‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 111 sur 390 · IV. — Carré lombaire · texte numérisé non relu

IV. — Carré lombaire

Le carré des lombes est situé sur les parties latérales de la colonne lombaire , au devant des muscles spinaux. Il s'étend de la crête iliaque à la douzième côte. Allongé de haut en bas, aplati d'avant en arrière, ce muscle rc\èt la figure d'un rectangle qui serait un peu plus large inrérieurement que supérieurement.

Insertions. — 11 s'altache en bas : 1® sur toute la longueur du ligament ilio-lombairc ; 2^ et au delà de ce ligament sur la crête iliaque, dans l'étendue do 3 ou 4 centimètres. Ces insertions ont lieu par des fibres aponévrotiques, d autant plus longues qu'elles sont plus externes, croisées inférieurement j'âf d'autres fibres transversalement dirigées. A ces fibres succède un plan

• hamu qui se porte en haut et en dedans, et qui ne tarde pas à se diviser en cinq faisceaux. Le plus externe de ceux-ci, qui est aussi le plus long, monte vers le bord inférieur de la douzième côte, pour s'insérer sur sa luuitié interne par de courtes fibres tendineuses. Lcs.suivants, d'autant plus 'Miqncs qu'ils deviennent plus inférieurs, vont se fixer chacun par une liDgiiette aponévrotique à la partie antérieure de l'apophyse transverse des ^.:atro premières vertèbres lombaires.

Au devant de ce plan charnu obliquement ascendant , on observe quel- '^jffuis deux minces faisceaux musculaires qui naissent de l'apophyse transwr«c des troisième et quatrième vertèbres des lombes, et qui se portent en iiaut et en dehors, vers la dernière côte, à laquelle ils s'attachent par une lamelle aponévrotique.

Rapports. — Le carré lombaire, par ses connexions avec l'aponévrose postérieure du transverse, offre une remarquable analogie avec le muscle droit di' labdomen. Comme celui-ci, il est logé dans une gaine fibreuse qui l'isole à*' toutes les parties voisines. Sa face dorsale, doublée par le feuillet moyen de l aponévrose du transverse répond aux muscles spinaux, qui la débordent »u peu en dehors. Sa face abdominale, recouverte par le feuillet antérieur •-0 la même aponévrose, est en rapport avec le psoas en dedans, le rein, le

il'jR et le péritoine en dehors. Son bord externe, oblique en haut et en Otdaos, occupe l'angle de séparation des feuillets précédemment men-

i- nnts.

Action. — Par celui de ses faisceaux qui répond à son bord externe , le c«né des lombes abaisse la dernière côte et se range ainsi au nombre des ni-jsclet expirateurs ; sous ce point de vue, il peut être considéré comme

• antagoniste des scalènes. Par ses faisceaux transversaires , il incline la "•lunne lombaire de son côté, lorsque sou action est isolée, et concourt à la maintenir dans son état de rectitude lorsqu'elle coïncide avec celle du muscle opposé. — Dans le décubitus dorsal, ces muscles prennent leur point ti\e lar le rachb, ils contribuent alors à imprimer au bassin un léger mou*

MYOLOGIE.

vement de bascule en vertu duquel Tune des crêtes iliaques s'él^fe, ial:^ que l'autre s'abaisse.

'rC'.

Ces muscles, au nombre de cinq, se présentent sous la forme de |* plans quadrilatères, remplissant Tintervalle compris entre les afv>;'t'W transverses des vertèbres lombaires. Le plus élevé occupe resp«<.t :. sépare l'apophyse transverse de la dernière dorsale, de celle de la pn^ir. r* lombaire; le plus inférieur est situé entre la quatrième et la cinq^/*::! lombaire.

Ils s'attachent par leur bord supérieur à l'apophyse transverse de U \''> tèbre qui est au-dessus, et par l'inférieur à l'apophyse transverse dv la vr^ tèbre qui est au-dessous. — Leur face postérieure répond au sacro*lomiM.j' et au long dorsal; l'antérieure au grand psoas.

Ces muscles ont pour usage de rapprocher les apophyses auxquellf^ ^* s'insèrent, c'est-à-dire d'incliner les vertèbres lombaires de leur côie.

Parallèles des isUertranst}ersaires du ooti, du dos et des lombes. -^ t^n* : région cervicale, les intertransversaires sont disposés par paires et o.* . gués en antérieurs et postérieurs. Dans la région dorsale, ces ma&cle? ^ . représentés, ainsi que nous le verrons, par les intercostaux, distingriit-- : internes et externes. Dans la région lombaire, il n'existe qu'un mus4.U- p-^* chaque espace intertransversaire. Or, ces derniers correspondent-ib «^ intertransversaires antérieurs des régions plus élevées, ou aux intortra:versaires postérieurs? I^a réponse à cette question est facile : ils corre^f > dent aux antérieurs.

Pour le démontrer, je rappellerai brièvement qu'au point de vue 6 l'anatomie philosophique, la moitié antérieure des apophyses tramu>? du cou est une côte rudimentaire soudée au corps de la vertèbre d'uoe i^"et de l'autre à la véritable apophyse transverse qui est en arrière : ctti ccelte soudure que résulte la gouttière sur laquelle passent les nerCi cenii^-^ Les intertransversaires ftntérieurs sont donc des intercostaux, et les p-'^^r rieurs les vrais intertransversaires. —Dans la région dorsale, non-seuleiD« : les côtes restent indépendantes des apophyses transverses; mais eUes pn :/• nent un immense développement. Les muscles compris dans leur ioten^ • se développent aussi et prennent les mêmes proportions. Les intente? •« profonds, qui s'étendent de l'angle des côtes au sternum, sont les vrai» vAv:costaux; les externes, ou superficiels, qui s'étendent des apophyses tri-^ verses aux cartilages costaux, sont les intertrans\eraires.

Dans la région lombaire, les apophyses transverses, ainsi que nous 1 av avu, sont aussi des côtes rudimentaires, soudées par leur extrémité in^tr^au corps des vertèbres; les véritables apophyses transverses sont cuottituici par les tubercules qui surmontent les apophyses articulaires; «' " n'existent qu'à Tétat de simples vestiges chez l'homme et la plupart i'^ vertébrés supérieurs. Les intertransversaires lombaires appartienoenl à " à la série des intercostaux; ils sont les analogues des intercostaux iott-nn

RÉGION LOMBO-ILIAQUE. 271

et des intertransvenaireB antérieurs du cou. Dans la région lombaire, les irais intertransversaires font défaut, par suite du degré extrême d'atrophie uù sont deKendues les apophyses transverses.

¥1. — « ApaBévroM lanfeo-lllatiic on iucla lUaea.

Cette aponéTrose recouvre les muscles psoas et iliaque sur toute leur (^tendue. Elle forme avec la colonne lombaire d'une part, avec l'os iliaque de rautre,une gaine moitié fibreuse, moitié osseuse, dans laquelle se trouvent coQteaus ces deux muscles. Son épaisseur, sa densité, sa résistance, augmen* teot progressivement de haut en bas. Extrêmement mince, réduite môme à uue simple toile celluleuse, sur la partie supérieure du psoas, elle prend un caractère fibreux plus accusé sur la partie moyenne de ce muscle, au niveau de la fosse iliaque, et revêt au-dessus du pli de l'aine tous les attributs qui diâlinguent les aponévroses.

Le fascia iliaca s'insère, par son côté interne : i^ sur toute la longueur do la colonne lombaire, immédiatement en dedans du psoas; 2<^ sur la base du sacrum; 3* sur le détroit supérieur du bassin.

F^ar son côté externe il se fixe : en haut, sur le feuillet antérieur de l'apo- 'lêvrose transverse, en dehors du psoas; plus bas, sur le ligament iliol'Oibaire, et tout le contour de la crête iliaque.

Au niveau du pli de l'aine, cette aponévrose se comporte différemment en dehors et en dedans. En dehors, elle est recouverte par l'arcade crurale, 1 laquelle elle s'unit de la manière la plus intime, en formant avec celles-ci i"! le fascia transversalis un angle aigu qui clôt très-solidement sur ce point la cavité abdominale. En dedans, elle se prolonge à travers l'anneau crural, d une part, sur l'extrémité inférieure des muscles psoas et iliaque, qu'elle K compagne Jusqu'au petit trochanter; de l'autre, sur le pectine, pour se ciiniinuer au niveau de l'origine de celui-ci avec la partie correspondante de i aponévrose fémorale.

L'aponévrose lombo-iliaque n'est unie aux deux muscles qu'elle recouvre que par un tissu conjonctif extrêmement lâche et très-délié. Sur le muscle pïoas, ce tissu offre à peine quelques traces de tissu adipeux. Mais il n'en H pas ainsi pour la partie supérieure du muscle iliaque, sur laquelle ce dernier tissu se dépose çà et là sous forme d'Ilots, qui parfois se réunissent et constituent une large couche cellulo-graisseuse. Par sa surface externe, c»*tte aponévrose n'adhère également aux parties correspondantes que par un tissu conjonctif très-lâche, auquel se mêle aussi une portion variable de ''r lia les adipeuses.

Plusieurs branches nerveuses, dépendantes du plexus lombaire, cheminent d'abord dans le tissu cellulaire sous-péritonéal ; mais en descendant, elles se logent dans un dédoublement du fascia. Les vaisseaux iliaques externes, qui «emblent, au premier aspect^ simplement appliqués â sa surface antérieure, )oQt recouverts aussi par une mince lamelle née de sa partie inférieure et interne ; cette lamelle, après avoir passé sur les vaisseaux , pénètre dans rncavalion du bassin, où elle se continue avec la partie supérieure de l'aponi;> rose pelvienne.

MYOLOGIE.

l.e fascia iliaca est essentiellement constitué par des libres trans^tr^ très-apparentes, d'autant plus nombreuses et plus rapprocbées, qu'ellct^ à' viennent plus inférieures. Ces fibres embrassent donc perpendiculairenk / les muscles qu'elles sont destinées à brider dans leur situation. UU ^ *<montrent rares et faibles supérieurement, où ceux-ci s'attachent largemr . aux surfaces osseuses et n'offrent aucune tendance à se déplacer: tr»* multipliées et très-résistantes au-dessus du pli de l'aine, c'est-à-dire t. niveau de la gouttière sur laquelle ils se réfléchissent, et dont ils tendeot « sortir dans Tétat de flexion de la cuisse ou du bassin. A ce plan de tib-ttransversales et curvilignes vient s'ajouter un plan de fibres loogitudioa. représentées par le tendon du petit psoas. Ces fibres s'entremêlent aux \>:-^ cédentes, leur adhèrent étroitement, font corps avec elles, et renforcent irv notablement l'aponévrose lombo-iliaque.

§ A. — Région anale.

Klle comprend trois muscles, Vischio-coccygien, le releveur et le fphitt .r de l'anus. Les deux premiers sont pairs; le troisième est impair et médii .

Préparation. — Les mascles de la rt'gion anale forment le plancher de reica«.it bassin. Pour en prendre une notion complète, il importe de les étudier par leur farr . ricure et par leur face supérieure. Deux préparations sont donc tits-nécesMin>5.

l® Étude des muscies de la région anale par leur face inférieure. — Le sujr-; . :. couché sur le dos, fléchir les cuisses sur l'abdomen, di^lcnare la partie inférieure du fret enlever la peau de la région, ainsi que la couche adipeuse sous-jacente, en osant de genients, afin de conserver dans son intégrité le sphincter externe de raous. En prr^i . des parties superficielles vers les parties profondes, on découvrira toute la surface i muscle et l'on rencontrera une large excavation anguleuse qui sépare l'ischion du rroil'anus; celui-ci forme la paroi interne de l'excavation. En poursuivant la div^ectjoQ. li « . facile de le mettre en évidence. Pour terminer la préi>aration, excisez la (tartie n.ur* . grand fessier, détachez ensuite, couche par couche, le grand et le petit liganif>.:t ^ ' sciatique ; l'ischio-coccygien est immédiatement au-dessous de leur extrémité posténru rr

2® Etude des mérnes jfiiuscles par leur face supérieure. — On ne peut avoir uof . naissance exacte de la forme du plancher de l'excavation pelvienne qu'en l'examiniàti: ,^ -* face supérieure et dans son ensemble. Dans ce but, on enlèvera la plus grande partiparoi |N>stérieure de l'excavation, à l'aide de deux traits de scie obliques et contericrnu. r . < l>ar un troisième appliqué sur la partie inférieure du sacrum et transversalemeni d.r..:< sommet de cet os, soudé au coccyx, se renversera alors en arrière et lais^Ncm une \ .» ^ >uuiment large |)our détacher avec facilité toutes les partiesqui recouvrent les deux v .- ■ et les deux iscbio-coccygicns. Le rectum sera disséqué avec soin et conservé. Mai'» ui • vcra la vessie, les vésicules séniinalos, les vaisseaux et les nerfs, ainsi que luporK \: vienne imuiédiatement appliquée sur les muscles et adhérente à ceux-ci, afin de min ' libres du releveur jusqu'à leur extrémité terminale ou inférieure. Incisez alors la ^}ii> pubienne , puis renversez en dehors les deux moitiés latérales de l'cxc^ivation ; dans ct> ditions, les quatre muscles qui forment le plancher deviendront très-accessibles au > . et aux regards de l'observateur.

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