II. — LyiBpbatl^aeii profonds eu memkrc ciMirMiMc
Les lymphatiques profonds suivent le trajet des vaisseaux sanguins. Chaque artùre est ordinairement accompagnée de deux troncs lymphatiques, de même qu'elle est accompagnée de deux veines. — On peut les diviser en radiaux, cubitaux, interosseux postérieurs, interosseux antérieurs et brachiaux.
Les troncs satellites de rartère radiale émanent des parties profondes de la paume de la main, très-probablement des muscles de cette région.
Quelle que soit leur véritable origine, les deux troncs satellites de l'artère radiale suivent d'abord un trajet difTérent : l'un accompagne l'arcade pal* maire profonde, contourne la tête du premier métacarpien pour se porter sur le côté externe du carpe, et arrive d l'avant-bras où il se place sur le côté externe de l'artère radiale; l'autre, dont l'origine est moins profonde, suit, d'après le dessin que nous en a laissé Mascagni, le trajet de l'artère radio-palmaire et gagne aussi l'avant-bras, où il se place sur le cOté interne de la radiale. Tous deux montent ensuite jusqu'au pli du coude en s'anastomosant. Dans leur trajet antibrachial, ils traversent un ou deux petits gan* glions dont l'existence n'est pas constante.
Les vaisseaux satellites de l'artère cubitale naissent par trois racines : la première parallèle à l'arcade palmaire superficielle, la seconde parallèle à la branche palmaire proroade de l'artère, la troisième parallèle à la branche dorsale; de leur réunion résultent ordinairement deux troncs qui suivent exactement la direction des vaisseaux sanguins et arrivent au pli du coude après avoir traversé chez quelques sujets un ou deux ganglions d'un très-petit volume.
Les txiisseaux satellites de Vinterosseuse postérieure et de V interosseuse anlérimre viennent se joindre, vers la partie supérieure de lavant-biM, à ceux des artères radiale et cubitale, afin de concourir à la formation des troncs qui accompagnent l'artère brachiale.
t^es trotrs brachiaux, au nombre de deux ordinairement, rencontrent sur leur trajet trois ou quatre ganglions du volume d'une lentille, et reçoivent ^ers le tiers supérieur du bras les efl'érents du gangîion susépitrochléen
lorsqu'il existe, ou au défaut de ces efférents un vaisseau lymphatique
H6 ANGIOLOGIE.
superficiel et volumineux qui rampe sous la veine basilique. Ils se Icnni'i*^' * ensuite dans les glandes axillaires. Mascagni représente dans ses pten^ b- « trois absorbants musculaires fournis Tun par le biceps et les aatm par •■ triceps brachial.
m. •— LympliatUiiM été lomkw, ûm ios et M la partie pMKrtMtc êm cm
Les vaisseaux lymphatiques de la région lombaire %e partagent en deux rr . pcs. Nous avons vu que l'un de ces groupes se porte aux ganglionadu pli Taine. L'autre marche obliquement de bas en haut et de dedans en d«*}. -« vers les ganglions du creux de l'aisselle dans lesquels il se termine. Le i•^ mier vient quelquefois de la partie supérieure des lombes, et le secootl •> la partie inférieure de cette région; ils s'entrecroisent alors à la maiii'r des deux branches d'un X.
Les lymphatiques du dos se dirigent, les inférieurs obliquement de ba^ haut, les supérieurs de haut en bas, les moyens horisontalemeot de ded^ en dehors^ vers le bord inférieur des muscles grand dorsal et grand rnod f lequel ils se réfléchissent pour atteindre les glandes axillaires.
Les absorbants qui naissent des téguments de la partie postérieure du • descendent en se portant un peu en dehors, et se réunissent dem ■ l'épaule aux lymphatiques les plus élevés de la région dorsale dont i'* * partagent ensuite le mode de terminaison.
Les absorbants partis des lombes, du dos, et de la partie pottérieurt ihi "offrent cette disposition commune et fort remarquable assurément, que x- * du côté droit naissent du côté gauche, et réciproquement, de telle sorte q*. . y a entrecroisement des uns et des autres sur la ligne médiane.