‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 309 sur 390 · VEINES D'ORIGINE DES JUGULAIRES · texte numérisé non relu

VEINES D'ORIGINE DES JUGULAIRES

latéral, et qui établit ainsi une facile communication entre les systèmes veineux iatra et extra-crâniens. Après cette union, la veine occipitale se porte (Ml dedans et un peu en bas pour s'ouvrir dans la veine jugulaire interne, et quelquefois, mais très-rarement, dans l'externe.

6<' vetee* iinsaaie»* — Elles peuvent être distinguées : en veines profondes, veines supérieures ou dorsales, et veines inférieures ou ranines.

a. Les veines profondes sont les moins volumineuses. Elles accompagnent l'artère linguale dans toute l'étendue de son trajet, et vont se rendre soit directement dans la jugulaire interne, soit dans la faciale, soit, ce qui est plus fréquent , dans l'un des troncs auxquels aboutissent toutes les veines dorsales de la langue. — Ces veines sont remarquables par les valvules trèsnombreuses qu'elles présentent.

b. Les veines dorsales occupent la superficie du dos de la langue. Elles foraient un plexus remarquable situé entre la muqueuse et le muscle lingual supérieur. De ce plexus, qui est plus développé vers la base de la langue où il communique avec les veines tonsillaires, part une veine médiane qui descend jusqu'à l'épiglolte où elle se bifurque. Ses divisions se portent transversalement en dehors et vont s'ouvrir dans la jugulaire interne ou dans l'une des veines voisines.

e. Les veities ranines font saillie sur les côtés du frein de l'organe, où elles manifestent en outre leur présence par leur couleur bleuâtre. Situées dans le sillon des muscles génio-glosse et hyoglosse, elles marchent parallèlement aux nerfs grand hypoglosse et viennent se jeter dans la faciale ou dans les veines dorsales de la langue, rarement dans la jugulaire interne.

7** ▼«!»• pharyBsieBne. — Elle naît d'un plexus qui entoure les parties latérales et postérieure du pharynx, le pleœtis' pharyngien. De ce plexus auquel se rendent les veines vidiennc et ptérygo-palatine, elle descend verticalement pour se jeter dans la jugulaire interne au niveau de l'os hyoïde.

8' Teiae ttiyréldtomie Mi^riewre. *- Elle tire son origine du corps thyroïde et du larynx. Ses branches suivent dans tout leur trajet les divisions de l'artère thyroïdienne. Le tronc résultant de la réunion de ces branches se porte obliquement en haut, derrière les muscles de la région hyoïdienne inférieure, croise perpendiculairement la terminaison de la carotide primitive et se jette dans la jugulaire interne, ou bien remonte un peu plus haut pour s'unir préalablement soit à la linguale, soit à la faciale. Il n'est pas rare de voir la veine laryngée supérieure se porter vers l'une ou l'autre des deux veines précédentes.

9« ▼«!■• ttiirr*l«iewM aMyenae. ^ Cette veine, ordinairement unique et quelquefois double, part des parties latérales du corps thyroïde. A sa branche d'origine viennent se réunir quelques veinules qui émanent du larynx et de la trachée pour former un tronc qui passe au devant de la carotide primitive comme celui de la thyroïdienne supérieure, et qui se termine dans le tiers inférieur de la jugulaire interne.

(^itc veine, dont le calibre varie proportionnellement au volume du corps thyroïde, est accompagnée dans quelques cas très-rares par une artère qui vient de la carotide primitive, l'artère thyroïdienne moyenne.

§ 6. — Des sinus de la dure nias et des veines ooi s'y EsmiBXT.

Les sinus de la dure-mère sont des canaux veineux, situés sur le pro1<)02' ment des jugulaires internes, et dans lesquels viennent s'ouvrir, d'une piri. toutes les veines de l'encéphale, de l'autre, celles de l'appareU visoeL

En remontant à leur origine, on peut donc les diviser en deux ordrf* : ceux qui dépendent de l'encéphale, et ceux qui dépendent du sens d^ U vue. — Les sinus encéphaliques occupent la partie postérieure du ctinr. Les sinus qui rapportent le song de l'appareil visuel répondent à la base àr cette cavité. Parmi les premiers, au nombre de sept. Tiennent te ranger les sinus latéraux, le longitudinal supérieur , le longitudinal infêriem, t sinus droit et les sinus occipitaux postérieurs; et parmi les secoods. a. nombre de huit, les sinus caverneux^ eircutaire^ péireux supérieurs^ pètrmz inférieurs et occipital antérieur.

Considérés dans leurs connexions avec le système veineux, les sinus « partagent en ceux qui communiquent avec les veines, ou sinus rrm'w proprement dits, et ceux qui ne communiquent pas avec les veines, nui* avec d'autres canaux du même ordre, ou sinus anastomoiùiues. — Aux ».c qui recueillent le sang de l'encéphale sont adjoints deux sinus anast4>m • ques, les sinus occipitaux postérieurs. A ceux qui recueillent le %»o$ c^ l'appareil visuel sont adjoints deux conduits semblables, le sinus cvtcu a.t et le sinus occipital antérieur.

Considérés dans leurs rapports avec le plan médian, ils se partagent : ■ sinus pairs ou latéraux, au nombre de cinq, les sinus latéraux, oct'ip>i*. postérieurs, péireux supérieurs, pétreux inférieurs etcavemeua; et »;:* * impairs ou médians, au nombre de cinq aussi, le sinus longitudinal fi:;rieur, le longitudinal inférieur, le sinus droit, l'occipital antérieur w ' circulaire.

La situation des sinus est du reste diamétralement opposée à cellr c artères. Ainsi les artères de l'encéphale répondent à la partie centrale i sa base ; elles se dirigent de bas en haut en rayonnant dans tous les »«- - Les sinus encéphaliques répondent à sa partie supérieure et postéri<rur' ils occupent les interstices des différentes parties qui le composent, r! ^ dirigent de haut en bas.

Leur forme n'est pas cylindrique ; elle est prismatique et triangolur pour la plupart d'entre eux. Quelques-uns sont demi-cylindriques, comx la partie terminale des sinus latéraux et les sinus pétreux inférirt*^ D'autres aCTectent une forme irrégulière : telle est celle des sinus cattru-:-, péireux supérieurs et occipital antérieur.

Leur direction varie. Pour les sinus supérieurs elle est opposée a f^ des veines qu'ils reçoivent : ainsi le sinus longitudinal supérieur se dir..d'avant en arrière, et les veines qui viennent s'ouvrir dans sa csiiif ^ dirigent d'arrière en avant. Elle est perpendiculaire aux veines immei^o''* pour les sinus postérieurs , comme les sinus latéraux ; et parallèlef a > * veines pour les sinus inférieurs, qui ne sont en quelque sorie que le ftlongement de celles-ci.

TransTersalement divisée, leur cavité reste béante, comme celle des veines qui occupent le sommet du thorax. Les sinus prolongent, sous ce rapport, la série des veines à parois incompressibles; car la Jugulaire interne est ellemême recouverte par Taponévrose cervicale qui s'oppose à sa complète dépression au moment de la dilatation de la poitrine ; on voit donc que dans une forte inspiration le sang contenu dans les sinus sera soumis à l'action aspirante de la cavité pectorale. Cette aspiration du sang veineux de Fencé* pbale compense l'incidence défavorable des branches, relativement aux troncs ou canaux veineux.

Les sinus ne présentent aucune trace de replis valvulaires, et n'offrent pas rependant cette surface unie qu'on observe dans la plupart des veines. Des lamelles et des filaments fibreux, irréguliers, hérissent çà et là leors parois, sans exercer, du reste, aucune influence sensible sur le cours du saug.

La structure des sinus diffère très-notablement de celle des veines. Ils soDt formés seulement de deux tuniques: l'une interne, identique avec celle qu'on retrouve sur toute l'étendue de l'appareil vasculaire; l'autre externe, épaisse et résistante, de nature fibreuse, formant une dépendance de la dure-mère. Ces deux tuniques sont unies de la manière la plus intime.

Indépendamment de ces attributs qui leur sont communs, les sinus présentent des caractères qui sont propres à chacun d'eux. Nous étudierons successivement : i« les sinus qui ramènent le sang de l'encéphale; 2^ les sinus qui ramènent le sang de l'appareil visuel.

A. — SiNDS ET VEINES DE l'eNC^^PHALE.

Les sinus dans lesquels viennent s'ouvrir les veines de Tencéphale sont ntués dans l'épaisseur des principaux replis de la dure-mère. En partant du gt>lfe de la veine Jugulaire interne, on rencontre d'abord les sinus latéraux «ers lesquels convergent tous les autres, puis le sinus longitudinal supérieur, te sinus droit, le sinus longitudinal inférieur, et les sinus occipitaux pos* léricurs.

Page 1