III. — Mylo-hyoldleii
Sllaé entre le cou, qu'il limite supérieurement , et la cavité buccale, dont il forme la paroi inférieure ou le plancher; court, large et mince; irrégulièrement quadrilatère ; se continuant avec celui du côté opposé, en sorte que les deux muscles n'en représentent en réalité qu'un seul, impair, médian et curviligne (fig. 248 et 251)..
Inêertions, direction. — Le mylo-hyoîdien s'étend de la ligne oblique interne ou myloîdienne de la mâchoire vers l'os hyoïde, d'une part, et de 1 autre vers la ligne médiane, au niveau de laquelle il se continue avec le muscle opposé par l'intermédiaire d'un raphé fibreux. ^ Il naît de la ligne oblique interne par de courtes fibres aponévroliques. A celles-ci succèdent et s entremêlent les fibres musculaires qui se dirigent différemment : les antérieures, extrêmement courtes, se portent presque transversalement en dedans ou celles de droite semblent se continuer directement avec celles du cô'.é gauche ; les suivantes, d'autant plus longues et plus obliques qu'elles *> éloignent davantage de la symphyse, se rendent au raphé fibreux médian «ers lequel celles des deux muscles convergent à la manière des barbes d une plume sur leur tige commune ; les postérieures ou externes, qui parcourent le trajet le plus étendu^ vont se fixer sur le bord supérieur du corps de los hyoïde.
Us fibres du mylo-hyoïdien ne sont pas rectilignes, chacune d'elles décrit uue courbe dont la concavité regarde en haut, en arrière et en dedans. De la juxtaposition de toutes ces courbes à droite et à gauche et de leur convergence vers le raphé médian, résulte une sorte de gouttière antéro-postérioure, obliquement descendante, qui s'élargit rapidement à mesure qu*on se rapproche de l'os hyoïde; c'est sur cette gouttière musculaire que repose la langue.
Le raphé qui unit les deux mylo-hyoïdiens est peu sensible sur leur face inférieure; il l'est très-peu aussi en haut et en avant ; mais il devient de plus en plus manifeste en descendant vers l'os hyoïde, au-dessus duquel il s'élargit Considérablement et prend les caractères d'une aponévrose.
happorU, — Ce muscle est en rapport en bas et en dehors avec la glande sous-maxillaire, le faisceau antérieur du digastrique, le peaucier et la peau. n répond en haut et en dedans au génio-hyoïdien, qui repose sur sa partie interne ou médiane, au conduit excréteur de la glande sous-maxillaire, à la
byAf(iieiis. -. 5^ 5. £itrëmité antérieure des mêmes muscles, attachée aux tubercules infëriean de l'apophyse géni. — 1, 7. Extrémité antérieure des muscles génio-glosses partant <^ tubercules supéneors de la même apophyse. — 8, 8.' Muscles ptérygoldiens internes <^liqiiement étendus de U cavité des apophyses ptérygoldes à la face interne des angles de la Birhoire. — 9, 9. Faisceau inférieur du muscle ptérygoldien externe, attaché par sa hase k li>ii« externe des apophyses ptérygoldes et par son sommet à la partie antéro-interne du col ^condylcs de la mâchoire. — 10^ 10. Faisceau supérieur de ces muscles^ étendu de la vofile ^U (o6se xygomatique à la partie la plus életée du col des condyles et au bord antérieur du U^C4ftîlige intei articulaire qui les reouvre. — 11^11. Coupe transversale de cesfibro- ^^''^^i^a. — 13^ 12. Bord postérieur des massétcrs.
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a lame fibreuse postérieure, ou membrane hyo-glossienne^ s'étend de Tos îde vers la base de la langue. Née de la partie postérieure et supérieure corps de cet os, elle se porte en haut et en avant, et après un trajet de S millimètres disparait au milieu des muscles de la langue. Cette lame end dans le sens transversal de la petite corne d'un côté, à la petite oe du côté opposé. Elle n'est recouverte en haut que par la muqueuse ^ale, quelques glandules salivaires, et le prolongement médian de l'épitte.
A lame fibreuse médiane est une sorte de raphé antéro-postérieur, de 5 à ûllimètres de hauteur, verticalement situé dans l'épaisseur de la partie diane de la langue. — Ses faces, tournées l'une à droite et l'autre à Khe, sont planes, un^peu plus hautes en arrière qu'en avant : elles douât attache à un grand nombre de fibres musculaires. — Son bord supéor convexe ne s'élève pas Jusqu'à la muqueuse de la face dorsale. — Son rd inférieur, concave, plus épais et mieux limité que le précédent, est x>uvert par une petite traînée de cellules adipeuses et par les fibres les js internes du génio-glosse qui s'entrecroisent en passant de l'un à l'autre lé. Quelquefois cet entrecroisement n'a pas lieu au niveau de son tiers «térieur; en écartant les deux muscles, on aperçoit alors ce bord qui forme le légère saillie dans leur interstice.— L'extrémité postérieure se continue ec U membrane hyo-glossienne. ~ L'antérieure, plus effilée et plus jnco, se perd insensiblement dans la partie correspondante du corps musileu\ de la langue.
Cette lame est d'un blanc jaunâtre. Elle se compose de fibres verticales et ftliqucs irrégulièrement entrecroisées. Suivant Blandin, elle renfermerait ans sou épaisseur des noyaux de cartilage, d'où le nom de fibrtxartilage iedtan de la langue qu'il a cru devoir lui imposer. Mais l'existence de ces oyaux fibro-cartllagineux est plus apparente que réelle. La lame fibreuse nediane n'appartient pas à la classe des fibro-cartilages, bien qu'elle en irésente la densité cher quelques sujets, surtout au niveau de sa partie .Dfcrieure et postérieure.
I>a masse charnue de la langue se compose de deux corps musculeux iTinétriquement placés à droite et à gauche de la lame fibreuse médiane, et recouverts à leur partie supérieure par une couchqr musculaire qui leur est commune. Chacun de ces groupes est formé de sept muscles qui se confondent à leur extrémité terminale ou antérieure, et qui peuvent être classés de U manière suivante :
Trots proviennent des os voisins : le stylo-glosse, Vhyo^glosse et le génio^
Trob naissent des organes voisins : le pharyngo-glasse, le palato-glosse et yam^gdalo-glosse.
Le septième tire son origine à la fois de ces os et de ces organes , c'est le lingwd inférieur*
U hmtîème oa mntcle commun aui deux groupes, conna sons le nom de
UYOLOGia
■'élarfplense rapprochant du cléido-hyoïdien, auquel il doienl bîeni<''i ptralléle et qui s'insère en dehors de celui-ci au bord inférieur du coqi^ dl'os lijaïde.
[.e tendon qui Torme U partie moîcnne de romoplal-hyoïdifD pn;<i > une longueur très- variable. 11 n'est snuvent sensibli^ qu'en avant. Je lu u réduit ù l'état de simple interaeclion aponévroliquc. Son étendue, pojr ir muscle comme pour tous ceux du même ordre, est généralement eu rai^-o Inverse du développement et de la vigueur du système musculaire,
KapporU. — Par sa face externe, l'omoplat-hyoïdieu répond : !• en «ni- •' au (rapi^ze et ;'i la clavicule ; 2* au niveau de la région sus-clavjcul■i^'. i peaurier, qui le sépare de la peau ; 3* en avant de cette région, au «l'in ~
Fig. 3&g.
Mu-kUs dti réffioiu 50W- et lui-hytidienjiet.
1. Vtntre pMI/ritur iln iligaslriqu«. — 1. MiucIf ■l;lit-ht<i[ilifD. - Jn dloMnqoe, — i. Trnilan i-l pauhr <le ce iniucl« — 3. Venin ul Ju rùU (Iroil. — 6. Uuirlr mvlo-hjoldiïii. — 7, lliisflr bTCkfloug. .
' 8. Fiurm >ii. ~^
mastoïdien; plus haut, il correspond de nouveau au peaucier et à la peau. —Sa race interne est en rapport, de bas en haut, avec le faisceau supérieur du grand dentelé, les deux scalènes, la veine Jugulaire interne, Tartère canUide primitive, le muscle sterno- thyroïdien et le thyro-hyoîdien. — Son k)ord supérieur décrit une courbe dont la concavité regarde en haut et en arrière, l/inférieur, convexe, donne attache à une aponévrose fort impori.inte qui s'attache en bas à la clavicule et au sternum et qui sera décrite plus loin.