‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 103 sur 390 · MuM-lcilru 3.1, A|.ii|.l,ïv · texte numérisé non relu

MuM-lcilru 3.1, A|.ii|.l,ïv

- 3. Portion rUiImlairp -Ij

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tibreuse, partage en deux espaces secondaires de dimensions très-inégales ; lexteme, plus grand, est traversé par les muscles psoas et iliaque et par le norf crural; l'interne , de figure triangulaire, donne passage aux vaisseaux fémoraux , ainsi qu'à un très-grand nombre de troncs lymphatiques : c'est \ anneau crural*

La direction de Tarcade crurale est d'abord très-oblique de haut en bas et de dehors en dedans ; mais, à mesure qu'elle se rapproche du pubis, son ubliquité diminue de plus en plus, d'où il suit qu'elle n'est pas rectiligne ; l'Ile décrit une légère courbure dont la concavité se dirige en haut et en dedans.

Les fibres qui la constituent s'étendent de l'épine iliaque à l'épine pubienne , en se contournant pour la plupart de haut en bas , d'avant en arricrc et de dehors en dedans, de manière d former une sorte de gouttière à concavité supérieure. Les plus internes, après avoir pris un premier point d attache sur l'épine du pubis , poursuivent leur trajet, se réfléchissent de dedans en dehors sur sa branche horizontale, et vont s'attacher à toute 1 étendue de la crête pectinéale, ou plutôt à une épaisse bandelette fibreuse qui la surmonte et qui en triple la hauteur : cette partie réfléchie de l'extrémité interne de l'arcade crurale porte le nom de ligament de GimberruU, Lllc est triangulaire et inclinée de telle sorte que sa face supérieure regarde en dedans et en arrière , l'inférieure en dehors et en avant. Son sommet se t)\c à l'épine pubienne. Sa base, dirigée en dehors, libre et concave, forme 1 angle interne de l'anneau cruraL

I«e ligament de Fallope oiïrant l'aspect d'une gouttière, on peut lui considérer deux faces et deux bords. — Sa face supérieure ou concave donne atiache en dehors aux fibres les plus inférieures du petit oblique et du trans- ^ Tbe ; en dedans elle contribue à former le canal inguinal et se trouve en rap{K)rt avec le cordon des vaisseaux spermatiques chez l'homme , avec le lir'ament rond chez la femme. — Sa face inférieure adhère en dehors à la gaine des muscles psoas et iliaque ; en dedans elle répond à l'anneau crural et aux vaisseaux fémoraux qui traversent cet anneau. — Son bord antérieur, ionlinu en haut avec l'aponévrose du grand oblique, se continue en bas avec l aponévrose de la cuisse.— Son bord postérieur s'unit sur toute sa longueur À une lame fibreuse qui recouvre la partie inférieure et postérieure du muscle transverse et qui constitue le fascia transversalis.

L'arcade crurale n'est pas formée seulement par le bord inférieur de laponévrose du grand oblique. A la moitié externe de ce bord qui en con-

10. Portion movennc ou transversale de ce muscle s'insërant par de courtes fibres tend!- 1. .yrs a l'ëpine de l'omoplate. — 11. AponéTrosc triangulaire par laquelle la portion ascen- '•.itr du muscle se fixe a cette dpine. — 12. Muscle sous-épineux. — 13. Muscle petit rond. — li. Muscle grand oblique de l'abdomen. — 15,15. Ses digitations inférieures s'entre - '^>1vaIttavec celles du grand dorsal qui les recouvrent en partie. — J6;16. Ses digitations ' '«rir-ures qui s'engrènent avec celles du grand dentelé. —17,17. Son bord antérieur ' '^^w vertical. — 18. Son bord inférieur presque horizontal. ^19. Son angle antéro-

leur plus ou moins arrondi. — 20,20. Muscle grand dentelé. — 21. — Bord inférieur •'i firdnà pectoral, a la partie supérieure duquel on entrevoit le bord correspondant du petit ;..u»ral. — 22. Muscle grand fessier. — 23. Muscle tenseur du fascia lata. — 24. Muscle <i«^iUi{de. — 25. Muscle peaucier du cou. — 26. Extrémité supérieure du muscle stemoouoioidien.

\m MYOLOGIE.

opposée il celle du grand oblique, il remplit A peu près let mêmes usac- - (juc celui-ci. Comme lui, eo effet, il comprime les viscères ■Mominiuv n réduiMinl les dimcneiona de la cavité qu'ils occupent ; comme lai, il aLMi<w les eûtes' et Joue lu rOle d'un muscle expirateur; comme lui, il flécbi' Iiborat en le portant directement en avant si les deux muscles agisseui ■^a mCmt temps, mais en le toumantde son cOté si leur action est isolée. Onmv lui aussi , il élùïe le bassin au point d'efTaccr la courbure lombaire- — r iiisulte de l'cfTet inverse que produisent le grand et le petit obliqua d: [uùpati cûté, lorsqu'ils se coniraclent ensemble, que le Iborax ne se to-riii à droite ni à gauche, mais s'iniléchiL laléralcmeut; ils deviennent ti-n i^ongéuères du sacro-lombaire et du long dorsal.

I.c Iransverse de l'abdomen , situé au-dessous du petit oblique, e-t ûr. muscle large et mince, irréguliilirement quadrilatère, contourné vn dtm.cflindrc. Il s'étend de la crête spinale jusqu'à la ligne blancho, et de U Udu thorax jusqu'à la circonrérence supérieure du bassin. Aponévn'tiqui •arriére, où il devient Irés-élroit, et en avant où il oITrc au cuulrairi' u.i grande largeur, charnu dans sa partie moyenne, on peut lui considérer ir ^ portions.

A. Portion moyennt ou charnue. — Elle ofTre la figure d'un triangle d- t : le sommet tronqué se continue avec l'aponévrose postérieure et la ba<<' ^>ct l'aponévrose antérieure. Des deux bords de ce triangle, le supérieur ^^ aiij' '- - (lui cOtes et à leur cartilage, l'inférieur d la crête iliaque el k l'in^:crurale.

I.esinsertionscostalesserontîurune ligne brisée, obliquement dirip''^i' ■ bas en haut et d'arrière en avant. En procédant de bas en haut, on remarç i que k portion charnue s'insère : 1" au bord inrérieur des deux demii-rausECs cûlcs et à leur cartilage; 3° à la face interne des cartilages de ir >• premières Tausses cOle» cl à celui de la sepliéme vraie, bans linienall. <: : s'étend de celle-ci k l'appendice xipho'ide, le Iransierse est uni au tri^:>-'i laire du sternum. .Ses attaches à la dernière vraie côte el au\ trui? . ■ suivanlea ont lieu par des languettes angulaires ou digilatiims qui s < < : croisent avec celles du diaphragme. An niveau des deux deruierv e^^^'U .i i nie nus) aux , il se continue avec ce muscle par l'intermédiaire d'une il'^:tectiiin apoiiév relique.

Inrèrieuremeiil, la portion charnue du Irani'versc se fixe aux \ty'\r qi.i' untêrieurs de la lèvre interne de la criMe iliaque par de trés-cuurlfï ti::lendinensL'9, el à la moitié externe de l'arcade crurale par des fibres mu^ -laires qui se conrondeut avec celles du petit oblique.

Les libres charnues émanées de la base du thorax, de l'aponétroM |> -: ricure et de la créle iliaque, se portent horizunlalcment d'arrière en an. '- Olli's qui naissent de l'épinG iliaque el de l'arcade crurale sont obliqua it> ■ ileseeiidiiules. Toutes viennent se terminer sur l'aponévrose anlérieuri'. L ~ muf en lies, plus longues, n'arrivent pas jusqu'au muscle droit de rabd«>u>. >.

Rapports. — Le grand oblique de l'abdomen est recouvert sur sa portion charnue par une lame fibreuse qui lui adhère d'une manière assez intime, et sur sa portion aponévrotique par le feuillet profond du fascia svperficialis, aftquel il n'est uni que par un tissu conjonctif très-lâche.— Par sa face profonde, il est en rapport 4 en haut avec les sept ou huit dernières côtes, les cartilages qui les prolongent et les muscles intercostaux externes ; plus bas celle face s'applique au petit oblique . En dedans, sa portion aponévrotique â unit par les liens les plus étroits avec le feuillet antérieur de l'aponévrose de ce muscle, mais seulement dans ses trois quarts supérieurs; en bas, les deax aponévroses restent distinctes.

Action. — Le grand oblique remplit plusieurs usages : 1^ Il réduit la capalilé de la cavité abdominale, et comprime, par conséquent, les viscères abdomioaux en les refoulant en haut et en arrière. 2<* Il abaisse les côtes lorsque le rachis et le bassin ont été préalablement immobilisés, et agit alors comme expirateur. 3» Il fléchit le thorax et la colonne vertébrale lorsque les deux muscles prennent leur point d'appui sur le bassin et se contractent à la fois; si l'un d'eux seulement entre en contraction, en même temps qu'il fléchit la partie supérieure du tronc, il lui imprime un mouvement de rotation en u^rtu duquel le thorax se tourne du côté opposé. li° Quelquefois ces muscles prennent leur point d'appui sur le thorax ; ils soulèvent alors le bassin en imprimant au rachis un mouvement qui a pour eifct de redresser la courbure des lombes.

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