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ARTÈRES CAROTIDES PRIMITIVES

§ 2. — Artères carotides primitives.

Préparation. — 1<> Inciser les téguments du cou sur la ligne médiane, depuis le menton jusqu'à la partie moyenne du sternum; 2* disséquer ces téguments à droite et à gauche et de •if dans en dehors^ après avoir pratiqué deux incisions horizontales. Tune parallèle à la base ilt la mâchoire, l'autre parallèle aux clavicules; 3^ disséquer également le peaucicr et le rrjvtiT en haut et en arrière sans le diviser à ses insertions supérieures; U^ diviser les deux • ia^icules par un trait de scie appliqué immédiatement en dehors de l'insertion des muscles sïorno-ma^toldiens, et séparer ensuite la pièce supérieure du sternum de celle qui forme le «orp» d« cet os ; 5» renverser de bas en haut, ou de la poitrine vers la face, l'extrémité supé- Tteure do sternum, ainsi que les muscles qui s'y insèrent, après avoir isolé et préparé ces «iivers muscles; 6<* enfin isoler les carotides primitives en conservant tous leurs rapports.

Les carotides primitives, au nombre de deux, Tune droite et l'autre gauche, se distribuent exclusivement à la tôte et au cou. L'extrémité céphalique arrivant chez Thomme à ses plus grandes dimensions relatives, ces artères atteignent chez lui aussi leur plus haut degré de développement. On les voit rapidement diminuer de volume en passant de l'homme aux mammifères, et plus encore des mammifères aux oiseaux, chez lesquels elles s'épuisent presque entièrement dans les muscles du cou et les parties constituantes de la face.

La carotide primitive droite naît du tronc brachio-céphalique, et la 4-arotidc primitive gauche de la convexité de la crosse de l'aorte. Toutes doux se terminent au niveau du bord supérieur du cartilage thyroïde par une bifurcation qui est précédée chez un grand nombre de sujets d'un léger renflement.

De la différence d'origine de ces artères, il résulte : 1° que la carotide primitive droite est plus courte que la carotide primitive gauche de toute la hauteur du tronc brachio-céphalique; 2° que la première est située à son point de départ sur un plan antérieur à celui qu'occupe la seconde; 3° que celle qui natt du tronc brachio-céphalique est verticale dans toute son étendue, taudis que celle qui vient de Taorte se porte d'abord obliquement en haut v\ en dehors, pour devenir ensuite parallèle ù la précédente.

Situées sur le même plan dans leur portion cervicale-, les carotides primitives interceptent un espace quadrilatère que remplissent, en bas la trachée et l'œsophage, en haut le larynx et le pharynx.

Rapports, — Ils sont identiques avec le cou pour les deux carotides; dans le thorax la portion inférieure de la carotide primitive gauche présente des rapports qui lui sont propres.

A. Rapports de la portion thoracique de la carotide primitive gauche, — Elle répond : en avant, à l'origine du tronc veineux brachio-céphalique gauche qui la croise à angle aigu, et au muscle sterno-thyroïdien qui la sépare du sternum;

En arrière, à la trachée» à l'œsophage, à l'artère sous-clavière gauche et d l'artère vertébrale correspondante;

En dehors, à la plèvre et au poumon gauche ;

En dedans, au tronc innominé dont elle est très-rapprochée en bas. mais dunt elle s'écarte de plus en plus à mesure qu'elle s'élève.

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plus saperflciellement a?ec le corps thyroïde qui 8*étend au devant de ces artôres dont il présente Fempreinte sur sa face postérieure chez la plupart des individus;

à*" En dehors, avec la veine Jugulaire interne et avec le nerf pneumogasirique qui est situé sur les muscles prévertébraux dans l'espace prismatique ai triangulaire résultant de la Jonction des deux troncs vasculaires.

i^s artères carotides primitives et les veines Jugulaires internes reçoivent de l'aponévrose cervicale une gat ne commune.

Ces artôres ne donnent aucune branche dans leur triget, d'où la parfaite uniformité de calibre qu'elles conservent sur toute leur étendue. Cependant unies a vues^ dans quelques cas rares, fournir soit la thyroïdienne inférieure, soit une branche surnuméraire connue sous le nom de thyrdt'dimne moyenne.

Branches terminales. — Ces branches se séparent ordinairement au niveau <iu bord supérieur du cartilage thyroïde; quelquefois sur un point un peu ;*lns élevé. Par une disposition exceptionnelle, elles ne s*écartent pas; elles restent d'abord Juxtaposées, et en général même elles s*entrecroisent ; mais bientôt elles se portent Tune en dehors, Tautre en dedans» ce qui a permis de les distinguer en carotide externe et carotide interne,

§ 3. — Artère carotide externe.

Préparation, — 11 suffira de compléter la préparation que nous afons précédemment îndiqiit^f pour rétude de la carotide primitiTe. Dans ce but on procédera de la manière suivante : 1® Faire une incision verticale des ttlguments, s'étendantde l'angle de la mâchoire it l'apophyse /ycointittque; 2<* enlever la peau de la face^ d'arrière en avant ou de dehors en dedans^ et i^'iler l'artère faciale ainsi que ses diverses branches; 3<> enlever également la glande paroifle, dout on conservera seulement quelques débris qui demeureront appendus aux artères }iurotidiennes; 4» diviser la mâchoire inférieure sur la ligne médiane, attirer la langue en j\ jiii, et isoler l'artère ranine^ 5<» terminer la préparation des artères thyroïdienne supérieure, iiiii^uale et faciale, en les suivant du tronc carotidien vers leurs branches : dans ce but la «lande sous- maxillaire sera renversée en bas, le muscle mylo-hyoldien coupé li son insertion h\oldienne et renversé sur le corps de la mâchoire; 6« porter fortement en haut la partie "^uii^rieure du sternum ainsi que les muscles sterno-mastoTdiens, puis diviser le splénius k son in.s4'rtion céphalique, et suivre dans leur trajet les artt^'res occipitale et auriculaire postérieure ; 7«* enfin, après avoir étudié tontes ces branches, on pratiquera la coupe du pharynx afin de préparer l'artère pharyngienne.

I/artère carotide externe se distribue aux parties molles qui sont situées eu dehors de la cavité du crftne. La carotide interne se ramifie au contraire dans les parties molles intra-crâniennes et intra-orbitaires. Considérées dans leurs rapports avec Tenveloppe osseuse de l'encéphale, ces artères sont donc réellement l'une externe et l'autre interne. La première offre chez l'homme

sjsiriqoe, situé en arrière de la carotide et de la jugulaire interne, qu'il accompagne sur l'iuie 9%. longueur et entre lesquelles on l'entrevoit encore inférieurement. — 9, Nerf grand li>(>og|(isse. — 10. Partie terminale de ce nerf. — 11. Sa branche descendante. — 12. Branche desivndante inleme du plexus cervical , s'anastomosent avec la précédente et formant avec • f Ile-ci un petit plexus qui recouvre l'artère et la veine.— 13. Plexus formé par ces deux l>nnrhes. — \h. tronc de Tarlèrp carotide externe. — 15. Artère et veine thyroïdiennes supé- I .'lins. — 1<). Artère linguale et faciale naissant par un tronc commun. — 17. Artère et ^eiiio faciales. — 18. Artère occipitale. — 19. Plexus formé par les anastomoses de.<i branches intérieures des quatre premières paires de nerfs cervicaux. — 20. Nerf laryngé supérieur. ( Figure tii^ de T AUês de MM . Hirscbfeld et Léveillé.)

564 ANGIOLOGIE.

C. Anomalies par excès et par défaut^ ou anomalies mixtn^ omomalirM r-^ plexes. — L'association de ces deux ordres d'anomalies peut se produin: «••.• une foule de combinaisons. On a vu les deux carotides primitif <k naitn- , ir un tronc commun, et voici alors ce qui se passe : d'une pari, le tronc brii l ■ céphalique se dédouble, parce que les deux artères qui dc%aienl le cm> .• tuer ne convergent pas assez; de l'autre, les deux carotides s'unissent suite d'un excès de convergi^nce. — Autre exemple, quelquefob le tr brachio-céphalique se déplace; au lieu d'être situé adroite, il tti h' ' . gauche. Pourquoi 7 parce que les deux vaisseaux du côté droit ont n** convergé que de coutume, tandis que les deux vaisseaux correspifodaDi» cMé gauche ont convergé au contraire davantage.

Les anomalies que nous présentent les trois gros troocs émanés df crosse de l'aorte, si variées qu'elles soient, s'expliquent donc IrtH-bien .* une seule et même cause : toutes proviennent (Tune simple modifrattim ap • téê à leur direction relative. Si elles sont ici plus fréquentes, c'est parr>* q existe sur ce point trois gros troncs très-rapprochés, et qu'il suffit d' très-faible déviation dans la direction de chacun d'eux pour modifier l normal et pour produire une des trentQ et quelques variétés qui oui ■ observées.

§ 1. — Tronc BRAcmo-ciPDAUQUE.

Le tronc l^rachio-céphalique, ou tronc innominêf tire son origine de la ;- ' la plus élevée et la plus antérieure de la convexité de la crosse de 1 » c'est-à-dire de l'angle que f3rme sa portion ascendante avec sa portion i ' zontale.

Sa longueur, de 3 centimètres environ^ mesure l'espace compris rr/* . crosse de l'aorte et la fourchette du sternum. Chez certains siijeb «-t : . la plupart des vieillards, il déborde de 6 ou 8 millimètres l'eitrémite > rieure de cet os. ,

Sa direction est oblique de bas en haut, de gauche à droite et d'ai a ■

arrière.

Rapports, — 11 répond : i* en avant^ au tronc veineux brachiiwrph^ gauche qui le croise à angle droit, au thymus et à l'attache du muscW »:- ' thyroïdien droit qui le sépare du sternum;

T En arrière, à la trachée sur laquelle il est couché obliquement:

3^ t)n dehors, à la plèvre qui le sépare du poumon droit;

U^ tin dedans, à la carotide primitive gauche, dont il est très-rappn* ^ son origine, mais dont le sépare plus haut un espace triangulaire au duquel on aperçoit la trachée-artère.

Le tronc brachio-céphalique, parvenu au niveau de la founheltf »vr se divise en carotide primitive et sous-davière drtûtes. Il ne fournit i branche collatérale. Quelquefois cependant on Ta \u dtmner une \ty dienne inférieure surnuméraire connue sous le nom de tkfrotJim^ Seubaiier, Mais l'émisi^ion de cette branche par le tronc iuNNiiioé »< • fait qui a été très-rarement observé.

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