‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 329 sur 390 · VEINES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES · texte numérisé non relu

VEINES DES ORGANES GÉNITO-URINAIRES

!<" ¥ai— tf iM«ieaittir««. — Les radicules qui leur donnent naissance viennent des conduits séminifères. Les unes se portent vers la périphérie du testicule; elles forment des rameaux appliqués sur la face interne de la tunique albuginée, rameaux qu'une lamelle fibreuse fixe contre cette tunique, en sorte qu'ils ont pu être comparés aux sinus de la dure-mère. Les autres convergent des parties centrales de la glande vers leur bord supérieur. En se réunissant, ces deux groupes de veines forment un faisceau volumineux qui chemine de bas en haut, et qui traverse le bord supérieur du testicule, à l'union de son tiers antérieur avec ses deux tiers postérieurs, et en dedans de l'épididyme.

Après avoir traversé la tunique albuginée, les veines testiculaires s'unissent à celles qui proviennent de Tépididyme pour constituer un plexus, le plexuê spermatique, remarquable par le calibre et la multiplicité des branches qui le composent, par les dilatations variqueuses si fréquentes dont il devient le siège, et enfin par les grandes différences individuelles qu'il présente.— De ce plexus partent cinq ou six veines principales qui se Joignent à l'artère testiculaire pour l'enlacer de leurs nombreuses anastomoses, et aux vaisseaux lymphatiques partis du même organe qui les enlacent à leur tour. On retrouve ainsi dans l'arrangement de ces trois ordres de vaisseaux la loi qui préside à leurs rapports respectifs dans le plus grand nombre des régions : au centre, l'artère profondément entourée par les veines ; les veines plus superficielles et recouvertes par les lymphatiques; ceux-ci formant aux vaisseaux sanguins une gaine commune.

Unis au conduit déférent, dont ils sont complètement indépendants et en a^ant duquel ils sont placés, ces canaux artériels, veineux et lymphatiques constituent le cordon des vaisseaux spermatiques.

Je dois «i^outer qu'en arrière du canal déférent on observe deux ou trois veines volumineuses qui n'ont pas été signalées et dont Texistcnce cependant est constante; elles ont du reste la même origine que les précédentes.

l..es veines testiculaires et épididymaires, parvenues à l'anneau du grand oblique, s'engagent dans le canal inguinal et arrivent dans l'abdomen ou les antérieures et les postérieures se terminent différemment. — Celles qui sont situées au devant du canal déférent s'en séparent et poursuivent leur tr^et ascendant en s'anastomosant et formant un plexus, le pleoous pampini forme. Au niveau de l'angle sacro-vertébral, ces veines se réunissent pour former d'abord deux troncs, puis un seul, qui s'ouvre, i droite dans la veine cave inférieure, à gauche tantôt dons cette veine et tantôt dans la veine rénale correspondante. — Celles qui sont placées en arrière du conduit déférent «^e terminent, ainsi que l'a démontré M. Perrier, dans les veines épigas- Iriques.

Dans l'abdomen, les veines du testicule cheminent entre le péritoine et le fascia iliaca. Celles du côté gauche passent sous l'S iliaque du côlon dont le poids les comprime et nous explique au moins en pariie le siège presque constant du varicocèle à gauche.

L»es veines spermatiques sont pourvues de valvules, mais peu nombreuses^ rudimentaircs et insuffisantes, en sorte qu'on peut les injecter très-facilement des branches vers les rameaux.

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