‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 320 sur 390 · VEINES DU MEMBRE THORACIQUE · texte numérisé non relu

VEINES DU MEMBRE THORACIQUE

qui suivent les collatérales des doigts sont presque capillaires. — Tandis que les veines de la région palmaire semblent s'atrophier sous l'influence de la compression à laquelle elles sont soumises, celles de la face dorsale se développent librement au contraire sous la protection de conditions opposées. Les artères, en vertu de leur tendance à se porter vers les parties les plus profondes et les moins vulnérables, occupent la paume de la main; les veines, en vertu de leur tendance à se porter vers les points où le sang trouve le pins libre passage, se rassemblent sur sa face dorsale.

Les veines des doigts suivent les artères collatérales. Elles sont situées en arrière de celles-ci. Des troncules veineux, émanés les uns des téguments de la face palmaire, les autres des téguments de la face dorsale, viennent s'ou- \rir çà et là dans leur cavité. Ces veinules affectent du reste, dans leur calibre, leur direction, leurs anastomoses et leur nombre, les plus grandes >nriétés. De leur ensemble résulte un petit plexus à maitles inégales et fort irr«'*gulières, dont la moitié postérieure est beaucoup plus développée que l'atitérieure.

Les veinules palmaires sont unies aux veines dorsales par des anastomoses an té ru- postérieures qui croisent le tronc veineux principal. Mais les veines anastomotiques les plus importantes des doigts sont celles de la face dorsale. On observe constamment sur cette face deux grandes arcades veineuses transversales .'l'une qui répond à la partit moyenne des prcmii^res phalanges, Tautre à la partie moyenne des secondes. Quelquefois ces arcades sont doubles ou triples; souvent elles communiquent entre elles par des anastomoses qui passent verticalement ou obliquement snr les articulations phalangiennes.

Les veines collatérales des doigts, parvenues au niveau des articulations métacarpo-phalangiennes, s'unissent entre elles. Pour cette union, celtes dos deux doigts contigus se rapprochent. De leur fusion par convergence résultent trois troncs, trés-courls, qui répondent aux trois derniers espaces intermétacarpiens et qui montent verticalement sur le dos de la main. — Ln \eine collatérale interne du petit doigt, en s'nnissant h celui de ces troncs qui occupe le quatrième espace interosseux, forme la veine salvatelle, — La veine collatérale externe de l'index et les deux veines collatérales du pouce constituent par leur union une veine plus importante, c'est la veine cépha^ lujue du pouce^

Arrivées sur le dos de la main, toutes ces veines s'anastomosent; de là un plexus à larges mailles dont le mode de constitution présente les plus grandes variétés individuelles. Ce plexus, chez le même individu, diffère même de Lun à l'autre côté. Le plus habituellement les troncs veineux qui répondent aux trois derniers espaces interosseux, se divisent au-dessus de la tête des métacarpiens en deux branches : l'une transversale ou oblique qui s'anastomose a\ec le tronc veineux le plus voisin, l'autre verticalement ascendante. Souvent les branches transversales sont situées à peu près sur le même niveau ; elles forment alors une sorte d'arcade découpée en trois festons, ou arcades secondaires.

Si ces branches anastomotiques se montent obliquement, elles donnent

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