‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 326 sur 390 · VEINE PORTE · texte numérisé non relu

VEINE PORTE

par un réseau sous-muqueux. Les radicules émanées de ce réseau se dirigent d'avant en arrière, les unes à droite cl les autres à gauche, en embrassant chacune la moitié de l'intestin qui leur correspond, et arrivent vers le bord libre du repli péritonéal en recevant les veinules parties de la tunique musculaire. Dans ce repli elles forment conmie les divisions artérielles auxquelles elles sont accolées une, deux et même trois séries d'arcades, puis se réunissent vers le bord adhérent du mésentère en un seul Ironc auquel se rendent aussi les trois veines coliques. Ce tronc se dirige de droite à gauche et de bas en haut. Arrivée au niveau de la troisième portion du duodénum, la grande mésaraïque passe entre cette portion dont elle contribue à marquer la limite, et le bord inférieur du pancréas sous lequel elle s'engagts puis se réunit à la veine splénique.

Sous le pancréas la veine mésentérique supérieure reçoit plusieurs veines pancréatiques, quelques veines duodénales et la veine gastro-épiploîque droite, qui se jette aussi quelquefois dans la première colique droite.

2* Vetae ■néflOBtérlqae larérfeare «a petite mkémmrm'ivmm, — Klle naît par trois branches qui répondent aux trois artères coliques gauches. Ces branchies émanent : 1^ des parois du rectum où elles communiquent avec les \oiiios hémorrhoîdales moyennes et inférieures, branches de Thypogastrique ; 2® des parois de TS iliaque du côlon, du côlon descendant et de la moitié gauche du côlon transverse, au niveau duquel clic s'anastomose avec la grande mésaraïque par l'intermédiaire des premières coliques droite et gaurhe. En se réunissant, ces trois branches forment le tronc de la mésentérique inférieure qui marche parallèlement à celui de la mésentérique >upêrieure. Parvenue au niveau de l'origine de celle-ci, elle monte solitaimur lit au-dt ssous du péritoine, sur le côté gauche de la colonne lombaire, jui^qn'au bord inférieur du pancréas sous lequel elle s'engage pour s'ou\rir dans la splénique ou dans l'angle de réunion de cette veine avec la mésentérique supérieure.

Cette veine, de même que la précédente, reçoit un grand nombre de ramoniu qui émanent des ganglions situés dans les replis du péritoine.

o** Teine «piéBi^ve. — I^a veine splénique est la plus volumineuse de toutes les branches d'origine de la veine porte. Elle natt du tissu propre de la rate par des radicules très-multipliées qui se réunissent pour former des rameaux et des branches, en nombre égal à celui des divisions artérielles. iA}% branches, émanées de chacun des compartiments de l'organe, convergent %ers la scissure de son bord interne, et forment bientôt un seul tronc. i:<*lui-ci se porte horizontalement de gauche à droite, sans décrire aucune l1f«\uo$ité. Il est situé au-dessous de l'artère splénique et derrière le pancréas. Kn s'unissant, au voisinage de la seconde portion du duodénum, à la 1? ronde mésaraïque il constitue le tronc de la veine porte.

La >eine splénique reçoit : l"* les veines du grand cul-de-sac de l'estomac, /•*#wi hiniont, qui se Jettent ordinairement dans l'une de ses branches d*orit:ui«' : 2** la >oine gastro-épiploîque gauche qui s'anastomose par son extrémité opposée avec la gastro épiploïque droite; 3*" des veines pancréatiques; '!>' des \eiues duodénales; ô<» enfin la petite mésaraïque. De la réunion de

cette dernière veine à la splénique il suit que le système veineot abdooih ual prend naissance par deux racines principales représentées, l'ane pv -i mésentérique supérieure, l'autre par le tronc commun à la vaétenlénqn^ inférieure et à la splénique.

B. — Tronc tfe la vdiic porte.

I^e tronc de la veine porte, constitué par la réunion des veines spléniff * et mésentérique supérieure, s'étend de la partie postérieure de TextréoL • droite du pancréas au sillon transverse du foie dans lequel il se di%i9<f -: deux branches.

Sa longueur varie de 10 à 12 centimètres.

Sa Uirectiony un peu oblique de bas en haut et de gauche à droite, oni.^ à angle aigu celle de la veine cave inférieure qui est verticale.

Rapports.— 11 répond : en avant, à la tête du pancréas, à la seconde pi>ru du duodénum, à l'artère hépatique, au canal cholédoque et aux lJlnI»^i tiques profonds du foie; en arrière, à cette partie du péritoine quis'enf*>'« dans l'hiatus de Winslow pour aller former Tarrière-cavité des épipl*» < cet orifice le sépare de la veine cave ascendante.

Le tronc de la veine porte reçoit : 1* inférieurement, quelques veines p*-créatiques et duodénales ; 2° un peu plus haut et à gauche, la >eine cntonsir" stomachique ; 3^ en avant, la veine pyloriquc ; û^ enfin la veine critique : s'ouvre dans sa partie moyenne. Toutes ces veines se comportent coaune .artères du mOmc nom.

G. — rortlon divergente de la veine perte.

f^ette troisième portion est appelée aussi veine porte hépatique^ par uff^*" tion aux deux autres qui ont été collectivement dc^sig nées sous le d>cx ^ veine porte ventrale. Elle s'étend de l'angle de bifurcation du tronc <i<- • \eine porte dans tous les grains glanduleux ou lobules du foie.

Les deux branches qui la composent à son origine sont couchées h**r: -talcment dans le sillon transverse de cette glande et semblent rtinmr canal unique qui a reçu le nom de sinus de Ut veine porte hépatique En t *bant un peu obliquement sur ce sinus, le tronc de la veine porte forme a*lui un angle obtus à droite, aigu H gauche ; la partie du sinus qui s<r fi vers le lobe droit du foie est remarquable par son i:alibre et sa bri^* celle qui se dirige vers le lobe gauche est beaucoup moins \o1umifii :mais plus longue.

Parvenues aux extrémités du sillon transverse, ces deux braocbespr)" trcnt dans la substance du foie et se dirigent chacune horixoataleo> vers le lobe qui leur correspond, en se divisant et se subdinsint diclwiic: quement de manière d fournir des ramuscules à tous les graios gUoduU . de l'organe. Elles sont accompagnées dans leur trajet par les dif isioa» ^l'artère hépatique et des conduits biliaires. En se réfléchissant sur m di*"^ canaux, la capsule deGlisson leur forme une enveloppe commune qui »<*> * au foie d'une manière intime; mais ils n'adhèrent à cette envelc^ipe que ;«*

VEINES HEPATIQUES. 735

un tissu cellulaire lâche et filamenteux, et s'affaissent en portie dans l'état de vacuité.

Chez le fœtus, la veine ombilicale communique avec la branche droite de la veine porte hépatique , puis se prolonge ensuite vers la veine cave inrérieure dans laquelle elle se termine. C'est à cette partie terminale, étendue do la branche droite de la veine porte hépatique au tronc de la veine cave, qu'on donne le nom de canal veineux.

Yclnw li«patMl«M.

Les veines hépatiques ou sus-hépatiques (Chaussier) parlent de chacun (U*$ grains glanduleux du foie, dans l'épaisseur desquels elles se continuent a\ ec les dernières divisions de la veine porte, puis se réunissent pour former df'S canaux de plus en plus volumineux et de moins en moins nombreux qui convergent d'avant en arrière.

Parmi ces canaux, les uns, de calibre variable , mais en général plus ou moins grêles, viennent se jeter dans la veine cave au niveau de la gouttière que le bord postérieur du foie présente à cette veine.

Los autres, au nombre de deux ou trois et très-volumineux, s'ouvrent dans la moitié supérieure de la môme gouttière, immédiatement au-dessous (le l'ouverture du diaphragme. Parmi ces troncs celui du côté droit eA ordinairement plus considérable.

Los veinules des lobules voisins se comportent différemment Quelquefois illos forment par leur réunion des branches de volume inégal, qui après !iii certain trajet se jettent dans une branche. Souvent de très-petites veines tui veinules vont s'ouvrir directement dans le tronc le plus voisin. Aussi li»r^qu'on les incise longitudinalcment remarque-t-on sur les parois de ces ir«»ncs des orifices de diamètre très-inégal.

routes les veines hépatiques adhèrent du reste de la manière la plus intime à la substance propre du foie.

Los caractères propres ^ ces veines sont assez tranchés pour permettre di* les distinguer eu général avec facilité des divisions de la veine porte fl.ms les diverses coupes qu'on peut faire subir au parenchyme du foie. Lu résumant ces caractères distinctifs et en les opposant, on arrive à recon-

.'i.'iitre :

1*' Uue les principales divisions de la veine porte se dirigent transversaleiiu^fit, les unes à droite, les autres à gauche, tandis que les principales divisions des veines hépatiques sont plutôt antéro-postérieures ;

:2' Uuc les premières, peu adhérentes aux canaux qu'elles parcourent, •• affaissent en partie sur elles-mêmes, tandis que les secondes, unies intimemont au parenchyme du foie, demeurent constamment béantes;

3" Oue les branches du système veineux abdominal dichotomiquement di- \ i>('>(*s présentent sur leurs parois une série d'orifices dont le diamètre dé* rroît progressivement, tandis que les parois des veines sus-hépatiques pré- >enteDt des orifices inégaux et moins régulièrement répartis.

736 ANGIOLOGIE.

La commuQication des branches de la veine porte avec les ndicoles d veines hépatiques est démontrée : i^ par les injections qui passent bcilMurfi des unes aux autres, soit que le liquide pénètre dans le foie par le troar 4 . système veineux abdominal, soit qu'il pénètre dans cet organe ptrla «r.-w cave inférieure et les veines hépatiques; 2<> par l'examen microscopique

§ 2. — VbINES des organes GÉNrrO-rRTNAIRES.

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