II
au devant du faisceau qui vient du pilier droit, en le croisant en stutuii, ti s'applique ensuite à ce pilier, dont elle occupe le bord interne.
Les deux piliers s'unissent donc : 1^ par le tendon qui occupe leur bir: interne; 2** par les faisceaux charnus qu'ils s'envoient réciproquement.— Iw l'union des deux bords tendineux résulte une arcade fibreuse qui forme«^<la seconde vertèbre lombaire un large orifice : cet orifice donne pts^^ ^ l'aorte, à la veine azygos et au canal tboracique. — De rentrecroisemeni -deux faisceaux, qui unissent le pilier droit au pilier gauche, en se cr»M' au devant de Taorte, résulte un second orifice plus élevé que le préfvd • ce second orifice donne passage à l'œsophage et aux nerfs pneumosra^.'v ques. l/ordre dans lequel se superposent les deux faisceaux inlermédu.*^ à ces orifices présente quelques variétés. Le plus habituellement , le ft.ceau provenant du pilier gauche passe au devant de celui qui vient i pilier droit; telle est la position que lui assigne l'illustre Albinus, et a:?« lui un grand nombre d'auteurs. Quelquefois cependant ce faisceau p^N^ ': arrière ; il est alors plus élevé, plus large et plus oblique. Bichat, et p ^ sieurs anatomistes modernes, parmi lesquels je citerai M. Cruveilhier, cvr.r. dèrent cette situation comme constante ; mais elle est exceptionnelle. !»&: certains cas, plus rares, il fait complètement défaut, et difl'ère beauc . sous ce point de vue du faisceau émané du pilier droit , dont l'existeoci ^. contraire est constante.
Les piliers du diaphragme se dédoublent assez souvent. Chacun d eu\ > compose alors d'un pilier interne très -considérable et d'un pilier eitcru moins long et beaucoup plus étroit. Cette disposition est si fréquer. > qu'Albinus la considère comme normale. Lorsque les piliers restent iim; 'à leur origine, c'est-à-dire sur leur partie tendineuse, on rencontre toi-j -• sur leur partie charnue une ligne celluleuse, verticale, terminée en Uipar une petite arcade ; cette arcade , sous laquelle passe le nerf fry t splanchniquc et l'interstice celluleux qui la prolonge représentent evii:!' ment le premier vestige du dédoublement qu'on voit si souvent se n^Aîi- r dédoublement qui peut être du reste plus ou moins incomplet, en sorte :; > les piliers offrent sous ce rapport une foule de variétés.
L'arcade fibreuse qui embrasse l'extrémité supérieure du grand p^^^* s'étend du corps de la seconde vertèbre des lombes à la base de r«p<.>p^:^ transverse de la première, bile est constituée par deux faisceaux tn»:. laires, l'un antéro-interne, l'autre postéroHïxterne, ofl'rant chacun un > ~ musculaire vertical, un bord tendineux transversal, et se continumut t. eux par ce bord transversal, de môme que les deux piliers du diaphrv'i'' se continuent par leur bord tendineux. Albinus a décrit le faisceau ani- interne comme un troisième pilier, et le postéro-externe comme un i* r trième; pour lui, il existait ainsi de chaque côté in plan médian q^^ ^ piliers échelonnés de bas en haut et de dedans en dehors. -> L'arcadt* : r duite par la continuité des deux piliers externes, ou arcade du musclo p-*- * dirige sa convexité en haut et en dehors. Les fibres charnues nées de ' ' arcade forment un plan obliquement ascendant qui vient se fixer M.r .* parties latérales de l'échancrure du centre aponévrotique.
RÉGION THORAGO-ABDOMINALE. 259
1/arcade fibreuse du carré lombaire, appelée aussi ligament cintré du diaphragme, se porte horizontalement de l'apophyse transverse des deux premières Tertèbres des lombes vers le bord inférieur et le sommet de la douzième c6te. Elle est plus longue que la précédente , moins incurvée et en diffère aussi beaucoup par son origine. Celle qui recouvre le psoas se (ompose de fibres tendineuses rayonnées appartenant au diaphragme; celle du v^né lombaire se compose de fibres parallèles qui toutes font partie du f'uillet antérieur de l'aponévrose du transverse; C'est sur la partie supérieure de ce feuillet que s'attachent les fibres charnues comprises entre le (Trand psoas et le* sommet de la dernière côte ; elles forment un large plan qui se porte verticalement en haut et qui s'insère à l'extrémité du bord (Mtftérieur du centre pbrénique.
R. Insertions antérieures ou stemahs, — Le diaphragme s'attache en avant •1 la partie inférieure de la face postérieure de l^ppendice xiphoïde. Cette itlache a lieu quelquefois par un seul plan charnu qui recouvre toute cette face postérieure. Mais elle se fait le plus souvent par deux faisceaux rectangulaires, obliques en haut et en arrière, dont les fibres vont se fixer sur la {•irtie antérieure de la foliole moyenne. Ces faisceaux sont séparés, tantôt 'kT une simple ligne celluleuse; tantôt par un intervalle assez sensible, à !' tkU parallèles ou convergents de bas en haut , au niveau duquel le tissu > .lulaire sous-pleural se continue avec le tissu cellulaire sous-péritonéal ; •in Ih, pour les inflammations phlegmoneuses qui envahissent le premier, la jM^^ibilité de se propager au second, et pour les abcès sous-slernaux, la pos*» sbilité aussi de fuser vers la paroi antérieure de l'abdomen.
A droite et à gauche des faisceaux sternaux se présente un faisceau plus ; t >it, qui tire son origine de l'aponévrose antérieure du muscle transverse,
• ! qui slnsèro, comme ceux-ci, à la foliole moyenne. Très-souvent ces fais' •mu\ n'existent pas; on observe alors de chaque côté de l'appendice xiphoïde .'1 intervalle plus ou moins grand au niveau duquel la plèvre et le péritoine V trouvent en contact immédiat. Quelquefois aussi les fibres qui partent de ' appendice font complètement défaut. J'ai vu les deux séreuses, dans ce cas, i appliquer l'une et l'autre sur une étendue de 5, 6 et 7 centimètres.
!.. Insertions latérales ou costales. » Les attaches de la circonférence du '.•aphragme aux six dernières côtes ont lieu par des digitations qui s'entre- ' r^isent avec celles du muscle transverse. Parmi ces digitations , la plus
• <'>ét.' se fixe aux deux tiers externes de la face postérieure et du bord « .Teneur du cartilage de la septième vraie côte. La suivante, beaucoup
i^ large, s'ins4*re à la partie postéro-supcrieure du cartilage de la première
■t .-^> côte sur presque toute son étendue. Celle qui part de la troisième
'i.->«> côte s'attache en partie à son cartilage et en partie à sa portion
«''vuse. Celle de la quatrième s'attache presque entièrement à sa portion
■ ««use. Celle de la cinquième s'attache ù. tout son cartilage et à la partie
rrespondante de la portion osseuse. — Dans l'intervalle qui sépare les deux ornières fausses côtes, les fibres musculaires du diaphragme prennent *'iir^ insertions sur l'aponévrose du transverse, comme celles qui naissent 1* l arcade fibreuse externe.
Centre aponévrotique,'^ Fixée par sa circonférence externe au iwurtour i' la base du thorax , la portion périphérique du diaphragme se contint' -.i: sa circonférence interne avec le pourtour du centre phrénique. Toute* •" fibres qui la composent convergent, comme autant de rayons cuniii::>-^ vers ce centre commun qui en représente une dépendance, un simple ;:•' longement. H est à cette portion périphérique ce que la ligne blancbo r-* aux muscles oblique et transverse de l'abdomen. Comme celle-ci, il n e\ *' pas par lui-môme ; les fibres tendineuses qui les constituent Tune etlai. '• émanent toutes des larges muscles situés à droite et à gauche du ;1^^ médian : la ligne blanche est le centre aponévrotique de& muscles de la. domen ; ce centre est la ligne blanche du diaphragme. Sur la paroi al^ minale, la ligne blanche est allongée dans le sens longitudinal, pûivt •; l'intervalle au niveau duquel toutes les fibres tendineuses se renconlrcTi'. allongé dans ce sens et plus étroit ; sur le diaphragme, elle est ail :>. • dans le sens transversal, parce que les parties latérales ou costales du m .-< restent très -éloignées, tandis que les parties antérieure et postérieur^ rapprochent au contraire beaucoup; elle est convexe en avant et c^»u* r en arrière, parce que les parties antérieures sont courtes et les po?téiitn.r « relativement très-longues. — Lo ligne blanche abdominale ne compr. dans sa composition que trois ordres de fibres, les premières detcendiii-les secondes ascendantes, les dernières transversales; celte structure fdonc assez simple et facile ù démêler. La ligne blanche diaphragmatiqiu formée de deux principaux plans de fibres, l'un anléro-postérleur, 1.: r transversal, constitués l'un cl l'autre par des rubans d'inégale largeur : s'entrecroisent en se superposant alternativement. A ces deux plan? h . gnent des bandelettes tendineuses obliquement descendantes de dr •. • gauche et de gauche à droite, qui croisent aussi les précédentof, • ' ' sont croisées elles-mêmes par d'autres bandelettes semblables dont 1 . quité n'est pas la même. Le centre aponévrotique offre donc la plus gr.i analogie avec la ligne blanche ; il n'en dilTère que par quelques traits d i: importance secondaire : par sa direction transversale ^ par sa largeur : * grande, et surtout par sa structure plus compliquée.
Orifices du diaphragme. — Des trois orifices que présente le diaphrajile plus grand est celui qui donne passage à la veine ca\e ascendante: mensuite l'orifice aortique ; puis l'orifice œsophagien.
L'orifice destiné à la veine cave inférieure adhère d'une manière a- : intime aux parois de cette veine. Nous avons vu qu'il est situé sur le ce: *• phrénique, à l'union de la foliole moyenne et de la foliole droite. 11 ^e r\ proche en général un peu plus du pilier du diaphragme que des fibrci m • culaires diamétralement opposées. Son contour, entièrement fibreux, t* irrégulièrement quadrilatère. Deux de ses bords sont constitués par le? l . delettes tendineuses dirigées dans le sens transversal; les deux «utr^ ;^^* des bandelettes dirigées dans le sens antéro-postérieur. Mais trèsK^uv on remarque aussi sur un ou plusieurs points de ce contour d'tutrt*^ l^:delettes obliques qui en couvrent les angles; il ofl're alors une figure ir^< gulièrement circulaire.
RÉGION THORACO-ABDOMINALE. 261
L*orifice aortique, limité en arrière par la seconde vertèbre lombaire, sur les côtés et en avant par l'arcade Gbreuse des piliers du diaphragme, répond quelquefois à la ligne médiane, mais se trouve en général un peu plus rapproché de la partie latérale gauche du rachis. Il adhère en avant aux parois de l'aorte par un tissu cellulaire assez dense, et sur le reste de son contour par an tissu cellulaire très-lflche. Cet orifice est allongé de haut en bas et d'avant en arrière. Ses dimensions et sa figure varient : lorsque les piliers restent très-écartés, il est plus Iar{;e et offre une figure parabolique. Lorsque \ei piliers se rapprochent au point de s'entrecroiser par leurs fibres les plus élevées, il devient plus étroit et prend la figure d'un ovale dont la grosse extrémité se dirige en bas. Si les piliers se rapprochent plus encore, il prend U figure d'un ovale dont la grosse extrémité est tournée en haut.
1/orifice œsophagien diffère beaucoup des précédents. Le contour de I t'ux-ci est entièrement aponévrotique, d'où il suit que leur diamètre et leur figure ne varient pas sous l'influence des contractions du muscle, et que les vaisseaux auxquels ils donnent passage ne sont pas exposés à être comprim>^$. L'orifice oesophagien est au contraire entièrement musculaire. Son • •'Dtour adhère aux parois de l'œsophage par un tissu conjonctif dense, en firle que ce conduit ne peut ni monter, ni descendre, et conserve avec le diaphragme des rapports constants. Il est situé au-dessus de l'orifice aortique , sur un plan antérieur à celui-ci, très -près de la ligne médiane , a laquelle il répond par son bord droit. Allongé de haut en bas, arrondi supérieurement, terminé en pointe inférieurement, l'orifice œsophagien n'présente une sorte d'ellipse musculaire ou de boutonnière dont le côté droit est formé par le faisceau émané du pilier gauche, et le côté gauche ;»ar le faisceau plus considérable détaché du pilier droit. Cette boutonnière a pour limite en bas l'entrecroisement des deux faisceaux qui précèdent, doù sa disposition anguleuse. Elle a pour limite en haut ces mêmes fais- •vaux qui se recourbent pour s'entrecroiser de nouveau par leurs fibres les plus rapprochées; ici encore c'est le faisceau musculaire né du pilier gauche qui passe au devant du faisceau appartenant au pilier droit. Ce second entrecroisement sépare l'orifice œsophagien du centre phrénique ; sa hauteur est de quelques millimètres seulement.
l'ne très-mince languette charnue descend du bord gauche de cet orifice ri vient se perdre sur la partie correspondante de l'œsophage. Quelquefois il eiistedeux languettes plus petites qui proviennent de chacun des bords de 1 orifice œsophagien, et qui descendent au devant de l'œsophage, sur lequel V. Rouget a vu leurs fibres s'entrecroiser.
Ike la partie inférieure du m(>me orifice part un second faisceau, plus \iTze que le précédent, dont l'existence a été signalée également par ^Mn»low. Ce faisceau semble se diriger vers le mésentère. M. Hougct, qui a ' Herché à connaître son mode de terminaison, pense aussi qu'il va s'attacher ' 'F c<* repli ; mais il n'a pu réussir cependant à le poursuivre aussi loin.
Ba^porti du diaphragme. — La face inférieure ou concave du diaphragme r<poud en arrière et sur la ligne médiane ù la veine cave ascendante, au I>aucréas et aux vaisseaux spléniques ; une mince lame fibreuse la sépare de
toutes ces parties. En arrière et à droite , elle est en contact immédiat avei le rein et la capsule surrénale. Un peu plus haut, elle se trouve en rapp^n immédiat aussi avec le bord postérieur du foie. Dans le reste de son étend. «^ cette face est recouverte par le péritoine, qui lui adhère faiblement et qu! la sépare de la face convexe du même organe, de la face externe de la rate, de la grosse tubérosité et de la face supérieure de Testomac.
La face supérieure ou convexe du muscle , très-fortement inclinée en arrière, répond par sa partie antérieure et médiane au péricarde et an ca-ur. qui s'appuie largement sur elle, d'où la facile transmitsion de tes battements à la région épigastrique. Sur la circonférence de cette surface d'appii. le feuillet flbreux du péricarde s'unit si solidement au centre aponé^rtique, qu'il a pu être considéré comme une expansion de celui-ci. De ch^v ^ côté, cette face est en rapport avec la plèvre, et la base excavée de* (>".mons qui la recouvre entièrement dans les grandes inspirations, mai? qu remonte vers sa partie médiane dans les inspirations ordinaires , et [>!li encore au moment de l'expiration. De cette variabilité de rapports il j . ' que sur les côtés et en arrière la partie périphérique de la face supérieurs'applique aux parois du thorax, dont elle n'est séparée que par la plèvre. Lr remontant ainsi pour s'accoler à ces parois, elle peut s'élever jns/ii^ ^^ niveau de la dixième côte. Mais le point le plus culminant de la face s>i][^rieure s'élève beaucoup plus haut ; il répond, dans l'état le plus habitutl -^ la respiration, à la cinquième côte à droite, à la sixième côte à gauche. Fj' bas, et sur la ligne médiane, la face supérieure prend l'aspect d'une p*ù ■ tière qui embrasse immédiatement Taorte et l'œsophage.
i^ctton du diaphragme. — Le diaphragme est l'agent principal de Tin-piration. Il dilate largement le thorax et le dilate dans tous les sens à la f* .>. Pour nous rendre compte de son action excentrique si imprévue et si étra!tj au premier aspect, rappelons d'abord que lorsqu'un muscle se contract<\ i agit avec la même intensité par ses deux extrémités: si ces deux extrême s'attachent à des parties également mobiles, celles-ci se déplaceront de la mt n)* quantité; si elles s'insèrent à des parties inégalement mobiles, ces nkG>-^ parties se déplaceront eu raison directe de leur mobilité. Or, les fibre» c l- Iractiles du diaphragme montant obliquement de sa circonférence \rr> lr centre phrénique, agissent par leur extrémité supérieure sur ce a-utr qu'elles abaissent et par leur extrémité inférieure sur les côtes qu t..'» élèvent.
L'abaissement de la partie centrale a pour résultat l'allongement du d ymètre vertical de la poitrine. Ce diamètre s'allonge peu sur la ligne médiaL^ où le centre phrénique présente moins de mobilité; il s'allonge beauK'u, plus sur les parties latérales qui correspondent à la base des poumons.— * ' parties latérales cependant ne s'abaissent pas en totalité. L'abaissement ^n» 1" sur la partie correspondante du centre phrénique; 2* sur lesfibre$ ci" i'nues qui font suite à ce centre et qui sont recouvertes par la base dr5 p>- .mons ; 3" suf l'extrémité supérieure des fibres charnues qui sont appliqu*-^ aux parois du thorax, lesquelles se détachent alors de ces parois pourdr^eu:: aussi sous-jacentes aux poumons. Cette portion de la pérfphérie du mu><i'-
RÉGION THORAGO-ABDOMINALE. 263
qui est verticale et contigaê aux parois ttioraciques diminue donc de hau« leur au moment où la poitrine se dilate ; elle s'allonge au contraire au moment où elle se resserre, et varie ainsi d'une manière intermittente sans 5 effacer complètement, dans l'état habituel de la respiration. C'est seule* ment dans les grands mouvements respiratoires qu'elle abandonne entière • ment les parois costales.
En élevant les côtes, le diaphragme allonge les diamètres transverse et aaléro*poatérieur de la poitrine. Le mécanisme de cet allongement a paru longtemps problématique. Il est cependant de la plus extrême simplicité s fùvU edU qui s'élève se porte en dehors ; ce fait anatomique que J'ai signalé le premier, Je crois, en 18A7, est aujourd'hui admis par tous les auteurs. Or, lie roc^me que les c6tes ne peuvent s'élever sans se porter en dehors , do même elles ne peuvent se porter en dehors sans repousser en avant le ster-» num, auquel elles s'unissent, c'est-à-dire sans agrandir aussi le diamèlre antéro-postérieur du thorax.
Le diaphragme dilate donc cette cavité dans tous les sens; trois ordres de faits le démontrent : les uns sont empruntés à la physiologie expérimentale, tes antres aux expériences électro-physiologiques, les derniers à l'observation clinique.
I"" Faits empruntés à la physiologie expérimentale. -^ Pour prouver que le diaphragme, en se contractant, élève les côtes et les porte en dehors, Galien liait et quelquefois coupait les nerfs qui se rendent à tous les autres muscles tn<pirateurs. Ceux*ci complètement paralysés, le mouvement d'expansion de la base du thorax continuait. En 1843, MM. Beau et Maissiat ont répété l'ex* p<>rience de Galien en la modifiant, le résultat a été le même : le diaphragme, >'>lé, agissant seul sur les côtes inférieures, continuait à les élever.
2"* Faits empruntés à Pélectro^hysiologie. — En 1850, M. Duchenne(de Boulogne) a soumis & l'excitation électrique les nerfs phréniques, en plaçant h's rhéophores de son appareil d'induction sur le point où ces nerfs croisent le «calène antérieur. A l'instant même, les côtes diaphragmatiques du côté nciié s'élevèrent en se portant en dehors. L'électrisation simultanée des deux nerfs produisit la même expansion des deux côtés à la fois.
Vais on pouvait objecter que Télectrisation dirigée sur les nerfs phréni* ques à travers les parties molles qui les recouvrent s'irradiait vers d'autres muscles inspirateurs. Afin de lever cette objection, le même auteur, chez des sujets morts depuis quelques instants, fit passer un courant d'induction très-intense dans l'un des nerfs préalablement dénudé ; des phénomènes identiques avec ceux qui précèdent se produisirent aussitôt. Cette expérience oiïreune grande analogie avec celle de Galien, puisque le diaphragme, dans 1 une et l'autre, est le seul muscle qui entre en action; mais elle n'entratne *>ec elle aucune mutilation, et, sous ce point de vue, elle est plus concluante.
3* Faits empruntés à l'observation clinique, — Ce qu'on ne peut obsen'er ^'hez les animaux qu'au prix d'une grave mutilation, et ches l'homme à i aide d'un courant d'induction , la nature le réalise quelquefois ches ce dernier à la suite des fractures intéressant la troisième vertèbre du cou, et «otTies de compression ou de destruction de la moelle épinière & cette hau-
MYOLOGIE.
teur. Tous les muscles inspirateurs, autres que le diaphragme, sont ^\ 'T< paralysés; seul celui-ci se contracte encore, et les côtes auxquelles il ^d>tache continuent à s'élever et à se porter en dehors.
Des faits qui précèdent on peut donc conclure que le diaphragme airranL. la cavité du thorax, non-seulement de haut en bas, en s'abaissant, mkaussi de dedans en dehors et d'arrière en avant, en élevant les six dernitivs eûtes.
Comment se produit ce mouvement d'élévation? Magendie, en 1833. l us tribua au point d'appui que le muscle prend sur les viscères abdominaui. Ceux-ci, il est vrai, sont mobiles; mais les côtes le sont aussi. En même tenif'* qu'il déprime les premières, il élève donc les secondes; et le mou%-emtL: d'élévation se montre d'autant plus grand, que les côtes sont plus mobi)**' n les viscères plus résistants. Cette théorie était rationnelle. 11)1. B^au «t Maissiat cependant ne l'ont pas admise; dans leur travail publié en is:;. ils font jouer au péricarde le rôle que Magendie attribuait aux viscères o l'abdomen. Cette enveloppe qu'ils appellent le tendon creux du diaphraciu constitue pour le centre phrénique un moyen de fixité, et ce ceotre, aji^ immobilisé ou peu mobile, devient le point d'appui de la partie péripbériqi: qui attire les côtes en haut.— Entre ces deux théories on pouvait hésiter. H^i* M.Duchennc (de Boulogne) a montré qu'elles n'avaient pas la même val'i.r. et que la première était la mieux fondée. 11 pensa que si la théorie vi- Magendie était vraie , en enlevant au diaphragme son point d'appui , !•*• côtes cesseraient de s'élever. En conséquence, sur des chevaux i! ou^n: l'abdomen , détacha et abaissa rapidement les viscères. Or, le muscle nV'»^ vait plus les côtes, il les attirait en dedans. H n'était plus inspirateur, il * txi. expirateur. Dans le but de lui restituer ses fonctions normales, l'ault'ur. i l'aide de la main fortement appliquée sur le centre phrénique, Icnla de l .. rendre le point d'appui qui lui manquait. Les côtes, néanmoins, fur* : : attirées en dedans ; le diaphragme ne peut les porter en haut et en di h > qu'à la condition de s'appuyer sur les viscères sous-jacents, par l'i ' l'étendue de sa surface. Il conserve alors la régularité de sa forme: ir partie de sa portion périphérique reste appliquée aux parois coslaK'f.f: cette partie, verticalement ascendante, se comporte à la manière des muM.,/» réfléchis : c'est elle qui porto les côtes en haut et en dehors (1).
(1) Dùiphragme des mammifères. ~~ Dana les mammifères, comme cbei ITiosirrî'. t muscle se présente sous la forme d'une voûte qui sépare 1rs poumons des Tiscerr» ai-; -^ naui, en constituant a la fois un moyen de dilatation pour les urgancs de rhéautu»r ti i: moyen de cloisonnement pour la cavitô du tronc.
Diaphragme (les oise^ms. — Dans les oiseaux , ce muscle affecte une di>po^iti<>:: w . ' rente de celle qu'on observe dans les vcrlt^brt's supérieurs , que son existe nrr, tour ^ ' admise et méronnuo, l'tait encore probU-matique pour la plupart des onatomistc5, en 1^.' ^ cette é[>oque, je m'atturliui ii démontrer non-seulement qu'il existe, mais que sua Ji^! ment est en parfaite harmonie avec l'importance de ses fonctions. Deux pisns le cir ' Confondus a leur point de départ, ces plans s'isolent bientôt, |K)ur suivre, l'un nn** dirr trun»ferv;jle, l'autre nue direction oblique. — Le plan transversal, de forme thaoïu .-.rr «r {Mirte borizontiilemeut des cùles droites aux cCHes gauches, en s'appliipianl sur U ^^^<ficuif de> |»ouuiun.o. — Le plan oblique, saillant en avujit, concave en arrière, mI* j-I '•
RÉGION LOMBO-IUAQUE. 265
§ 3. — RÉGION LOMBO-ILTAQUE.
A celte région appartiennent : le petit psoas, le grand psoaSj le muscle .li'jque, le carré lùmbaire, et les intertransversaires des lombes,
Pr-paratûm. — Elle est très-simple. Après avoir détaché les viscères abdominaux , il
•• il. pour ilécouvrir les muscles de cette région, d'enlever Taorte, la veine cave, les cor-
(i<<*u ffnnd sympathique, les nombreux ganglions lymphatiques échelonnés sur le trajet
• ^ fji&seaux et des nerfs^ et enfin une mince aponévrose. On trouvera sur un premier plan
• N <Va\ psoas et le muscle iliaque; plus profondément, le carré lombaire et les intertrans* •(r>^ires.