‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 109 sur 390 · Grantf pioas · texte numérisé non relu

Grantf pioas

Ce muscle s'étend du corps de la douzième vertèbre dorsale au pedi trchanter. Dans le long trajet qu'il parcourt, il répond successivement, a.v parties latérales de la colonne lombaire, au détroit supérieur du basûn r! • la fosse iliaqueinterne, au bord antérieur de l'os coxal, sur lequel il »e rt> cbit, et enfin à l'articulation coxo-fémorale, qu'il contourne. Extrémeayi allongé, étroit et aplati supérieurement, renflé dans sa partie moyenne, terminé en bas par un tendon qui lui est commun avec le muscle iliaque > grand psoas est irrégulièrement fusiforme. On pourrait le comparer lu;*-. i deux pyramides triangulaires s'unissant par leur base un peu au-dessus :: pli de l'aine, dont la supérieure, par conséquent, serait seule libre et d i* blement plus longue que Tinférieure.

Insertions. — Il s'attache en haut : 1° à la partie inférieure du corps d- ;i douzième vertèbre du dos et des quatre premières lombaires; 2^ à tout*» ù hauteur des disques intervertébraux échelonnés sur son trajet ; 3* a la bi*^ des apophyses transverses des vertèbres correspondantes.

Les insertions au corps des vertèbres se font par des fibres teodineuw'. très-obliquement dirigées en haut et en dedans. Les insertions aux dL^ .-« intervertébraux ont lieu par des fibres semblables, mais plus nombreux ^ '' plus courtes encore. Dans l'intervalle compris entre les premières et 'r» secondes, on remarque une arcade fibreuse qui les relie les unes aux ftu'r^ et qui recouvre la moitié ou les deux tiers supérieurs du corps de ch^: vertèbre. Sous ces arcades passent les artères et veines lombaires, ainsi c^les filets nerveux unissant le grand sympathique aux nerfs émanés df i moelle épinière. Les insertions aux apophyses transverses sont repr^?^^técs par des languettes musculaires étagées et comme imbriquées de bj en bas.

Les fibres charnues parties de ces diverses origines forment par leur < vergence un faisceau, d'abord très-grôle et aplati transvcrsalemeot, qui ^ porte en bas, en avant et un peu en dehors, en augmentant progressi%eiD<de volume , de manière à atteindre sa plus grande épaisseur sur le detr supérieur du bassin. De sa partie postérieure et externe, on roit nà-ralors un tendon , caché d'abord dans son épaisseur, qui suit la même diT^tion et sur lequel viennent s'insérer aussi de haut en bas toutes les fibr^ imuscle iliaque, en sorte que dans leur partie terminale ces deux mu^ '.-* se trouvent confondus. Ce tendon, entièrement recouvert par les 6br»> musculaires en avant, en dehors et en dedans, devient libre en arri^rv . tniveau de la gouttière que lui présente l'os iliaque , gouttière limitée < a dehors par l'épine iliaque antéroinférieure, en dedans par l'émiDeocr il. pectinée. 11 descend ensuite sur le ligament capsulaire de U hanche, di-ui

REGION LOMBO^ILIAQUE. 267

V sépare une boune séreuse, constante, très4illongée, communiquant quel- ^ui^fois avec Tarliculation , se prolongeant en haut jusqu'à l'éminence iliol'tctinée, et en bas jusqu'au voisinage du petit trochanter ; puis se contourne *'n saplatissant dans le sens transversal, et s'attache au sommet et à toute la fite antérieure de cette apophyse. Les fibres charnues qui occupent son Sird antérieur l'accompagnent jusqu'à son insertion pour aller se fixer sur la ligne rugueuse étendue du petit trochanter à la ligne flpre du fémur.

Rapports. — Pour l'étude de ces rapports , il convient de considérer au :>H>a:» : une face externe, une face interne et une face postérieure.

Sa face externe devient antérieure inférieurement. Elle est recouverte, en haut, par l'arcade fibreuse qui donne attache au diaphragme ; plus bas, par ir rtfin et le péritoine, par les vaisseaux spermatiques ou utéro-ovariens, par i ureti'^re qui la croise à angle très-aigu, et par le petit psoas, lorsqu'il existe.

Sa face interne' répond aux parties latérales des quatre premières vertèbres iv* lombes et aux ligaments interosseux qui les unissent. Elle est ségarée du (4>rps de la cinquième par un espace angulaire que remplissent des gan- »r!ions lymphatiques et du tissu cellulo-adipeux. Plus bas, elle surmonte le .»trr>it supérieur du bassin, qu'elle rétrécit, et devient alors contigué à l'artère et à la veine iliaque externes. Au devant de l'articulation de la hanche, ttte face répond au muscle pectine. Immédiatement au-dessus du petit 'r.A hanter, elle est séparée de ce muscle et du petit adducteur par une large '•tirse séreuse.

>a face postérieure est en rapport au haut : i^ avec le carré des lombes dont la séparent les branches antérieures des nerfs lombaires et le feuillet antérieur de l'aponévrose du transverse ; 2* avec les apophyses transverses •i<! toutes les vertèbres lombaires ; 3« et dans l'intervalle de ces apophyses \y^c les muscles intertransversaires, qui semblent, au premier aspect, en '««nner une dépendance. Plus bas, cette face s'applique au ligament ilio- .umbaire et au muscle iliaque ; séparée d'abord de celui-ci par une couche t-lluleuse et par le nerf crural, elle s'en rapproche de plus en plus et ne Urde pas & se confondre avec lui.

La portion charnue du grand psoas présente quelques attributs qui lui «•at propres. Les fibres dont elle se compose ne sont unies entre elles que l'U un tissu conjonctif peu abondant, très-fin et très-l&che, d'où la facilité -iwc laquelle le pus provenant de la carie des vertèbres lombaires fuse dans

' paisseur du muscle, qui peut se transformer alors en une large cavité fusiforme.Ces fibres sont moins résistantes et s'altèrent rapidement, d'où aussi .1 facilité avec laquelle le muscle se laisse déchirer lorsqu'on cherche à . illoDger. Elles semblent douées d'une nature plus délicate, au moins dans ) .elques espèces animales, et particulièrement chez le bœuf, dont le grand :.^ja5, sous ce point de vue, occupe une place à part dans le système muscu-

•ure ; il figure sur nos tables sous le nom de filet , et s'y montre avec assez

: avantages pour occuper un rang toujours distingué, môme parmi les mets

t- plus recherchés.

jf lion.^ lorsque le psoas prend son point fixe en haut, ce qui a lieu par i*\omple dans la progression, il fléchit la cuisse en lui imprimant un mou-

MYOLOGIE.

veinent de rotation en dehors. C'est ce muscle qui , en raccourcirent ,' membre, détache la plante du pied de la surface du sol. — Dans la ftat c verticale, les psoas prennent au contraire leur point d'appui sur le fem .r. ils tendent alors à fléchir le tronc. S'ils se contractent ensemble, le tr*rii ^ porte directement en avant; si l'un d'eux seulement entre en acti<vj.^: même temps qu'il fléchit le rachis, il l'incline de son côté.

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