‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 245 sur 390 · Tronc île la né>.FnUriqne lap/rirar · texte numérisé non relu

Tronc île la né>.FnUriqne lap/rirar

ii|UF ilroile. — t. Kxln'inili' tiTminult de It nii iilrriqup* ri arradeii érh>'1 milices sur Irur Uiiji :. I>'<l'>n Irinsien*. — D. CAlnn dr>»ndanl. - — F. UuiHlénuui. — <). Pancréiu.

ARTËKKS VISCÉRALES DE L'AUDOxMEN. ô/i9

ï^ longueur, en décrivant une courbure dont la concavité se dirige à droite it vu arrière cl la convexité à gauche et en avant. I£llese termine à l'extré' uiKê iuférieure du repli mésentérique par une série de branches assez grêles qui se distribuent au csecum et à l'appendice cœcal.

DiMTière le pancréas, la mésentérique supérieure fournit quelques ramuscules qui pénètrent soit dans cette glande, soit dans les parois de la troiârmc portion du duodénum.

Immédiatement au-dessous du pancréas elle donne un rameau plus important qui se porte d'abord à droite, puis en haut, en abandonnant quelques divibions soit au pancréas, soit au duodénum, et qui se termine en s'anablomosant avec l'artère pancréatico-duodénale, branche de la gastro-épi- [i](»ïqiie droite. Ce rameau anastomotique présente quelquefois un volume i'oii?idérable ; dans ce cas, il se rend au foie et remplace l'artère hépatique, ou cunslitue une hépatique surnuméraire.

Dans le mésentère, la mésentérique supérieure se divise en deux ordres (li* branches : les unes partent de sa convexité, les autres de sa concavité. Les premières sont destinées à l'intestin grêle; les secondes ù la moitié droite du gros intestin, d'où le nom de coliques droites qui leur a été donné.

A. KrwMiM* 4e riat«04iB «réie. — On en compte de douze à quinze. Elles soDt volumineuses et d'un calibre inégaL Leur longueur varie aussi : les premières et les dernières sont les plus courtes. Toutes se dirigent en bas et en avant.

Après un trajet de 6 ou 8 centimètres elles se bifurquent; les branches r«''»ultanl de leur bifurcation s'infléchissent pour se porter l'une en haut, lautre en bas, et s'anastomosent entre elles par inosculation; ces anastomoses forment une première série d'arcades dont la convexité regarde l'intestin.— De ces arcades partent quarante ou cinquante branches qui se portent parallèlement en avant et qui se divisent également après un court trajet en rameaux ascendants et descendants, lesquels s'anastomosent aussi i^t produisent une seconde série d'arcades plus rapprochées du canal intestinal. ~ Celles-ci sont le point de départ de ramuscules plus ténus et plus li aubreux qui se comportent de la même manière, d'où une troisième série d arcades.

Linéiques auteurs parlent d'arcades du quatrième et même du cinquième «•rdro; mais il ne nous a pas été donné de les observer. Les arcades de la iroiMème série sont même loin d'exister constamment ; elles font le plus habituellement défaut vers l'origine et la terminaison de l'intestin grêle.

De la convexité des arcades les plus rapprochées du canal intestinal émanent de nombreux rameaux qui se distribuent les uns sur sa moitié droite et \^i autres sur sa moitié gauche, ('.es rameaux affectent une disposition artH)rirorme ; on voit les plus longs s'avancer jusque sur le bord libre de l'inteslin ou ceux d'un côté communiquent avec ceux du côté opposé. Après ^être anastomosés sous la séreuse, ils traversent les couches musculaires en leur abandonnant des ramifîcatiuns, et arrivent sur la tunique muqueuse à WMat de vaisseaux capillaires. Sur cette tunique, les ramifications termiuales forment un réseau à. mailles si serrées, que dans les injections fines

la surface interne de l'intestin gr61e semble se colorer anifoniiéBieDL Lr musée de la Faculté est riche en préparations de ce genre.

B. C7«iHi«e« 4ir«i4e«. — Au nombre de deux ou trois, on les distingua k.: > les noms de supérieure^ moyenne et inférieure. La supérieure ett asceodaL la moyenne transversale, l'inférieure descendante. La première et la demirn existent constamment, mais la moyenne manque assez sou>enL — >iiu<— d'abord daus le mésentère, les coliques droites abandonnent bientAt rer: pour gagner le mésocôlon ascendant, au voisinage duquel elles te àiMs^chacune en branches supérieure et inférieure. Ces branches, en s'aii»t< lisant par inosculation, forment de grandes arcades. De la convexité de celinpartent des rameaux qui donnent naissance sur quelques points à ; * • seconde série d'arcades, et qui se dirigent sur d'autres directeaient %m .• gros intestin, dans lequel ils se ramifient.

La colique droite supérieure s'anastomose par sa branche aacendaote a^*^ la branche également ascendante de la première colique gauche. L*an:4>.* qui résulte de cette anastomose est la plus grande de toutes les arcades artérielles; un nombre très-considérable de rameaux partent de sa cooitv • pour se rendre au côlon transverse dans lequel ils se ramifient en 5« n-;. dant les uns sur sa moitié supérieure, les autres sur sa moitié inférieur.

La colique droite inférieure s'anastomose par sa branche dépend iu.avec la branche terminale la plus élevée de la mésentérique tupén. <.• Tous les rameaux fournis par l'arcade qui résulte de cette anastomi»< ^ dirigent vers le cœcum, ainsi que les branches terminales inférieure» •.* ■ mésentérique, et se ramifient dans les parois de cet intestin. — Parm; • branches terminales, il en est une plus considérable ordinairement qui f^u^ au-dessous de l'étranglement correspondant k la valvule iléo-caecale, et ç. vient se distribuer à l'appendice vermiculaire.

!▼. — Artère BéMBMHmM tnfttrIcaM.

Prt^paration. — !<> Rejeter h droite les circoDTolationa de rintestin fprélfy ^a t*'. .* transverse du cblon, et en bas le cAlon iliaque; S® enlever le feuillet ïntén^mr eu tœ^ « traosverse, le reuillel droit du mésocôlon desceadant, et le feuillet so|)érie«r du tr^* iliaque.

l/arlère mésentérique inférieure, moins volumineuse que la supërir -« naît de la partie antérieure et un peu latérale gauche de Taorte abdcmi: « à 5 ou 6 centimètres au-dessus de sa bifurcation. Elle occupe d a^ r. l'épaisseur du mésocôlon iliaque, puis la partie postérieure du rectum. •se termine dans cet intestin en se divisant en deux branches principale? s constituent les hémorrhoïdales supérieures. Dans ce tn^et, elle déeh: .* courbe dont la convexité regarde à gauche et la concavité à droite, m *• ' que les deux mésentériques sont à peu près parallèles et concentrique »

Cette artère ne donne aucun rameau par sa concavité. Par sa cuii%^i elle fournit deux ou trois branches destinées à l'arc transiierse du «> • au côlon descendant et & l'esse iliaque, en un mot, à la moitié gaurbi» *. côlon, d'où le nom de coliques gauches sous lequel elles sont connue» f^ * distingue, comme les coliques droites, en supérieure, nxtyennr el i:. - ricure.

ARTÈBES VISCERALES DE L'ABDOHEN.

A. c*in— — rtiB». — Elles se portent presque Terllcalemenl en bat i.imme le (ronc de la tnésenlérique infërieure e1 «e divîteat en deux branl'hes qui s'anastomoienl a^ec les brancbes ascendantes et descendantes des 3rit''reB Toisines pour produEre une série de grandes Btcadei dont la convexité r.'^srde le gros intestin. De ces arcades naissent des rameaux très-nombreux qui forment sur certains points d'autres arcades plus petites, mais dont la plupart se rendent directement au côlon dans lequel ils se ramiBent. La distribution des coliques gauches dans la partie terminale du gros intestin tjc diffère donc nullement de celle des coliques droites dans la première moitié de ce conduit.

I.a branche ascendante de la première colique gauche s'anastomose, ainsi que nous l'avons vu, avec la branche correspondante de la première colique limite, pour Tormer une grande arcade concentrique i l'arc transverse du L olon ; de cette anasIoiDose it suit : que le tube intestinal puise le sang irlérid à deux sources dilTérenles; que la grande et la petite roâsenlé-

H«. SOI. — 1. Trmw iIp la ^ ijifliifur giacba mofrnnf. —

■"if-'rn-ur*. — t,t. Aresd* fn u"-iattn coliqur gaurb«

Arlrrt métenUriquf in/'ir-ieurf.

• la mi'ApnlMqDS Inffrifurf . — S. Coliniif (tâin-h* tuirfrifUr». — t. Coliqur iraurbr înKrirurr. — 5. Tronr de la m^vnlériqitr m^.' par t'jnsslnnioMi if II (irïmiérr' inliqur Jroilf tirr li

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riques sont solidaires; et que si l'une d'elles est frappée d obUtératk^i, «'* sera suppléée par l'autre.

La branche descendante de la colique inrérieure s'anastomose a%rr u:. r> meau ascendant de l'une des branches qui terminent la méseotériqu^

B. Branelies termliiAlefi •« li^iii*rrli*Tdalefi wpérlfiffi». — Ce« brin^

ne se comportent pas de la môme manière sur la première portion d' intestin et sur les deux dernières.

Les branches destinées à la première portion sont situées d'ab-^rd .* • le mésorectum, ainsi que le tronc artériel dont elles émiinent. File-* am à l'organe par son bord postérieur; puis se divisent on doux ordres • rameaux qui contournent ses faces latérales, et qui atTrctont un raoàr • distribution tout à fait analogue à celui des coliques gauches.

Les deux branches qui vont se ramifier dans la seconde et la ti^»*!»' • portion du rectum suivent au contraire une direction plus ou moim pr. lèle à son axe. Elles naissent de la mésentérique, au niveau de l'eitivfi inférieure du mésorectum, s'écartent aussitôt pour se porter sur le< j.a:' latérales de l'intestin, et se prolongent jusqu'à l'anus en suivant une '!:: • tion toile, que, de postérieures à leur point de départ, elles deviennent r * rieures à leur terminaison. Chemin faisant, ces deux branches fennr donnent un grand nombre de divisions qui se dirigent, les unes en av^:.!. autres en arrière. — Quelquefois le tronc artériel se termine par tr» - !•• . ches. L'une d'elles longe alors le côté postérieur du rootum. Lorsqu'il * ^ ■ seulement deux branches terminales, on voit d'ailleurs presque tnuj» -rplus volumineuse fournir une division importante qui \ient S4* pl««'r arrière de l'organe.

Parvenues sur la troisième portion du rectum, les hémorrhoîdale* so ^. sent chacune en plusieurs rameaux qui traversent la tunique museulurt qui rampent ensuite sur la tunique moyenne en s avançant jusqu'à I or.r anal.

F)n résumé, les hémorrhoïdales supérieures se distribuent à toute l » : ' due du roctum. f.es divisions qui se rendent dans la portion supérieur • nètrent celle-ci par son bord postérieur; celles qui se ramifient dans U \ *tion moyenne la pénètrent par ses parties latérales; celles qui se fn-r' dnns la portion inférieure ou anale la pénètrent par toute sa cirronfen • • Il suit de cette distribution que les hémorrhoïdales supérieure* 4 mt h-* » ritahles artères du rectum. Los hémorrhoïdales dites moyenm»s et les ht-n. * rhoïdales dites inférieures sont dos ramuscules sans importance aucun**. •* ont seulement pour avantage de multiplier le^ sources par lesquelles Kartériel arrive dans cet organe, et de mieux sauvegarder ain«i sa nutr:

¥. — artères spei «atli— s.

Pf èitnrntion. — !<> EnlcT«»r l'iniestin «Wle cl If mtfviilère ; !• fnlfvrr 4^\*^*^i V ■ nMoii ilia<|uc et le dk^socuu'uui; 3° inri»er les enveloppes dtt te^Uculf, ilcruotn- c«* • ain«ii «|iu' le eonlfm i\e% v.ii»s<'au\ sperinatique!» et rlipreher l'ârl«*re a U f»»»:i^ j* * de ee conion, au milieu des TeinesquI raeeoiiipagneiit ; i|<*ineiser la paroi anir<-.« ^rt •*! iiifzuuial, uliu il ohseivcr le viiisneau sur Loute sou étendue. 5<* Si l'onrluilir rftu anf la femuie, un la suivra a travers les ligamentii largps, aur l'ovaire, i« trtmpf «( .. Taténu.

les arlùrcs spermatiques se terminent difTércmment dans les deux sexes : liiez rhomme, elles se portent au testicule ; chez la femme, ù l'ovaire, à la (rompe de Fallope et à Tutérus, d'où le nom d'artères utéro-ovariennes qii elles prennent dans ce dernier sexe.

Ces artt'res sont remarquables par l'exiguïté de leur calibre, qui contraste a\e(* la grande étendue du trajet qu'elles parcourent. Pour montrer la cause r! Tulilité de l'excessive longueur de ce trajet, il me suffira de rappeler que le testicule et l'ovaire, d'abord situés sur les parties latérales des dernit^res ^ertùbrea lombaires, descendent pendant le cours de la vie intratitérioe pour se porter dans les bourses chez l'homme, dans l'excavation du ba>>in chez la femme. Rappelons aussi que, dans ce dernier sexe, l'ovaire, apn'^3 sa descente, vient s'accoler à l'utérus pendant la gestation, et qu'il srli^ve alors au point de remonter jusqu'au-dessus de l'ombilic. L'organe frcréleur du sperme et l'organe sécréteur des pvules subissant ainsi, Tun une migration définitive, et l'autre des migrations temporaires, leurs vais- <<':ujx s'allongent en quelque sorte pour se prêter ù ces déplacements. Les artt'res spermatiques et utéroK)variennes sont donc en rapport, par leur l'mgiieur avec la mobilité des organes auxquels elles appartiennent, et par if ur <*alibre avec le volume de ces mêmes organes.

r.es artères sont ordinairement au nombre de deux. Il n'ejt pas très-rare < I pendant d'en trouver trois. Elles naissent à angle très-aigu de la partie antiTienre et latérale de l'aorte abdominale, entre les rénales et la méscntériqtie inférieure, ù une hauteur inégale; tantôt la droite est un peu plus f !.\ee, et tantôt la gauche. Quelquefois elles sont fournies par les artères du rt'iii.

Les spermatiques se portent verticalement en bas, sur les côtés des vertrbres lombaires, en arrière du péritoine, au devant du psoas et de l'uretère qu elles croisent à angle très-aigu, en dedans des veines spermatiques. Celle du côté droit passe au devant de la veine cave inférieure.

Parvenues au niveau du détroit supérieur, les spermatiques se comport<'ril dilTcrcmment, suivant qu'elles se rendent au testicule ou (\ l'ovaire.

1** Artèmi tenucviaireii. — Elles traversent obliquement les fosses iliaques en cheminant au-dessus de l'aponévrose fascia-iliaca, au-dessous du péri- (« ine, de l'esse iliaque du côlon à gauche, et de l'étranglement iléo-cn'cal a (iroile. Arrivées & l'orifice supérieur du canal inguinal, elles s'y engagent :iin«i que le canal déférent et les veines tcsticulaires, pour concourir à la rt»rmalion du cordon des vaisseaux spermatiques, traversent ce canal, pénètrent dans les bourses, et se terminent en se divisant en deux branches, l'une épididymique et l'autre testiculaire. — La première se rend A la tète d«» lépididyme, et chemine d'avant en arrière, en remontant sur le canal «l»*frTenl ; — la seconde pénètre dans le testicule par la partie moyenne de <on bord supérieur, et se divise en deux ordres de rameaux qui se répan- «ItMit, les uns sur la face interne de la tunique albuginée elles autres sur lr> cloisons interposées aux vaisseaux séminifères.

Le!- branches collatérales fournies par l'artère testiculaire sont extrêmement grêles et peu nombreuses. Nous mentionnerons seulement les rameaux

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