IV. — Slnw «rell
Le sinus droit occupe la base de la faux du cerveau et la partie moje&'-.s de la tente du cervelet. 11 se dirige d'avant en arrière et un peu de haut r: bas. Sa forme est prismatique et triangulaire, de telle sorte que saluai* représente un triangle isocèle à base inférieure. Sa capacité augmeote a m^ sut'e qu'il se rapproche des sinus latéraux.
Son extrémité postérieure s'ouvre dans les sinus latéraux ; mais la braor par laquelle il communique avec le sinus latéral droit est en général , petite que celle du sinus latéral gauche. Quelquefois il se termine et. sivement dans ce sinus. — Par son extrémité antérieure U re^t :
i"" Le sinus longitudinal supérieur ;
2<» Les veines cérébrales médianes inférieures^ peu volumineuses el anombre de deux , lesquelles prennent naissance dans la scissure de S;h.
(1) Trolard, Herh. ntr le sy^t, veineux de f encéphale ei du cràtte, tb*w, Ittf. ^ !•
e( marchent d'avant en arrière, parallèlement à la grande fente cérébrale ;
3* La veine cérébelleuse supérieure qui se dirige d'arrière en avant et de bas rn haut pour se terminer, soit directement dans rexlrémité antérieure du ^inus, soit dans Tune des veines de Galien.
y Les veines ventriculaires ou veines de Galieny au nombre de deux, lesquelles émanent l'une du ventricule latéral droit, l'autre du ventricule latéral gauche, et sont formées de chaque côté par la veine choroïdienne et par la \eine du corps strié.
La veine chordidienne^ située dans l'épaisseur du plexus choroïde, se dirige d arrière en avant, reçoit dans son trajet la veine qui rampe sous la corne d Ammon, celle du corps calleux, puis se réfléchit d'avant en arrière pour >'unir àla veine du corps strié.
La veine du corps sirié^ un peu moins considérable, commence à la partie [H Intérieure du sillon qui sépare le corps strié de la couche optique, parcourt t o sillon d'arrière en avanf, placée sous la bandelette demi- circulaire, et se ri'tléchit également au niveau de la partie antérieure du trigone pour con- ^•Hirir à former la veine ventriculaire.
Les deux veines ventriculaires marchent horizontalement sous la toile c'utroîdienne qui les sépare du trigone. D'abord parallèles, elles s'écartent i>M'z fréquemment au niveau de la partie moyenne de cette toile, pour se r.i'»procher de nouveau à leur terminaison^ et s*ouvrir tantôt isolément, t.-ititôt par un orifice commun dans rexlrémité antérieure du sinus droit, immédiatement au-dessous du sinus longitudinal inférieur.
?. — Slno» oedpMaax po«t«rleart.
4.r» sinus, d'un très-petit calibre, s'étendent de la partie initiale des sinus l.iirruux ti la partie terminale de ceux-ci. Ils ne reçoivent dans leur trajet .lurune veine de l'encéphale, mais seulement quelques veinules ménin- >;ionn«'s. On doit les ranger par conséquent au nombre des sinus anastomotiques. Leur destination est de mettre en communication le confluent des >iiuis de l'encéphale avec le golfe de la veine jugulaire interne.
Dans la moitié postérieure de leur trajet, les sinus occipitaux sont situés dans l'épaisseur de la tente du ccr\clet, de chaque cOté de la ligne médiane, <Mi sorte qu'ils ne se trouvent séparés au niveau de la crête occipitale interne que par une simple cloison fibreuse. — Dans leur moitié antérieure, ils cheminent sur les côtés du tronc occipital dont ils s'écartent ensuite pour se porter \trs le trou déchiré postérieur. Cette moitié antérieure est presque toujours d une grande ténuité. (Quelquefois mt^me les sinus occipitaux postérieurs ne -«•mblent pas dépasser la tente cérébelleuse.
Plusieurâ anatomistes décrivent un sinus circulaire situé au-dessous et en di .liiu-^ drs prcicdents, sur le pnurtour du trou occipital. (>j sinus existe en • iTfl ; il est même remarquable par son large calibre et son importance. Mais il fait partie du système veineux rachidien, \ Tétude duquel il se rattache.
B. — Sinus de la base du crâne et veines oPHnuLiiivcEâ.
Les sinus qui transmettent le sang de l'appareil visuel à la \v\ne j . laire, sont disposés sur deux lignes, d'abord parallèles, qui s'êcarlmil viizi. pour se porter vers la partie verticale des sinus latéraux. Sur K* i>r<-l - .• mont des veines ophthalmiques, on rencontre les sinus caverneux; vX s:.*prolongement de ceux-ci les sinus pétreux supérieurs et infeiiiur?. • deux rangées de canaux sont reliées entre elles par deux canaux ou ^ anastomotiques : le sinus circulaire et le sinus occipital antérieur.
Ces sinus, situés sur les parties latérales de la fosse pituitaire, s oîc . : de l'extrémité la plus large de la fente spbénoïdale jusqu'au somni : rocher, sur lequel ils se continuent avec les sinus pétreux. Tn^s-c .::rfr- ■ IrtVlarges, ils offrent une forme assez irréguliôre qui rappelle ct'iM : celle d'un cube allongé d'avant en arrière. On peut leur coQsi«:vr- .* . conséquent quatre parois et deux extrémités.
La paroi supérieure est formée par les deux prolongements d V^hUquels l'extrémité antérieure de la tente du cervelet \ient se fî\rr .^ :\ • pbyscs clinoïdes. A sa partie antérieure et interne, on remarque m !. orifice qui donne possago à l'artère carotide interne.
La paroi inférieure répond à la gouttière caverneuse» cl plus pn-fi.:! î- -. ■ au sinus sphénoïdal dont elle n'est séparée que par une lame c>?»«-u ruminée.
La paroi interne, verticale, sépare le sinus caverneux du corps pi! . Llle présente un orifice par lequel ce sinus communique a%ec .• «^ circulaire.
La paroi externe^ verticale aussi, mais beaucoup plus étendue que U^ .précédentes, contient, dans son épaisseur, plusieurs nerfs fort imi^ r* la brancbe opbtbalmique de WilHs, le pathétique et le moteur 1^*.^ ^: commun.
La cavité circonscrite par ces paroi? est traversée d'arrière en 4\a::' . l'artère carotide interne et le nerf de la sixième paire. — L'artère s j * • doit de bas en haut en sortant du canal carotidien, 1p parcourt d am« rr avant jusqu'à l'apophyse clinoïtle antérieure, puis se coude alors à a . droit pour traverser la paroi supérieure du sinus, et pénétrer dan- la « 4 du crâne. Dansce trajet, on pourrait croire, au premier aspect, qu elt** v« « . la cavité même du sinus, et qu'elle se trouve entourée de tous côlr* pi: sang veineux. Mais en Texaminantplus attentivement, on remarque qi. se rapproche davantage de la paroi externe, et que la tunique intmi" ^ cette paroi la recouvre ; elle n'est donc nulle part en contact imm^-diât j • le liquide sanguin. De sa périphérie naissent de nombreuses artc r. r presque capillaires, dirigées dans tous les sens, mais destinées pour la : .part au corps pituitaire, et que la tunique interne recouvre aussi en jor: de là l'extrême irrégularité et les anfractuosités que présente la ca\.:. ..
^inusy anfractuosilés qui lui ont mérité la dénomination sous laquelle il est (onou. — Le nerf de la sixième paire, ou moteur oculaire externe, repose ï>iir la paroi inférieure du sinus. Il est situé au-dessous de l'artère, et recouvert comme celle-ci par la tunique interne du sinus qui le sépare aussi du courant sanguin.
Par leur extrémité postérieure, les sinus caverneux se continuent avec les >inus pétreux supérieurs, pétreux inférieurs, et occipital antérieur. Au rii\eau de cette continuité, il existe donc une sorte de confluent comparable au confluent des sinus encéphaliques.
Leur extrémité antérieure se continue avec le tronc de la veine ophthalmique, d'où le nom de sinus de la veine ophthalmiquesous lequel elle a été décrite par quelques auteurs.
Dans le court trajet qu'ils parcourent, de la fente sphénoïdale au sommet du riK'hcr, ces sinus ne reçoivent que la veine ophthalmique et quelquefois une ^einc méningée qui vient de la fosse sphé no-temporale.
Veine ophthalmique. — Nous avons vu que Tartère ophthalmique, consiflffée dans sa distribution, présente trois ordres de branches : 1** des brandies destinées au globe de l'œil; 2^ des branches destinées aux parties accessoires du sens de la vue ; 3* des branches qui ne font que traverser 1 appareil de h vision pour aller se distribuer à des parties plus éloi- * g nées.
ikïs trois ordres de branches artérielles sont représentés par trois ordres de branches veineuses ; mais les veines du premier groupe ne suivent nullement la direction des artères. Aux ciliaires courtes et longues, qui pénètrent dans le globe oculaire par sa partie postérieure et qui sont au nombre de dix en moyenne, correspondent quatre veines qui naissent à. égale distance de la cornée transparente et du nerf optique, deux supérieures et deux inférieures. Seules les ciliaires antérieures sont en rapport avec des veinules qui suivent à peu près leur triyet.
A chacune des artères du second et du troisième groupe se trouve accolée une \eine qui l'accompagne en général sur toute sa longueur. — Parmi ces \«'iiie:s satellites, la frontale externe ou sus-orbitaire est la plus importante ; <*>u» l'arcade orbitairc, elle communique à plein canal avec la veine frontale^. Par un autre rameau elle se continue a>ecla v.eine angulaire. Le tronc (]<• la \eine ophthalmique, constitué d'abord par ces deux veines anastomotiqiies,» se grossit bientôt des veines clhmoïdales antérieure et postérieure. Il 8 infléchit alors pour se porter en dehors, en passant au-dessus du nerf 4»I»tiqiie, puisse recourbe en bas et en arrière et vient s'ouvrir dans l'extré- III itë antérieure du sinus caverneux.
Kri passant au-dessus du nerf optique, le tronc de la veine reçoit les deux riiiisi-tilaires et les quatre veines oculaires qui, le plus habituellement, se ti* nui lient dans les précédentes.
Kn dehors du nerf il reçoit la veine lacrymale, la veine centrale de la 1 "'irit*, une ou deux petites veines adipeuses qui très-souvent se jettent dans ••> iiiUM-iilaires,et quelquefois une veine méningée qui traverse ladurc-mère *<i iii>eau de la partie la plus étroite de la fente sphénoïdale.