et les muscles intercostaux externes; plus bas cette face s'applique au petit oblique. En dedans, sa portion aponévrotique s unit par les liens les plus étroits avec le feuillet antérieur de l'aponévrose de ce moscle, mais seulement dans ses trois quarts supérieurs; en bas, les deax aponévroses restent distinctes.
Action. — Le grand oblique remplit plusieurs usages : 1° Il réduit la capa- ( ilé de la cavité abdominale, et comprime, par conséquent, les viscères abdominaux en les refoulant en haut et en arrière. ^^ Il abaisse les côtes lorsque ie rachis et le bassin ont été préalablement immobilisés, et agit alors comme txplrateur. 3® Il fléchit le thorax et la colonne vertébrale lorsque les deux muscles prennent leur point d'appui sur le bassin et se contractent à la fois; 51 l'un d'eux seulement entre en contraction, en môme temps qu'il fléchit la partie supérieure du tronc, il lui imprime un mouvement de rotation en urlu duquel le thorax se tourne du côté opposé. li° Quelquefois ces muscles prennent leur point d'appui sur le thorax ; ils soulèvent alors le bassin en imprimant au rachis un mouvement qui a pour effet de redresser la courbure des lombes.