INJECTION ET PRÉPARATION DES ARTÈRES
1 axe des vaisseaux, les fibres contractiles participent à cette extension, et aa moment où les premières se rétractent, les secondes entrent en contraction. C'est de leur réaction simultanée sur la cause qui les allonge et qui les maintient dans cet état variable d'allongement que résulte la tetision des artères.
C. Résistance des artères. — Les parois de ces vaisseaux possèdent une certaine somme de résistance qui n'est pas la môme pour chacune de leurs tuniques. Lorsqu'on soumet une artère de moyen calibre à un allongement indéfini^ on remarque que les trois tuniques s'allongent d'abord simultanément. Mais à un certain degré d'élongation, les tuniques moyenne et interne se rompent irrégulièrement en travers, tandis que la tunique externe continue à s'étendre en se rétrécissant de plus en plus, et en prenant la forme de deux cônes unis par leur sommet tronqué; puis cette tunique se déchire X son tour sur le point le plus aminci, se rétracte alors et vient s'appliquer sur les deux orifices du vaisseau déchiré, en les obturant à peu près complètement.
Celte sériede phénomènes est celle que nous présentent tous les vaisseaux du même ordre dans les plaies par arrachement. Ils nous expliquent pourquoi ces plaies, si étendues qu'elles soient, ont pour caractère propre une absence à peu près complète d'hémorrhagie.
Les deux tuniques internes sont donc plus fragiles que.rexterne. Il suffit d appliquer un lien sur les parois d'une artère et de le serrer avec une force modérée pour les rompre aussitôt simultanément. Le froissement de ces mêmes parois avec un instrument métallique ou tout autre corps solide et résistant, produit un résultat semblable. Lorsque cette déchirure a lieu, les débris des tuniques rompues embarrassant la marche du sang, déterminent bientôt sa coagulation et amènent plus tard l'imperméabilité du vaisseau.