‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 118 sur 390 · V. — - AponêvroMt eu périnée · texte numérisé non relu

V. — - AponêvroMt eu périnée

Nous avons vu que les muscles de la région périnéale forment deux ( ouches superposées : une couche inférieure constituée par l'ischio-caverrieuX) le bulbo-caverneux et le transverse; une couche supérieure repré- «f'iitée par Vischlo-pubio-uréthral. A ces deux couches correspondent deux Liaines aponévrotiques, que leur situation relative permet de distinguer à\i<i'i en inférieure et supérieure, et pour la composition desquelles in 1er- \ieoornt trois plans fibreux parallèles.

Le plus superficiel de ces trois plans recouvre la couche musculaire superficielle : c'est Vaponévrose périnéale inférieure. Le moyen sépare la couche musculaire superficielle de la couche musculaire profonde : c'est Yapunét^rose périnéale moyenne. Le plus élevé sépare la couche musculaire pMfonde des releveurs et de la prostate : c'est l'aponévrose périnéale supérieure. Ces deux dernières ont été collectivement décrites sous les noms de injammi périnéal par Carcassonne, d'aponévrose moyenne du périnée par M. Denonvilliers, et ensuite par tous les anatomistes. L'aponévrose pelvienne représentait alors l'aponévrose périnéale supérieure. Mais il est préférable de laisser à celle-ci les noms d'aponévrose pelvienne, de fasciu pelvia, et de dédoubler l'aponévrose périnéale moyenne des auteurs, c'est-à-dire de res* dtaer à chacun des feuillets dont on Ta composée, l'individualité qui leur appartient. Les envisager ainsi, c'est d*ailleurs appliquer à leur étude les principes si bien formulés par l'auteur qui précède , et rendre au langage lottomique une précision qui était devenue nécessaire ; car sous le nom d'aponévrose moyenne , ou ligament de Carcassonne , on a compris Jusqu'à présent, non-seulement les deux aponévroses précédemment mentionnées, mais le muscle qui les sépare. Or, en groupant sous une commune dénomination trois plans si différents, on a jeté sur la description du périnée une

• ertaine obscurité; en les distinguant, nous éviterons, en partie au moins, de tomber dans cette confusion, et le mode de constitution de cette impor* tante région sera plus facile à saisir.

A. Aponévrose périnéale inférieure, — Cette aponévrose, de figure triangulaire, s'attache de chaque côté, sur la branche ischio-pubienne, en dehors de rischio-caverneux. — En arrière, elle recouvre et contourne de bas en Inut les muscles transverses pour aller se continuer profondément avec le bord postérieur de l'aponévrose périnéale moyenne. Sur la ligne médiane,

* lie sépare les fibres les plus inférieures du sphincter de celles du bulbo- (a\emeux. ^ En avant, elle se prolonge sur l'urèthre et les corps caverneux , puis se continue avec l'enveloppe fibreuse du pénis.

Sa face inférieure est recouverte en procédant des parties superficielles '>fn les parties profondes : 1* par la peau, qu'un raphé plus ou moins prononcé partage en deux moitiés symétriques ; 2« par une bouche musculaire t libres lisses qui adhère à la face profonde du derme, et qui se continue en ^^aot avec le dartos; S"* par une couche cellulo-graisseuse et les deux '«'uillets du fascia superficialis, entre lesquels cheminent de chaque côté

I orltro [n'Tini^ale infiTieure, uinsl que le» veines et !o nerf qui Yvampiigiienl.

Sa face »upériciirii s'applique aui muscles do U couche ■opeffcMte. auxqiieU l'unit nu tiesu cnnjonclif hicho. Six minces prolnfisementii'fl dËtochcnt : lieun médians, qui «'écartent pour reeouirir le» deui moifUili biilbo-caTcrnoux, el lui constituer une gaine propre; deux Ulénin.fal conlotirnent de dehors en dedans les ischio-caierneux pour leur (amt li une gaine particulière; et dcu\ postérieurs, qui descradcnl an itmi des muscles transveraes, en sorte que ccui-ci en reçaivenl égaleionil ■■ entnecompl*lc.!.aIoge:limilÉe,enbaBparrapon('vroscp(r!nfaI»' en haut par l'aponévrose périnéale mofenne , sur les eûtes par W Iscliio-pubiennes, se trouve donc subdivisée en six loges ou Gcconil aires.

Son bord postérieur, étendu de l'une 4 l'outre tubérosité is(lii«n«K, arrondi el conncie en arriére, établit les limites respectites An ripm anale cl périnéale. En se rélléchissant pour aller se continuer «tcc l'iç» névrose périnéale moyenne, il complète la loge inrérieurc du périnte. (U>1tc aponévrose parlicipe de la lénuilé el de lu taibictsr. des musde is-Jacent». K\h'. est mince, transparente, Irés-pcu résîstanic. i>peaiui l'bcx les individus bien musclé», on peut remarquer qu'elle se compta* k libres dirigées, pour la plupart, dans le sens transversal.

B. A ponéorot* périnéale moytnne. — Celle lame fibreuse, qui reprfwoit If feuillel iolérieur de l'aponévrose moj'cimc des auteurs, est plus forte que 1* préuMcnte, beaucoup plus prorondémenl située, et un peu moins élesduc. Ole ofTre, du reste, la même figure. Ses bords latéraux s'attacbeoi tam nui branches ischio-pubiennes, mais à leur lèvre interne, en lorle quibii trouvent sépares des bords correspondants de l'aponévioeo inreiieoRpe toute l'épaisseur des racines du corps caverneux cl du muscle qui I» embrasse. En arriére, elle se continue avec celle aponévnwe ; en «luliA se continue atec le ligament sous-pubien.

Sa face inférieure est recouverte de chaque cOlë par les muscle* iscb» ravernen\, qui ne lui sont unis que par un tissu cellulaire trés-Udu. i3t répond sur la ligne médiane ; 1° il la porlion mombraneu»<> de rurèlb» fn In traverse et lui adliére d'une manière intime ; 2* au bulbe qui lui uDk» ausri.mais moins solidement; 3* aux flbrci supérieures du bulbo^catmwei, au niveau duquel elle se continue avec la gntno propre de ce miatk- V aux libres les plus élevées du spliinclcr externe de l'anus, et du tnanrm qui longent 1rs précédentes et qui s'allacheni sur celte aponetroM.

Sa face supérienro rocouvro le muscle ischio-urélhral, dont «lie est tfjtféi do chaque cûlé par l'arlérc el tes veines honteuses inlomes, el au ttlsevair su partie mojenne par l'artère el les veines transverses ou butbenscs.

L'aponévrose moyenne, bien qu'elle contribue à former b fila 4 transverse prorond, ne saurait être considérée cependant rdonna àtùif \ (Itor celui-ci dans la situation qu'il occupe ; car ce muscle r'a éiUl^B^ aucune tendance à se déplacer. Elle a plutôt pour usage de lui olWr nr •orlace d'insertion el de le soutenir. Faisant partie du planchrr de l'tut-

RÉGION PÉRINÉALE. S87

Talion du banin, eUe ajoute tm résitlancc à celle du muscle mus-j'ccnt et ilo l'apoDévrose périnéale lupérieurG. Elle n'est pas, en un mol, un mojen ie i-onlenlion pour le muacle, maii un moyen de consolidation pour la partie Mlérieure du plancher pelvien, et un moyen de fixité pour l'urëthre, parilculièrement pour la portion membraneuse de ce conduit.

0. AponivroK périniale supérieurt. — FeuilUt tupérieur de Vaponèvroie mii/'K"* des auteur». — Cette lame aponévrolique, située immédiatement ii-dessus du rousclc ischio-bulbairc, présente les mêmes dimensions, la mi'roc Rgure, les mêmes insertions que celle située sur la fuce opposée de rr muscle. Elle se comporte aussi de la même manière relativement 1 l'urMhre, et n'en difTèrc, en réalité, que par sa situation et ses rapports. appliquée par l'une de ses Tares au muscle sous-Jncent, elle répond par

I autre : 1* au plexus veineux de Santorini, au muscle de Wilson, et à la pnwlile sur la ligne médiane; 2* de chaque cOté, aui parties latérales de Irmeloppe musculaire de cette glande, cl, sur un plan plus élevé, aux rel^^eurs de l'anus.

^ usages ne diiTèrenl pas de ceux de l'aponévrose moyenne. Elle doit l'ire considérée aussi comme un moyen de fixité et de proleclion pour l'uK'ihre, comme un moyen de renrorcemenl pour la partie antérieure du j'IiQcher de l'excavation pelvienne.

B. mCftOB perlacalc ekn la renime.

Elle comprend aussi quatre muscles, Vischio-cacemeux ; le bulbo-caver- Mux qui prend , chez la femme, le nom de constricUuT de la vt^ve; le iranKene, et Vitchio-uréthral, mieux nommé chez elle ischio-bulbaire.

1' /KUo-c<>v«m«ux.— Très-pelil, allongé, obliquement situé sur les racines dis corps caverneux qu'il embrasse à la manière d'une demi-gatne, ofTrant

II même disposition, les mêmes insertions, le mâme usage que chez l'homme. r^' muscle est en rapport, en dedans avec le coneiricteur de la vulve, inTélit'urcment avec une mince lamelle fibreuse, qui recouvre le muscle précéilent, et qui a été considérée avec raison comme l'analogue de l'aponévrose p'^rinéale inférieure.

f Constrictfur de ta vulve. — Pour montrer les analogies qui rapprochent le ronslricteur de la vulve et le bulbo-cavemeux, au premier aspect si dilTét>nl.>, je rappellerai que te bulbe de l'urëthre existe dans les deux seies. Miii ses deux moiliés sont soudées cbei l'homme. Elles sont si' partes au riiQlmre chei la femme, où elles prennent te nom de bulbe du vagin. Or, les <!i'ii\ moitiés du bulbe s'étant séparées cbei elle, les deux moitiés du butbor»crneu( se séparent aussi pour suivre la portion de l'organe à laquelle ell.i rorrcspondaiont. Le bull>o-caverneux, dans le sexe féminin, se présente )m<i sous la forme de deux plans curvilignes, alloi^és d'avant en arrière, •piMis de dedans en dehors , séparés sur leur partie moyenne par toute la brgeur de l'oriflce du vagin, mais se réunissanl par leurs cxlrémilés; il tcM'teounmot tous les attributs d'un sphincter, et Justifie très-bien le nom it constricteur de la vulve qui lui a ëlé donné.

1° tInerégionEuperHciel!e,€oaipo!«éedesiDUKlesqui>'4len4enl4ulh->ni au membre supérieur, ou muiclrt eectrintèquêt ;

3<> Une région profonde, région pariétale, conslildii' |iar le< iiiii>clni;u> TDal partie des parois thoraciquee, ou mutclet intrinietiue».

§ t. — Région tboraciqub ANTÎHo-LATéiiALE.

tlle comprend quatre muscles : le grand pectoral, le petit pectoral, k snus-clavicr et le grand dentelé.

Prè/iaration. — 1* ÉIcTcr le llKira\ el pltcrr 1c incnihrr lupjrlfur dai» l'itatorlm. m lie li'uilrc l« Hi'siid prclonl. 3' Knirc sur 1b partie mi^diiDcila tHetnam um incniod t'in'i' hlnule w lun^eur, vi sur \e ffanA pcuiaral Une autre indsion qui partira •}« I'cUi'biI' ■^ ricare de la |ir<!rédcnlf , |iuur ilcRvendre jusque «nr U paroi anwriearv da nrai -k r i> selle. 3* Soiilrier anrreuiiemenl l'une etl'aulrc Itireifte i«tte secoudr itieiiioBt ••> Mvhri aussi une Miiarr apuui'vrUK qui adhère au Uiusrlc suus-jacenl ; puis déoosTnr rrln '• " ilits^uant parai lèlemri il a se» fibres, t* A]>rHa\niTéluili<' Irt iiismiAnidu (cn») r**!" inriser sa portion rlatirulaire et la rigeier en bas |ionr inir la (toutiii'rr a raaranb >if ritrure du tendon et le» driix lames qui la roraienl. 5> Diiiut •'luuiie IraoïTvalmrw ' portion siernule sur sa partie irinïi'nni'; en la snulituut uvii' iiivnifir tuent, aa «rtn i i<vidence ses inserlioni aux canlUpra costaux. G' Iwlrr entin Ir trnilno du mmirk. '^ ri'ohnervei' ses atlailie» el la hiiUTM séreuse qui le scpHre du liii'i'iis.

t>e l'élude du Kfand pectoral on |iau>era a celle du petit. II .^nllU .IVulcier le jnaarf p-mettre le second a découvert.

Au-dessus du petit pcctnral se trouve lo lous-clatier que ma^^iuc une t'painc !•■( Bfiw Olle-ri sera inciru^ {ùrBllelement au muscle et ensuite ilélBi:b''c.

I.es trois musrlii qui rvcuuirent le grand denteli! éianl connus, na rittiatts la danw ^u^ sa partie movenuc, ainsi que le >niis-elavier, el l'on rcjeurra rii dalrara la adpa* l^paule. I<e Rmnd dentelé se troavapt alurs va fiiileiice «iMuutc ton titoimt, I §■■ bv de tcrrainci' &a pré|iaratiaa.

Le grand pectoral est situé au devant du tliora\ et du i-rcui de l'ahceD' Il s'étend de la clavicule et du steruuni à l'os du bra.s. Ijirge M iniiii< ' dedans, étroit et plus épais en dehon, ce muscle est njoaaé plutûi ^ ■ triangulaire.

Imertions. — 11 s'attache en dedans : l" à la partie Lonvexe du bort aairicur de la clavicule ; 1° à toute l'étendue de la face antérieure dn tlcmtn. 3" aux carlilages des sept premières cAles ; &° à l'apimévrose du tnoscle 4f«l lie l'abdomen.

Les insertions claviculaires ont lieu par des fibres rhamucs qui rvcoonoW lu moitié et quelquefois les deux tiers internes du bord antérieur de I m in» fiiiilc sa hauteur.

Les inserlions slernales se font par des (Ibres tendineuse» puallytn i ^ surface osseuse, adhérentes A celle-ci sur toule h;ur longueur, ilitMsrmoi' iiiiilinées, s'entre croisant sous des angles In^-aigu» il ^c lonlinuanl tu.* >■ liL;iie médiane avec celles du cAté oppoiié. LadisiatiL-e qui M-pore 1« SI»* < liaruucs des deux muscles est en général de 1 cl rnreinenl Ae 3 f^ liiiièlres : souvent elle ne dépasse pas un ci-iitimi'liv ; tbet rerlaio* ia^ vidu«,tn''i>-fortfmenl constitué», je l'ai vue se réduio' â ijuilquiranulItaMM r^t'iilemenl. Les fibres slemalcs les plus élevées se li\cril sur le ttnéw* a I ctno-masloidteo.

Let itucrtiona choadro-coslaliia dilVèreul beaucoup, suivanl qu'elles rûpanil«a< 4111 rarlilagcs des premières ou des di'rnièrcï câtea sternalcs. l.o granil petloral uo t'allaclie ou^ corlilagea di's trois priiinii>res côles que par ûl: In'i-pelilM languellus niUBCuluiros, loujoiirs Irùs-iapprochées du* bords du timum. Uaii îl s'iusère sur lo bord supârieur du quatrième par unu lur^a imni-lk charnue; ut sur 1« Liord supérieur du ciuquii^iac par udc aulru ''<■ plus large encore, laquelle se fixe en parlie aussi sur l'apotiûvrusi; M I.iIp correspondante. Let iuscrlions du muscle aux cartilages dec

^^ Fig. ÏÔU.

D fuJH'tu

la dcdua t ik la» oiil^rieiirp du siemam. — A. Lniigwuc ■poiitftru-

ii|ur!lr ri" faiscedM ViiiWnnu iiiriil»ge de lo MpliiliW cÙl*. — S. Laa-

■" '•■ —i-ifi -.■ (;.,,■ nu ciirtilBg« de la >iiiËui« tbXa. — 0, IjuigneUc,

' ' IIIII-. ii.'irr. [wr lv|De1le il ï'aluche sut ['«poo^rriMe du

' , I • I uIb du ftrind pecloril. — 8. Cette mtm* por-

■ iriieni<airaDTcr>i.'«cndcliur»p«UTaioiitT«r:Kin

■ ': |i]t;ili'; siiii fiii^i'euii uDt^rîcur plus ^ptù M abli-

202 MÏOLtKilK

ïixi^me cl acpUùme cfties se font i l'aJdc ili l'une supérieure et externe, ofTrant ucc l< :t ccntiaiëtrc*, l'autre iatcrae cl inférieuri Les fibres par lesquelles il s'attache ;l i . l'abdomen forment une languette charnin maires de largeur, qui constitue l'angle anl -I qui se trouve silui^c immédiatement <

lieux lamelles a^ ^ut'ur e[ une larspnr i(S t I |>ou moins large.

■ iiu'vrose du muscle dmil * Ixird nrrondi, de 3 ou 3{rsii • i-inrérifurdn graod pwtotii le In languette afouht^

liquc implantée sur le cartilage de la sixii^me cùU

l^s fibres charnues, nées de ces divers points, Tormcnt di supérieur ou clavicutaire, l'autre inférieur ou thorncique.

Le faisceau claviculairc se dirige eu bas ni eu dehors. Il est |[^9-épais et d'une épaisseur uniforme sur louie son étendue. — LitAtm thoraciquc rayonné, beaucoup plus large cl plus mince que le ptÉ^ liant, se rétrécit et s'épaissit cnsuilcdc plut eu plus. 11 comprend lr«i «fen (le libres ; 1° des fibres descendantes peu nombreuses , qui aaweal i» l> première pièce du sternum; 2° des fibres horiKutiraJes trèl-iniiltipUA. ;i ' des fibres obliquement ascendantes qui f.c conlournenl d'avuil m »mn< LU formant avec les préi édeutes une gontlit^rc il concavilé supérieur».

Ces deux faisceaux, séparés à leur point de départ [wr une lipie c .leuse et quelquefois par un espace Irianf;iilaire . se cunfondcDl in- j jiarlie moyenne du muscle.

lk)iistdéré dans sa partie terminale, le inirpit rharnu du grand p^L-lun] '^ Irirmé aussi de deux faisicaui, mais lr^s.dilTéremmcnl dispMés.cl qu.ur i* jioul distinguer qu'après l'avoir divisé sur ^a partie moyenne. IJi rroMm^ l'ii dehors sa moitié externe et en examin^ini \i- profil de la cimpe, « nni.irquc alors que cette seconde moitié se r riipuseï d'un hUcMaantifim. lri>s-large et tr<'>s.épaiff, obliquement dcso iiflrnl : cl d'un faitctau pottMiff. I>]us petit, plus mini-c cl obliquement asttnduul. I.e premier «t cmhU' portes fibres qui naissent de la clavicule cl de la moitié supérienn do «rniim ; le second, par celles qui viennent dp la partie ioférienn- de rd « ] des cartilages costaux correspondants et di r.(|M>néirose dit grand DbGfw. j

Au faisceau antérieur ou descLiidant su Ii une large et forte lame M- i

dîneuse qui va se fixer à la lévrc externe dr la eoulisse bîdpilale. tv m | biird supérieur on loil naître une élroilc banJL'Ictlc qui rvuKinliJinto* 1 ligomcntcapsulairede l'épaule, et de son bord inférieur uMlameUaploalap , <[Ui se perd dans l'uponévrose du bras. ~ l,e faisceau pootérietir oa oae» i iliinl se termine sur une lame tendineuse^ diluée en arrii^re de la yrfcifcrtt. | lanlOI phH large, tanlAt plus étroite que I imlérieure, qui le Bie ium* i biird evierue de la coulisse bicipilale, U-t dcii\ lami-s juitapcmVs bnnroc hfidon du grand pectoral. Kilos s'unisscnl en t'i m-ral par leur bord iofcrm.' l et prolongent ainsi jusqu'à Ibumérus la Koullién' du corps cbaniiL. U« indépendance, du reste, est rarement complète ; elles adhërmlpi i.>urs l'une à l'autre sur un ou plusieurs puints.

naiifxirU. — l.a face antérieure du grand p.'ctonil est rotxiutcrte fÊtftitrémité inférieure du pcaucter cervical, pur la ^liinile luanuuire, fimm

REGION THORACIQUE A NTERO- LATERALE. 393

m<'Jm développée chez la rcmme, rudimeotaire chez l'homme, et dans le ri';l>' de son étendue par la peau. Une lame Bbreuse mince el Irès-adhércnle U ^'parc de toutes ces parties.

U race postérieure répond : 1° par sa portion interne ou Ihoracique au ïkTnum, aui cartilages des sept premières cOtcs, aui muscles intercostaux, au grand dentelé, au sous-claiicr el surtout au petit pectoral; 2' parsa ;>iirli'in eiterue ou axitlairc, à l'attache scapulaire du même muscle, au ii'^^ilon de la longue portion du biceps brachial , au tendon commun h sa L'urKr portion et au coracu-huméral, et plusprorondémenl aux vaisseaux et ti.rfs du creux de l'aisselle.

I.n bnrd supérieur du muscle est séparé du deltoïde par un interstice cel- I )l<'ii^, linéaire en bat, mais plus large el triangulaire en haut. Cet intcr- -li.'c reçoit la partie terminale de la veine céphalique qui vient se jeter immédiatement uu-dessouade la clavicule dans la vejne sous-elavidre.— Son bord l^^r^ie^^, d'abord mince, reclilignc et obliquement ascendant, repose sur :i' l)<>rd correspondant du petit pectoral qui le déborde un peu. Sa partie rrmiiiale, plus épaisse et plus arrondie, décrit, dans l'attitude la plus habi- •■'.'■]],• du membre, une courbe dont la concavité regarde en bas. Ce bord îrme au-dessous des téguments une saillie lriH-apparenle,qui a été cepcn- <] .lit beaucoup exagérée par la plupart des statuaires.

Ar-iion. — Le grand pectoral a pour destination principale de rapprocher i tiras des parois du thorax.

V.a attirant l'humérus en dedans, Winslow el tous ses successeurs avaient iilmis qu'il pouvait le perler aussi en avant, de manii're ^ nous permettre 'li: croiser les bras et d'appliquer la main correspondante sur l'épaule du • ■'■le opposé. Les fibres antérieures du deltoïde, par leur contraction simuliiwe, ne faisaient que favoriser ce mouvement et lui donner plus d'éten- Aui. )i. Duchenne (de Boulogne) l'attribue au contraire exclusivement il ces ilmiii'res ; il se Tonde sur la galvanisation el sur l'observation clinique. H-'dait à ses seules forces, le grand pectoral serait donc simplement adduc-

•■hacuD de SCS faisceaux possède en outre des attributions qui lui sent ' <i>res. Dans l'attitude la plus habituelle du membre supérieur, le faisceau l'iticulaire soulève le moignon de l'épaule en l'attirant un peu en avanL ' l'ià lui que nous sommes en partie redctablcâ itc la faculté de porter sur 1.1 région acromiale des fardeaux plus ou moins lourds. Lorsque les mem- '■:■-■' ihuraciques sont transversalement étendus, M. Duchenne (de Boulogne) I <i>iistalé que ce même faisceau les ramt^ne liorizonlalement en avant; "rM]u'ils ont été verticalement élevés, il tes abaisse d'arrii^re en avant, en ■-- ramenant aussi à la direclion horizontale et parallèle. Il' faiiccau Ihoracique abaisse le moignon de l'épaule, dans l'attitude ordi- '. iirt' du bras. Lorsque celui-ci est transversalement étendu, il l'abaisse ea ■•■ ;">rlanl en avant. S'il est verticalement ascendant, il contribue à l'abaisser '■ jrritre en avant, el A le ramener sur les cfilés du thorax. Quelquefois le grand pectoral prend son point d'appui sur l'humérus; c'est ' '!"■ a lieu par exemple dans l'action de grimper. Il s'unit alors au grand

RÉGION THORACIQUE ANTÉRO-LATERALE. 293

moins développée chez la Tcmme, rudimen taire chez rhomme, et dans le rt'sie de son étendue par la peau. Une lame fibreuse mince et très-adhérente ia sépare de toutes ces parties.

La face postérieure répond : i° par sa portion interne ou thoracique au siernum, aux cartilages des sept premières côtes, aux muscles intercostaux, au grand dentelé, au sous-cla\ier et surtout au petit pectoral; 2® par sa portion externe ou aiillaire^ à l'attache scapulaire du même muscle , au t.riiluQ de la longue portion du biceps brachial , au tendon commun à sa oiirte portion et au coraco-huméral, et plus profondément aux vaisseaux cl rii'rr< du creux de Faisselle.

I.ebord supérieur du muscle est séparé du deltoïde par un interstice col- 1i]!< ux, linéaire en bas, mais plus large et triangulaire en haut. Cet intcr- >\kc reçoit la partie terminale de la veine céphalique qui vient se jeter immédiatement au-dessous de la clavicule dans la vejne sous-clavièrc.— Son bord i::rérieur, d'abord mince, rectiligne et obliquement ascendant, repose sur W bord correspondant du petit pectoral qui le déborde un peu. Sa partie icrminale, plus épaisse et plus arrondie, décrit, dans l'attitude la plus habit:;clle du membre, une courbe dont la concavité regarde en bas. Ce bord f »rme au-dessous des téguments une saillie très-apparente, qui a été cepen- •i int beaucoup exagérée par la plupart des statuaires.

Artion, — Le grand pectoral a pour destination principale de rapprocher l> bras des parois du thorax.

En attirant l'humérus en dedans, W'iuslow et tous ses successeurs avaient âJfflis qu'il pouvait le porter aussi en avant, de manière à nous permettre (ie croiser les bras et d'appliquer la main correspondante sur l'épaule du iiHê opposé. Les fibres antérieures du deltoïde, par leur contraction simultanée, ne faisaient que favoriser ce mouvement et lui donner plus d'étendue. M. Duchenne (de Boulogne) l'attribue au contraire exclusivement à ces dernières ; il se fonde sur la galvanisation et sur l'observation clinique. H«;dait à ses seules forces, le grand pectoral serait donc simplement adduc- *i'ur.

Chacun de ses faisceaux possède en outre des attributions qui lui sont piupres. Dans l'attitude la plus habituelle du membre supérieur, le faisceau (.li>iculaire soulève le moignon de Tépaule en l'attirant un peu en avant. </e:$tà lui que nous sommes en partie redevables de la faculté de porter sur iû région acromiale des fardeaux plus ou moins lourds. Lorsque les mem< iireâ thoraciques sont transversalement étendus, M. Duchenne (de Boulogne) ^ œustaté que ce même faisceau les ramène horizontalement en avant ; iitrsqa'ils ont été verticalement élevés, il les abaisse d'arrière en avant, en lu-s ramenant aussi à la direction horizontale et parallèle.

Le faisceau thoracique abaisse le moignon de l'épaule, dans l'attitude ordiriaire du bras. Lorsque celui-ci est transversalement étendu, il l'abaisse en !•' portant en avant. S'il est verticalement ascendant, il contribue à l'abaisser d arrière en avant, et à le ramener sur les côtés du thorax.

Quelquefois le grand pectoral prend son point d'appui sur l'humérus ; c'est '"«• qui a lieu par exemple dans l'action de grimper. Il s'unit alors au grand

MS MYOLOfilK.

bord ntUérieiir soni di*po»f cb sur iiiio ligne ronvexe dimt Ir- poinl \r pti lanl ri^pniid aux ciuquîèmc et sUiâme eûtes. Son bord poilérieut U«i>:\^ moiiia long est vertical et rccliligne. Le supérieur li*»-coiirt, prw zonlal. L'inrërieursuit une direction tri^s-obUquemeDlascendtnl»

Aeliun. — \'Aïc dîtTi're suivant que le muscle prend wn point d'appci m les l'Ole» ou sur l'omoplale.

Lorsque le Ihorgx reprÉSL-nfc son poinl fixe, il porte IVpauIe, en tiu haut et en dehors, en lui imprimanl un raouvemenl de rnlalion; ce mi ment ne s'opère pas, ainsi que l'avait pen^é Bichat, autour d'un aie pi par le centre du scapulum, mui« autour d'un axe, qui répond i l'atigk , rieur et postérieur de l'oa. C'est l'angle antérieur, selon H. Ducli«QBr, frf tourne autour de l'ongle postérieur immobile. Le grand dentelé a punr géni>re dans ce mouvement de rotation Is portion moyenne du trvp^ir, ri ] antagoniste le rhomboïde. Pendant qu'il se coniracle, ce dernier de plu» eu plus ne larde pas k contre -balancer son aciion ; l'omoplatofril peut plus se porter en avant se porte alors directement eo buiLCe est dont essentiellement rotateur el élévateur de l'épaule. Par m contractiuua il en deviendrait, selon Winslow, le principal soutien est chargée d'un fardeau plus ou moins lourd, opinion M. Duclienne (de Boulogne), qui dans ces conditionsa pu constater rois son complet relâcliemenl. Les véritables soutiens de l'épaula «wt le rhomboïde, la portion moyenne du trnpéïe el le faisceau da*ir grand pectoral.

Le grand dentelé trouve un poinl fine sur le bord spinal de I lorsque celui-ci o été préalablement porté eu haut et en dedans ]Mr Ir ) boïdc ; ses trois portions, devenant alors obliquement ascendaDli», il les cotes en haut et en dehors. Le» expériences électro-phT^inhigi^DO itmontrent, coutroiremcnt à l'opinion de Winslou, qu'il concourl A l'iDop linu, el qu'il doit Olre considéré comme le plus puiaiant des lus^niA auxiliaires, d'où les atliludes que prennent les malades meiiacéi de wt nilion, attitudes toutes destinées fi placer les omoplates dans In ntoUc-'^ l'inditions possibles de llxllé.

g 2. - RÉGtUN FARIËTALE.

I.a région pariétale comprend : les muscles inlercoslaux ealertm terne» qui i-ompli^tenl les parois du Itiorax en reliant l>'s cAIm ealr- 'îl^ les muscles surcostaux , simples faisceaux de renrorcemrnl dnt inlrniKua rxtenici; les muscles sous-costaux qu'on peut considérer c«iuiw DnrdT* dance des inlercotlauv internes ; et le triangulaire du tloroan.

i'ripnrvtioH. ~ Elle nr prfwnli- aurune difNrullé, Pnnr tarUtr m i* (nui rtltimm, il iatin A'eiAntr In muivIiH d< li r^fPnn ■nl^ro-lal^retr. laui, aimiU sur tVilrJmilé paMi^ri«ure ilf* préc^denu, s ilrflilr i^ donalt, wrni rvmutrrti par le Mrra-ldmlisirf «I Ir lung ilun*!; i ■irr m'nsKemtnl, un 1rs aifUrs en jiidcnre. — Pour tibirrirt I» ■nuvf iiOSiiX el Is Irisnpilsin! du stenutm , iIlTÏwr la ratlu! ihnrw.ii)iir nlvorl ilA'alIcr PDiuile 11 plein- sur loule son étendue.

congénère le muscle rhomboïde. Lorsqu'il combine son action avec celle du grand dentelé , l'omoplate se porte directement en avant. Quelquefois ce muscle prend son point fixe sur le scapulum ; il élève alors les côtes et devient inspirateur.

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