‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 261 sur 390 · II · texte numérisé non relu

II

duit dentaire inférieur en remontant du trou mentonoier fers le maasêter, ato <k <krr 4. ■ • Tartère qui le traverse et les rameaux qu'elle eavoie dans la racine des dcnu; T" '««ii-* .■ deux traits de scie l'arcade zygomatique, détacher le masséter )i son iosertioe icffr* renverser de haut en bas 1 arcade et le muscle, en usant de prudence afin de ne pa> t.l'artère massétérine qui passe au-dessus de l'échaocrure sigmolde et smm rrœ »" • 8« diviser à sa base l'apophyse coronolde et la branche de la mAcboire imn<S1iaien' dessus de son angle, en évitant de déchirer l'artère dentaire inférieure; désamrukr r.<» le condyle en laissant le fibro- cartilage adhérer à la cavité glénolde et extraire la bni' : > maxillaire; 0<» agrandir le trou sphéno-épineux à l'aide d'une gouge et d'un Bk^.-'t. . retrancher b l'aide de deux traits de scie qui convergeront vers ce trou, en snvant I . ■ direction transversale et l'autre une direction antéro-postérieure, toute U graii-i< Ai * : sphénoïde, et la partie correspondante de la portion écailleuse du temporal ; to* t r '> . voûte de l'orbite, couper l'arcade orbitaire par deux traits de scie, et faire dtsparaltrt 1 . externe de cette cavité avec la gouge et le maillet; 11^ scier la mAcboire inierieii* ds. > ^ partie moyenne : 12^ diviser la base du crâne et toute la face sur le plan médian» 6r bâ*t bas, en laissant la cloison des fosses nasales du côté de la préparation; on enlev<n «r-i. cette cloison avec un fort scalpel, et l'on mettra ii nu la muqueuse qui la revêt dn càu •>: •• ■« ce qui permettra d'étudier la branche interne de l'artère spbéno-palatiiie; cette btmocN connue, on divise la muqueuse de la cloison dans sa partie inférieure, et l'on pnxr'' . recherche de la branche externe de la même artère; 13* suivre le trône de la mai. . interne et toutes les branches qui en partent ; pour mettre ces branches à nn, il «1 uarr^M. • d'enlever le ptéi7goIdien externe dans sa presque totalité; 16* enfin, pour dr-«M.\r' artères qui traversent des canaux osseux, il sera indispensable de faire usage d«c t«i; et d'un maillet; le ciseau doit être étroit et bien trempé; des lames de flenrei u.>'f^ • biseau sont exeellentes pour ce genre de sculpture.

Cette préparation exige quelques connaissances préalables, nn peu d'ndresKy bea»c«f • zèle et de patience.

L'artère maxillaire inteme, plus volumineuM que la temporale supe.-tcielle, s'étend de la carotide externe au sommet de la fosse s^gomatiq..''

Par son calibre elle semble continuej^e tronc caiotidien.

Son trajet, exirâmement flexueux, est en rapport avec le grand oomlr. de brancbes qu'elle fournit.

A son origine, elle s'infléchit en dedans, passe derrière le col du cood* de la mâchoire, et se porte ensuite horixontalement en aTant, clicniic.«: chez quelques sujets entre les deux ptérygoïdiens, passant cbes d auL*^* entre le muscle temporal et le ptérygoîdien externe qu'elle cootoane jp ' arriver jusqu'à la tubérosité du maxillaire supérieur; là elle devient p • flexueuse, s'engage entre les deux portions du ptérygoîdien externe, pt'.-r^ dans le sommet de la fosse zygomatique, et se termine par une branc^K r traverse le trou sphéno-palatin pour se rendre dans la fosse nasale c«rr pondante, ou elle prend le nom ûe sphéfHhpaiatine*

Branches coUatérales. — Kxtrâmement grOlcs. Flexueuses C4»ouDe le tr ' dont elles partent. Au nombre de quatone :

Cinq ascendantes : la t^mpanique^ la petite méningée^ la m^ifi^ akH^" la temporale profonde postérieure et la temporale profonde amtérieure;

Cinq descendantes : la dentaire inférieure^ la moiêitérinê^ U 6«r< t^. . ptérygdïdiennes et la palatine supérieure ;

Deux antérieures : Valvéolaire et la tous-orbitaire ;

Deux postérieures : la vidienne et làptérygo-palatine.

La sphéno-palatine, branche termiale de la maxillaire interne, ivprésr : une quinzième branche qui se porte transversalement en dedaub

Toutes CCS brancbes seront décrites dans l'ordre de leur énum^ratiott, q. représente pour chaque groupe celui de leur origine.

A. Brincbes ascendantes.

!■ ArMr* i|M|Éi

- Tn^s-greie; elle vieot quelquefoii de la temporale ou de la dentaire inférieure. Son trajet est oblique en haut et en arrière. Après aïoir donné quelques ramuscules à l'articula lion tcmporo-maxillaire, elle pénètre dans la caisse du Ijmpan par la «cissure de Glaser, et se distribue i la muqueuse qui en revCl les parois.

3> rc«i*« BéMMcée. — De mOme que la précédente, elle s été indiquée par Laath. Son existence n'est pas cooslante. Elle fournit d'abord des rameaux au ptérygoidien exierne et au voile du palais ; ensuite elle coulinue >on Irajet ascendant et veHical, pénètre dans le crâne par le trou ovale, donne plusieurs ramuscules au ganglion du nerf trijumeau, et se tcnniDC dans U dure-mére, près des sinus caverneux.

3" AF«Ar« mèatÊaaém mfrmmmiti •■ ■pfc*»^6HMeMw . — Elle s'étend de la partie supérieure de la maxillaire interne A la plue grande partie de la durc-

Fig. MT.

Arlirt jnaxUlmrt inleme.

1. Iront ie liBuillaire inlemp, — 3,3, 1. M^ningie mojfnn» : win nriginf , ws iliïic>ii-> ternÙDilo. — 3. Tcmporali' pratondc pail^rieure. — t. Temponle profonde uité * jre,— 5. Ptifrrgialdieaae. — 8. DcoUirC infërif ura nuiMnl y»r un Iroiir commun nec l« .^...^i^rioe qui & dA élre roupie « sun |winl de diptrt, — 7. Buccmle. — B, Ahi^olaire. — , V. tMtu-oAiUJre : wn ongiti«; upsrtic lerroiniit. — 10. OngiM de la >ph<na-pii1iUne.

580 ANGIOLOGIE.

mère et des parois du crftne. Son volume est plus coDsidérable e[ H>n Im^ : beaucoup plus étendu que celui des autres branches du mOmc tn>tic. I passe au-dessous du ptérygoïdicn externe, puis monte \ertica]em«*iii %• rle trou petit rond ou sphéno-épincux, par lequel elle pénètre dans le cr&:.* Parvenue dans cette cavité^ elle s'infléchit à angle droit pour te {«tr -r horizontalement en dehors ; puis se divise en deux branches termiDai^ <; • se dirigent toutes deux en haut et en arrière.

a. Branches collatérales. — La méningée moyenne fournit, hors du i *-> « des ramuscules fort grêles, qui se perdent dans le ptérygoîdieu exteroc ' t péristaphylin interne. Dans le crâne elle donne :

i° Des rameaux à la dure-mùre, qui tapisse la fosse sphénoîdalc ;

^^ Un rameau au ganglion du nerf trijumeau ;

3° Une petite artère qui accompagne le nerf pétreux supérieur rt : <verse avec lui l'hiatus de Fallope pour pénétrer dans Taquoduc de tu nom, où elle s'anastomose avec la terminaison de la slylo-mastaîÙK branche de l'auriculaire postérieure ;

U° Une ou plusieurs artérioles qui s'introduisent dans l'orbite par la pisupérieure de la feute sphénoïdale : il n'est pas très-rare de «oir uoe de artérioles olfrir un volume presque aussi considérable que celui d^ U i. ningée moyenne , et suppléer alors dans sa distribution une partie d«. '• irtère ophthalmique avec laquelle elle s'anastomose ;

5° Une ou deux ramifications qui traversent la partie antérieure des craailes du sphénoïde pour se rendre dans la fosse temporale où elle» ct*m.: nique nt avec les temporales profondes ;

6^ Des rameaux auriculaires qui descendent dans la cais-^e du tympan : de petits pertuis qu'on remarque entre la portion écaille u^^e et la puf.. pierreuse du temporal.

6. Branches terminales. — Elles se distinguent, par leur position rvia . en antérieure et postérieure.

L'antérieure se dirige d'abord en avant et en dehors, puis veiiica:* \. en haut pour gagner la gouttière, quelquefois convertie en canal q .' ■ présente l'angle sphénoïdal du pariétal Plus loin, elle se porte en ha ' en arrière en se divisant et subdivisant comme les sillons destinés a rt- • « • ses rameaux et ramuscules. Parmi ces rameaux il en est quelque^urpénètrent dans l'orbite par la partie la plus étroite de la fente spheu et qui s'anastomosent a\ec l'artère lacrymale, branche de l'opbthalm. Ses dernières ramifications arrivent jusqu'au sinus longitudinal aupt-r. où elles se continuent avec celles de l'artère opposée.

La branche postérieure, beaucoup plus petite, monte au»it6t en trièrc et >e ramifie soit sur la portion écailleuse du temporal qui prrdes sillons pour la recevoir, soit sur la partie inférieure et p<»ftlêneur. . pariétal.

L'une et l'autre de ces branches terminales pruémineni sor la Mr. externe ou adhérente de la dure-mère, dans l'épaisseur de laquelle ct; dant elles sont placées. On pourrait croire, à l'aspect d'un si grand n u de divisions cheminant dans son épaisseur, qu'olle est tr&«%ascuUiie. * ■

serait uoe erreur; soumise à Tcxamen microscopique, on remarque qu'elle offre & peine quelques traces de vaisseaux, et qu'elle diffère très-notablement à cet égard du périoste auquel elle a été bien à tort comparée. Tous^ ou presque tous ces vaisseaux pussent de l'enveloppe fibreuse de l'encéphale aut os du crâne. De ce fait anatomique découlent les conséquences suivantes fort importantes : (out décollement un peu étendu de la dure-mère déterminera un épanchement sanguin; cet épanchement n'aura pas seulement pour effet de comprimer le cerveau ; il pourra avoir aussi pour conséquence une nécrose plus ou moins large des parties osseuses dénudées ; de là une collection purulente, des phénomènes de compression, des accidents cérébraux alarmants, et enfln ce précepte qui prescrit au chirurgien de ne se prononcer qu'avec une certaine réserve sur Tissu e d'une contusion un peu grave de la région temporal^.

U^ AHér« temporale protoade iMMiléHewre. — Elle part de la partie supérieure de la maxillaire interne, près de son origine, se porte aussitôt verticalement en haut, en cheminant entre le ptérygoïdien externe et le temporal, se rapproche de la face profonde de ce dernier muscle, et se ramifie dans sa moitié postérieure, en s'anastomosant avec la temporale profonde antérieure et la temporale moyenne.

5"* Artère iemperale protoade •■tfrievre. — De même volume que la prérédente, ascendante et verticale aussi, elle naît de la maxillaire interne près de la paroi antérieure de la fosse zygomatique, sous le muscle crotaphyte auquel elle se distribue. Uuelques-uns de ses rameaux pénètrent dans 1 orbite par les trous de l'apophyse orbitaire du maluire, et communiquent a\ec Tartère lacrymale. Dans l'épaisseur du muscle crotaphyte la temporale profonde antérieure s*anastomose avec la temporale profonde postérieure et la temporale moyenne.

B. Branches oescendahtes.

1« Artère «cBlaire lafèrieare. — Elle naît de la maxillaire interne tantôt au niveau de la méningée moyenne, tantôt au niveau de la temporale profonde postérieure, et quelquefois par un tronc commun avec cette dernière, a\ec l'artère buccale ou l'artère massétérine.

Dès son origine elle se porte en bas et en dehors, accolée au ptérygoïdien interne dont la sépare le ligament sphéno-maxillaire, pénètre alors dans le 4 nnal dentaire inférieur, et après l'avoir parcouru dans toute son étendue, f e réfléchit sur elle-même pour traverser le trou mentonnier au delà duquel elle se termine en s'anastomosant avec les artères sous-mentale et labiale inf<'*rieure, branches de la faciale.

Dans ce trajet, la dentaire inférieure fournit : V des ramuscules au ptérygoïdien interne; 2^ un rameau mylo-hyojfdien qui suit le sillon creusé stir la face interne de la branche de la mftchoire en se dirigeant d'abord en ba^, puis en avant, pour se rendre dans le muscle mylo-hyoïdien auquel il est destiné; 3*" des rameaux osseux disséminés dans l'épaisseur du corps de Tus; à* des rameaux dentaires en nombre égal à celui des racines des dents,

582 ANGIOLOGIC.

dont ils parcourent le canal, pour se ramifier sur leur portion pnlpeaie; S** enfin le rameau incisif qui tire son origine de la partie antérieore di. tronc de la dentaire et qui se distribue soit au tissu osseux, soit sorloot i la pulpe des dents incisives.

2^ Artère iMaftéri— . — Elle est petite, naît quelquefois par un Itor-^ commun avec l'artère buccale ou la dentaire inférieure, se porte obliq':rment en bas et en dehors en passant au devant du col du condjle, dan» l'échancrure sigmoîde, pénètre dans le maçséter par la partie moTenn» df sa face profonde, et se ramifie dans son épaisseur en s*anastomasant avales rameaux massétérins fournis par la transversale de la face et la laciilf.

Z"" AHère toaeeaie. — De même volume que la précédente, elle part tant : directement de la maxillaire interne, tantôt de la temporale profonde untérieure, tantôt de la sous-orbitaire ou de la massétérine. Son tr^etdabi-r: presque vertical, devient ensuite horlzontaL Elle est située dans sa portio-; descendante entre le ptérygoîdien interne et Tapophyse coronoîde, et di:;* sa portion terminale sur la face externe du buccinateur, où elle se parta;*^ en plusieurs rameaux, dont les plus importants s'épuisent dans ce mo«< >, tandis que les autres s'étendent Jusqu'aux muscles qui convergent vrn U conunissure des lèvres. Cette artère communique avec la transi ersale dr la face, branche de la temporale superficielle, avec Talvéolaire, branche àe la maxillaire interne, et enfin avec la faciale.

4* Artère* »téry— Hir— ea.— Très-petites ; variables dans lear nombre ^t leur origine. Elles se distribuent aux deux ptérygoîdiens, principalemeni a Fexterne, l'interne recevant des rameaux soit de la dentaire inférieure, >-.i surtout de la faciale.

5* Artère pmMmUme Mi»èrie«re. ^ Elle part de la maxillaire interne &. niveau du soDunet de la fosse lygomatique, se porte aussitôt lerticalenir! t en bas pour pénétrer dans le conduit palatin postérieur qu'elle pafri*wr'. puis se réfléchit ensuite d'arrière en avant sur la voûte palatine et am^' jusqu'au conduit palatin antérieur dans lequel elle pénètre pour saiftiwt"' moser avec la terminaison de la sphéno-palatine. Dans ce tr^et, elle l^zr nil : l"* un ou deux rameaux staphylins qui se séparent de la palatine prrs 4r son origine, entrent dans les conduits accessoires du canal palatin poMeriri r et se jettent, au sortir de ces conduits, dans l'épaisseur du \oile do paUi? où ils s*anastomosent avec l'artère palatine Inférieure ciu asccndantts braoi <' de la faciale; 2"* des rameaux qui se perdent dans les glandules et la moqueuse de la voûte du palais ; 3* des rameaux gingivaux.

Page 1