II. — Î
402 UYOLOGIE.
connu toai le ottm de muKle droit antériear, La première s'attKbean t> r! ■nlérieur de l'omoplalc, Ir^s-près du ligament tapsulaire de larticulit. . de l'épaule, el en partie sur ce ligament ; la lecunde s'insère au bord t: rieur de l'os iliaque , tn^s-près du ligament capsulaîre de l'arliculattuD é- i hanche, et en partie aussi sur ce ligament. L'une se fixe inrérieuKiDent ;...un épais tendon à l'ulÉcrAne ; l'autre, par uo puiuant tendon à la but <ila ru Iule.
La porlion externe du triccpe brachial qui prend let inaerliom fiiei tvr .• partie la plus élevée de la face externe de l'humérus, en remun(aiiljks;.t
Fig. 330.
Fig. 3U.
RÉGION CKURALË ANTËRO-EXTERNE. ^03
sa grosse tubérosité, est représentée sur le triceps crural par le vaste externe qui s'attache en haut sur la face externe du fémur et qui remonte aussi jusqu'à la base du grand trochanter.
La portion interne du triceps brachial attachée à la face postérieure de l'os do bras est représentée par le vaste interne attaché à la face antérieure dn fémur.
Comparées dans leurs connexions avec le système osseux, les trois portions du triceps fémoral sont donc disposées comme les trois portions du triceps hnméral, et présentent avec celles-ci une parfaite analogie.
Comparées entre elles, ces trois portions diffèrent par leur situation, leur direction, leur forme, leurs insertions et leurs rapports.
A. Portion moyenne, ou longue portion, muscle droit antérieur de la cuisse, — Le droit antérieur est superficiellement situé au-dessous et en dehors du Couturier, au devant du vaste interne et du vaste externe. Il s'étend verticalement de l'os iliaque à la base de la rotule. Ce muscle est allongé , assez épais, plus volumineux à sa partie moyenne qu'à ses extrémités, arrondi et birurqué en haut, aplati et confondu en bas avec les deux autres portions du triceps.
Insertions. — Il s'attache en haut à Tos iliaque par deux tendons : 1*^ par un jrrf>5 tendon, arrondi et verlical, tendon direct, à l'épine iliaque antérieure et inférieure, qu'il recouvre entièrement et dont le volume toujours considiTîiblc est en rapport avec celui de la longue portion du triceps ; 2° par un tendon aplati, perpendiculaire au précédent, mais beaucoup moins fort que crlui-ci, à la partie supérieure du pourtour de la cavité cotyloïde, sur une p'Ultière qui lui est destinée. Le second tendon, ou tendon réfléchi, est recou- M»rl par la couche superficielle du ligament capsulaire, qui le croise à angle droit, a\ec laquelle il se continue en partie par son bord inférieur et qu'il liiul enlever pour le mettre en évidence.— Aux tendons direct et réfléchi succède un tendon plus volumineux, vertical, qui s'aplatit en descendant, puis &*»panouit sur la moitié supérieure et antérieure du muscle.
De la face postérieure et des deux bords de celui-ci naissent les fibres charnues. Les internes se portent d'abord en bas et en dedans, puis en bas, en
fcnifre dr celui da droit antérieur pour aller se fixer aussi à la base de la rotule. — 6. Son kr..!un supérieur par lequel il s'attache k la base du grand trochanter. — 7. Vaste interne. ~ 8. Droit interne. — 9. Grand adducteur. — 10. Premier ou moyen adducteur. — 11. Pect ■.»'. — 12. Partie inférieure des muscles psoas.et iliaque. — 13. Moyen et petit fessiers.
Fijj. 321. — 1. Tendon du droit antérieur. — 2. Partie tic ce tendon qui s'insère a l'épine Il il'»» antéro-inférieure. — 3. Partie inférieure ou réfléchie par laquelle le môme tendon la'iarhe sur le pourtour de la catité cotyloïde. — 4. Vaste externe. — 5,5. Ligne celluleuse q il s« parc ce muscle du vaste interne. — 6,6. Vaslc inlerne. — 7. Aponévrose par laquelle I' ^iNle interne s*in<ère a la Imse de la rotule, — 8, 8. Couturier dont la partie supérieure a •^t»' cnlcTéepour laisser voir les muscles sous-jacents. — 9. Droit interne. — 10. Premier ou m >ypn adducteur.^ 11,11. Les deux extrémités du pectine dont la partie moyenne a été •-x »Me pour montrer le petit ou second adilucteur. — 12. Petit adducteur se divisant en ■^•li >rs en deux faisceaux, l'un supérieur, l'autre inférieur. — 13. Bord supérieur de la première portion ou |K>rtion supérieure du grand adducteur. — l^i. Obturateur externe. — 1j. Extrémité inférieure des muscles psoas et iliaque. — 10. Tendon du biceps fémoral. — lî l.iirament latéral externe de l'articulation du genou, obliquement recouvert par ce tendon. " Iti, 18. Fibro-cartilages interarticulaires du genou.
ÛOâ MYOLOGIE.
ri •'«
dehors et en arrière, en se contournant en denii-«pira1e ; les exlem«« obliq^ en bas en dehors à leur point de départ, se contournent de la nk^me numèr»». Elles forment ainsi deux groupes qui divergent à leur origine, qui cooirrgent à leur terminaison, et qui sont séparés, en avant, par une ligne ctW-ileuse, plus ou moins accusée, située sur la partie médiane du muscle. Tojî-ï s'insèrent à la face antérieure d'une large et très-longue aponévr\>$e d'^L* elles recouvrent la moitié supérieure.
Devenue libre, Taponévrose inférieure de ta longue portion du trkv - prend l'aspect d'un tendon rectangulaire de 10 centimètres de longueor r donne attache par son bord interne aux fibres les plus superficielles >. . vaste interne, et qui s'unit étroitement en arrière au tendon du vaste externe . Au-dessus de l'articulation, ce tendou s'élargit un peu, puis s'insère • tiers antérieur de la base de la rotule et à toute la face antérieure de art •-. en se continuant par sa couche superficielle avec la couche correspooda* *" du ligament rotulien.
Rapports. — Le droit antérieur est recouvert : dans son quart supén* • r, parle couturier et le tenseur du fascia lata superficiellement, par Ir p :.' fessier et le muscle iliaque sur un plan plus profond ; dans ses truis qu ir.* inférieurs par l'aponévrose crurale qui le sépare de la peau. — Il reci>^>rr l'articulation coxo-fémorale, le vaste interne, le vaste externe et le cul-de-^ * supérieur de la synoviale du genou.
B. Portion externe ou vaste externe, — Le vaste externe, situé à la par ' externe de la cuisse, s'étend de la base du grand trochanter à la rotule. 1^ trois portions du triceps, c'est la plus volumineuse. Il est aplati, lrè*4arc plus épais à sa partie moyenne qu'à ses extrémités, convexe en dehors, t. -• cave en dedans.
Insertions, — 11 s'attache en haut : l"" sur une crête rugueuse, %<*rlicA.'. qui occupe la partie antérieure du grand trochanter, et qui limite eo a^r ' l'empreinte à laquelle s'insère le petit fessier; 2** sur une crête horiaooiA " située à la partie inférieure et externe de la même saillie, au-desKHu •" t facettes qui donnent insertions aux petit et moyen fe siers; 3* sur la IferaDi externe de la bifurcation supérieure de la ligne âpre, en dehors du leurdu grand fessier, et en partie sur ce tendon; 4<* à toute l'étendue de la Ir «r externe de cette ligne, et à la cloison intermusculaire externe; &* à la par • la plus élevée de la face externe du corps du fémur.— I^s insertions qu'il prr..: sur le grand trochanter ont lieu par une épaisse et large aponévroce, r»^ plcndissante, à faisceaux parallèles, qui recouvre toute sa moitié supéneurles autres se font par l'implantation directe des fibres musculaires. Le o r;charnu, provenant de toutes ces insertions, est formé de trois ordre» i' fibres, dont les unes naissent de la face profonde de l'aponévrose ; les axitr** du fémur et de la cloiso i intermusculaire externe ; les dernières de la par*. ■ inférieure de cette cloison.
Les fibres nées de la face profonde de l'aponévrose se dirigent eo bt> • en avant, d'autant plus longues et plus verticales qu'elles viennent d . point plus élevé, d'autant plus courtes et plus obliques qu'elles v>ot p' inférieures. Elles constituent un plan vertical de 12 à %h rcntimètn*» ^
RÉGION CRURALE ANTÉRO- EXTERNE. à05
largeur, convexe en dehors, concave en dedans. Toutes se terminent sur la face externe d'une seconde aponévrose, remarquable aussi par sa longueur, sa largeur et sa résistance. Les plus superficielles circonscrivent, par leur implantation, une courbe à convexité inférieure, siluée à 3 ou /i centimètres au-dessous du corps charnu du droit antérieur, à 5 ou 6 centimètres audessus de la base de la rotule. Libre alors, l'aponévrose de terminaison, plus étroite et plus épaisse, se dirige en bas et en avant, s'engage obliquement sous le tendon du droit antérieur, en s' unissant par d'intimes connexions à celui-ci, puis s'insère aux deux tiers externes de la base de la rotule, et à la partie supérieure de son bord externe.
Les fibres émanées du fémur et de la cloison intermusculaire externe se portent très-obliquement en bas, en dehors et en avant, pour s'insérer sur la face profonde de l'aponévrose de terminaison. Les plus inférieures se confondent avec les fibres voisines du vaste interne.
Celles qui tirent leur origine de l'extrémité inférieure de la cloison intermusculaire externe forment un petit faisceau bien distinct, très-obliquement dirigé en bas et en avant, sous-jacent et parallèle au bord postérieur de l'aponévrose terminale ; il est continué par un tendon qui s'unit à cette aponévrose et qui se fixe avec celle-ci au bord externe de la rotule.
Rapports. ^ Le vaste externe est en rapport : par sa face exteftie, avec le tenseur du fascia lata, l'aponévrose fémorade et la peau ; par sa face interne, a^ec le fémur et la partie externe du vaste interne qu'il recouvre. Une ligne celluleuse, des vaisseaux et des nerfs, le séparent de celui-ci. Cette ligne de démarcation, très-apparente en haut, devient plus déliée en descen* dant et finit par disparaître.
C. Portion interne ou vaste interne. — Cette troisième portion du triceps s'étend : dans le sens vertical de la base du col fémoral à Tarticulation du genou, et dans le sens transversal de la lèvre interne à la lèvre externe de la ligne âpre. Elle embrasse la presque totalité du corps du fémur, à la manière d'une gaine qui aurait été longitudinalement incisée en arrière. Le vaste interne est aussi long et aussi large que le vaste externe, mais un peu moins épais.
Insertions. — 11 s'attactie en haut : 1« à la ligne rugueuse qui descend, en avant, du grand vers le petit trochanter, sans arriver jusqu'à ce dernier; 2* à une ligne oblique qui s'étend de l'extrémité inférieure de la précédente à la lèvre citerne de la ligne âpre, et qui représente pour celle-ci une truisième division, sa lèvre interne se bifurquant seule et sur un point plus élevé ; 3« à toute l'étendue de la lèvre interne de cette ligne et à la < loisoD intermusculaire interne; A^ à la branche interne de sa bifurcation inférieure ; 5^ à toute la longueur des faces interne et antérieure du corps de Tes et de ses deux borda antérieurs; 6° par quelques fibres à la partie la plus élevée de sa face externe.— Les insertions qui correspondent à la lèvre interne de la ligne âpre et à ses prolongements, se font par une courte et mince aponévrose qui se confond en partie avec Taponévrose d'origine des adducteurs. Les autres ont lieu par l'implantation directe des fibres musculaires. — Le corps charnu né de toutes ces insertions se porte verticalement
A06 MYOLOGIE.
en bas, en embrassant la diaphyse du fémur et en s'épaississant de pit» «-n plus. I^es fibres qui le composent suivent trois directions différentes et vterminent aussi différemment.
Les fibres externes se portent en bas et en avant. Elles se fixent sur Ub*^ profonde d'une longue, large et très-forte aponévrose qui descend \erti'*s* lement.
Les fibres moyennes, moins nombreuses que les précédentes , sont rer'icales. Elles s'insèrent aussi sur la face profonde de cette aponévr>«« . t • dedans des précédentes. — Les plus inférieures, c'est-à-dire celles qni misent de la face antérieure du fémur, à 8 ou 10 centimètres au-de«sii> drr U poulie fémorale, forment un petit faisceau particulier, aplati, vertical, q * vient se perdre sur la partie supérieure de la synoviale du genoa. «• faisceau, composé le plus habituellement de cinq ou six rubans muscnltîrra qui descendent en divergeant, a pour attribution spéciale d'attirer en hi le cul-de-sac supérieur de la synoviale, au moment où la rotule s'éK-vc t\ i» prévenir ainsi son pincement entre les deux surfaces osseuses : il porte î» nom de muscle sous-crural, dénomination qui rappelle une erreur f n ancienne. Pour la plupart des auteurs, en effet, l'ensemble des fibres exler î et moyennes du vaste interne constituaient autrefois la portion mou'tm^ :. triceps ; et cette portion moyenne , ils l'appelaient portion crurale. V.. ♦ H. Cruveilhier a fait remarquer avec raison que ces deux ordres do fib^ « devaient être considérées comme une dépendance du vaste interne, et q la véritable portion moyenne du muscle était représentée par le dr .' antérieur.
Les fibres internes se dirigent en bas, en avant et en dehors, en affe<!i t une direction d'autant plus verticale qu'elles sont plus antérieures et pi.* élevées, d'autant plus obliques qu'elles deviennent plus inférieures, bllr? «^ terminent sur la face superficielle de l'aponévrose commune, dont t'.'-^ recouvrent seulement la moitié interne et sur laquelle elles descendent j'.îqu'au niveau de la base de la rotule et même un peu au-dessous, en d^ -.vaut par leur implantation une grande courbe à convexité inférieure, »: à 5 ou 6 centimètres au-dessous de celle du vaste externe. — IK^gage* i* fibres charnues, l'aponévrose de terminaison du vaste interne se dihff • bas et en avant, en passant d'abord sous le tendon du droit antérieur qu croise à angle aigu , puis sous celui du vaste externe qu'elle croise cfa' ment, et s'insère à toute la largeur de la base de la rotule. Le tendoo ;-r lequel le triceps crural se fixe à la rotule, est ainsi composé de Xn^u pi * superposés : d'un plan antérieur appartenant à la longue portion, d'un ('moyen dépendant du vaste externe, et d'un plan profond proieoaot du ^*r* interne.
A ces trois plans, étroitement unis entre eux, mais cependant trf^ifti :• par la direction de leurs fibres, vient s'en ajouter un quatrième qui m*: 'aussi d'être mentionné. Du bord convexe du vaste interne et du ^a»le cttr' * on voit naître des fibres qui se dirigent, celles du vaste externe en btf r! < • dedans, celles du vaste interne en bas et en dehors, fibres asM^zmultiplim ^ part et d'autre, pour former une large expansion fibreuse, recouvrant tout U tendon du dnnt antérieur, toute la rotule à laquelle elle n'adhère que par
RÉGION CRURALE INTERNE. iil07
du tissu cellulaire, et tout le ligament rotulien, ainsi que la partie antérieure des coadyles du fémur et des tubérosités du tibia. Cette large expansion , parraitcmcnt distincte de Taponévrose fémorale, s'attache en bas sur la tubérosité antérieure du tibia et sur ses deux tubérosités latérales. Elle est a>«ez mince en dehors, plus épaisse et plus résistante en dedans. Le triceps fémoral présente donc deux insertions très-di (Té rentes : l'une supérieure, principale, à la base de la rotule ; l'autre inférieure, accessoire, à l'extrémité supérieure du tibia, dans toute sa largeur.
Rapports. — Par sa face profonde ou concave, le vaste interne embrasse le corps du fémur, dans ses quatre cinquièmes supérieurs ; il répond plus bas à la synoviale du genou. -* Par sa face superflcielle ou convexe , ce muscle est en rapport : en dedans avec Tiliaque, le psoas, le pectine, le premier et le troisième adducteurs dont il est séparé par les vaisseaux fémoraux , et in fé rie u rement avec le couturier, l'aponévrose et la peau; en avant avec le droit antérieur; en dehors avec le vaste externe.
D. Action du triceps fémoraL — Lorsqu'il prend son point fixe sur le fémur et le bassin, ce muscle est extenseur de la Jambe sur la cuisse. Ses trois portions concentrent alors leurs efforts sur la rotule qui favorise leur action en inclinant son tendon sur l'a^e du tibia. Dans l'attitude verticale, le triceps prend au contraire son point d'appui sur le tibia; il étend alors la cuisse sur la jambe, et la maintient dans l'état d'extension.
i'Ànq muscles composent cette région : le droit interne, le pectine et les trois ttdducteursy distingués d'après leur superposition et d'après leur volume respectif, en premier ou moyen, second ou petit, et troisième ou grand.
préparation. — Cotte préparation nécessite le sacrifice de la plupart des muscles des n'eiotiiv postt'rieure et antérieure. Si ces derniers ne sont pas encore connus, il importe donc <i CD preiidre d'aNord connaissance. De leur étude on passera ensuite sans |K*ine à celle des nu^r les de la région crurale interne qui seront déjà en pramle partie découverts. Si l'on •Itbui^ dans la di^<^irtion des muscles de la cuisse par la préparation de ceux-ci, on procédera de la manière suivante :
I» inciser longitudinulcnient les téguments et l'aponévrose de la cuisse depuis l'épine du pLhi^ jusqu'à la nioiti(* supérieure et interne de la jambe ; 2° sur cette incision, en abaisser di>u\ autres, qui s'étendront de son point de départ, la première vers l'épine iliaque antéro- ^uîKTÎ^ure, la seconde vers l'ischion; 3» délacher les euTcloppes cutanée et aponévrotique «•ir (outf l'étendue des parties interne et antérieure de la régitm; A** enlever aussi les vais- Vf aux et les nerfs pour découvrir l'insertion fémorale du pectine et des adducteurs ; 5" séparer '.f^ iiiUM'Ies les uns des autro, en suivant le tendon du droit interne jusqu'à la patte d'oie; 6 " tn lever les musrles de la région crurale postérieure, afin de mettre en complète évidence Irs attaches du petit et do grand adducteurs.