‹ Traité d'anatomie descriptive (volume 5)Chapitre 93 sur 390 · III. — LMt «arMi · texte numérisé non relu

III. — LMt «arMi

Le long dorsal, situé entre le sacro-lombaire et le transversaire épiof ut. ftéleud verticalement de la tubérosité de l'os iliaque A la première verlibiv du dos. Il offre la forme d'une longue pyramide quadrangulaire diml k sommet se dirige en haut.

/tMM-twMt.— Ce muscle s'attache, en bas el en arrière : 1* A la lubén.>>^v de l'os iliaque par de courte: Sbres tendineuses-, 3° à la face anlérieurf At l'aponévrose spinale, sur toute sa longueur et sur toute sa largeur ko niira. du dos; mais A sa moitié inlertie seulement au niveau des lombes ; 3* at-t apophyses épineuses des trois premières Tcrlèbrcs lombaires, el quelque'' .• de la derniOre vertèbre dorsale, par des bandelcllos oponévroliqufï q^; diminuent de largeur et de longueur de bas en baul, cl qui s'ajoutent i^i autres bandelettes de l'aponévrose spinale; mais celles-ci restent librr* *-: loule l'élendue de leur face postérieure, tandb que les précédeoie* *• i' bientôt recouverte* par les flbres musculaires.

I.e corps charnu né de ces diverses origines, d'abord tr^conudérable ei confondu avec le sacro-lombaire, se sépare de celui-ci au niveau ou an p<^ aU'dcsaous de la doutième cOte, et poursuit eniuile sa direction vertical— ment ascendante en diminuant peu à peu de volume, pour se tennioer i-n poiole A la partie supérieure du dos. Dans le long tri^ct qu'il parronri. ' :> voit se détacher de sa périphérie trois séries de faisceaux : !■ des bioceaui iv terminaison externes qui s'attachent aux cOtes ; 3* des faisceaux de lerrcinajson internes et profonds qui s'insèrent aux apophyses transrenes : 3- an THiKoaux de terminaison internes et superBctels, qui vont se fixer aus ap>physes épineuses des vertèbres du dos.

a. Les faisceaux externes, ou cogiaux, se présentent sous l'aspect de languettes musculaires, obliquement dirigées en haut , en avant et en dehors, d autant plus minces et plus étroites qu'elles sont plus supérieures. Ils s'in* surent par de courtes fibres aponévrotiques à la face externe des côtes, entre 1 angle et la tubérosité de celles-ci, sur un point d'autant plus rapproché àc l'angle, qu'ils sont plus inférieurs, d'autant plus rapproché de la tubérosité, qu'ils sont plus élevés. Leur nombre varie ; on en compte en général de huit à neuf ; quelquefois ils s'arrêtent à la sixième côte; quelquefois ils s élèvent jusqu'à la seconde.

6. «Les faisceaux internes et profonds, ou faisceauœ traiMversaireSj sont les plus nombreux et les plus volumineux. Us constituent essentiellement le long dorsal. Ces faisceaux, de môme que les précédents, diminuent de lolume de bas en haut. Leur forme est irrégulièrement arrondie ; leur direction oblique en haut, en avant et en dedans. Chacun d'eux se termine par un tendon cylindroïde, très-apparent, qui se fixe : i^ au sommet des apophyses transverses de toutes les vertèbres dorsales; 2® au tubercule des apophyses articulaires des vertèbres lombaires, tubercule considéré avec raison comme l'analogue des apophyses transverses. Leur nombre s'élève donc à 17; il est rare qu'il n'atteigne pas ce chiffre, et rare aussi qu'il le dépasse,

e. Les faisceaux internes et superficiels, ou faisceaux épineux , n'ont été qu'imparfaitement vus par les auteurs, qui en ont donné Jusqu'ici une description un peu vague. Pour les bien observer, il importe de couper À leur attache tous les faisceaux profonds, et d'attirer ensuite le long dorsal en Jebors. Dans ces conditions, les faisceaux épineux s'écartant, s'étalant en quelque sorte, leur disposition devient très-manifeste. On peut alors recon* naître : i^ que les bandelettes aponévrotiques venues de l'apophyse épineuse de la douzième vertèbre dorsale et de la première vertèbre lombaire sont étroites et très-courtes ; que celle émanée de la seconde vertèbre des lombes t^t notablement plus large et plus longue; que celle née de la troisième est plus large et plus longue encore ; et que toutes les trois suivent une direction <'Mique en haut et en dehors ; 2'' que ces trois bandelettes ne tardent pas à • trt' recouvertes par des fibres charnues qui naissent de leur face externe et qui les croisent pour se diriger en haut et en dedans, en formant des faisceaux aplatis, de largeur très-inégale ; 3<* que ces longs et minces faisceaux charnus s'unissent et forment deux couches, l'une superficielle, à fibres plus longues, l'autre profonde, à fibres courtes ; à^ que ces deux couches se terminent par des tendons, au nombre de sept ou huit, d'abord très-gréles, mais qui augmentent progressivement de volume des inférieurs aux supérieurs, et qui vont se fixer aux apophyses épineuses de toutes les vertèbres dvirsales comprises entre les deux premières et les deux dernières.

Quelquefois les tendons des faisceaux épineux se confondent' avec les tendons du transversaire épineux avant d'atteindre les apophyses épineuses, lais, à l'aide de la préparation qui a été décrite; on réussira facilement à distinguer ce qui appartient aux uns et aux autres. Pour compléter celte préparation, on la répétera sur le côté opposé ; puis on détachera par un trait de scie le sommet des apophyses épineuses des vertèbres dorsales ; en écar-

tant ht deux mim'k'A , lis raîscGaux épineux droili et gauches ■ppanlt^J-. oton avec una porrniit- r^idence dam tous leurs détails.

Wap/mr/ï. — l.e lods d-irsal est en rapport par m fice pwlérieurr i"* l'aponévroge Iomb<i-(i(ir>iLle, les deui petits dentelés et le plan fibreui r, . s'étend de l'un H l'autre. Il répond par sa face antérieure au reuilli-l m << de l'aponévrose du (ransnirse de l'abdomen, aux eOles, aux mutcl*^ *urf— taux cl inlerroslaux exli-rncs. — Sa face externe, plane, s'applique 4 h li interne du sarro-lombain, dont elle n'est séparée que par une mince r.^r:. de [mu conjcinelir, de- ^irlires et des veines. — Sa Tace interne, rftnm recouvre le Iransversitin ipineux ; une couche celluleuse, des vaisseaux et =■ nerr«, la séparent alls^i di.- ce muscle. Elle correspond en baul «u tn[i^"'r saire, avec lequel elle se continue en partie.

Fig. 203.

Fif. ÏM-

Miuclti taero-kmhaitx

If. — TraosTcrMlre épineux.

Le transvcrsaire épineux est situé dan^ les gouttières vertébrales qu'il remplil. Étendu du sommet du sacrum Jusqu'à l'axis, il diffère des deux autres m j5 les de la même région, non-seulement par sa situation plus profonde d plus rapprochée du plan médian, et par sa longueur plus considérable, m.ii5 aussi par sa forme, qui est prismatique et triangulaire, par le nombre b*M(icoup plus grand des faisceaux qui le composent, et surtout par la di« ivi tion obliquement ascendante de ces faisceaux, disposés de telle sorte que aMi\ du côté droit convergent vers ceux du côté gauche.

[%ns le long trajet qu'il parcourt, son volume s'accroît et décroît tour à t-;jr; très-délié à la partie inférieure de la gouttière sacrée, il augmente •lepai^^eur en s'élevant vers les lombes, atteint dans cette région son plus rrand diamètre, se rétrécit assez notablement dans sa portion dorsale, et rt'<l<\ient plus épais dans sa portion cervicale ; ses dimensions varient, en .:!i mot, selon la mobilité des diverses régions qu'il parcourt. Or, cette mobi* ::è (^(ant presque égale pour toutes les vertèbres, dans les premiers temps 'i" la ^ie, le transvcrsaire épineux présente aussi à cet Age une épaisseur :' :« uniforme. Chez le vieillard, où les vertèbres tendent de plus en plus à « immobiliser, il est uo des premiers sur lesquels se montre l'atrophie sénile, < t iin de ceux sur lesquels elle se manifeste par les traits les plus accusés, 'i ù la dépression qu'on voit se produire à cet âge au niveau des gouttières « "(«braies, et la saillie toujours croissante de la crête épinière.

M'^le de constitution; insertions. — Ce muscle est constitué par un très- ^rand nombre de faisceaux aplatis, obliquement étendus, des apophyses 'r4ii5\ erses aux apophyses épineuses des première, seconde, troisième ou qMtrièmc vertèbres qui les surmontent. Les uns sont superficiels, plus •n^'5, plus obliques, plus aplatis; ils se terminent sur les vertèbres les

\f\VL%, — 9. Muscle jacro-lombairp. — 10, 10. Ses faisceaux externes. — 11, 11. Ses •'iu\ ôt ren forcement. — 12. Partie supt'rieure ou cervicale de ce nniscle renvereée en '-^, «"omnie sa portion Iboracique, pour montrer qu'elle est un prolongement des fais-

* \ de reaforcement. — 13. Muscle long dorsal. — 14, 14. Faisceaux exicrncsou costaux *■ muscle. — 13, 15. Aponëfrose d'insertion des muscles spinaux. — 16. Portion de celle

1 • i'Tro9e qui appartient uu muscle long dorsal. — 17. Faisceaux épineux du mt^nie muscle. ~ 1^. Partie postérieure du muscle grand oblique de l'abdomen.

1 tj. 364. — Pour montrer les faisceaux épineux du long dorsal, les deux muscles dont ils

«If lit ont été détachés des parois du thorax, ainsi que la série des apophyses énineuses

• ilf% ils s'attarbent, puis écartés et largement étalés. — 1, 1, 1, 1. Bandelettes nbreuses

.'•ngeat en haut l'aponévrose spinale ; parmi ces bandelettes la plus interne est le point

-4rt d'uu grand nombre de faisreaux charnus qui vont former la couche musculaire

lit irile de la portion épineuse du long dorsal.^ i, 2. Fibres transversales qui unissent

• ' " i*'lolt»*s. — 3, i, 5. Autres baiulclelles de moins eu moins largos qui donnent aussi -' n« r a des fibres charnues, et qui ont élA ronsidi-rées à tort comme l'unique origine des

■ « • ^'i\ «pineux. — 6,6. Ensemble des faisceaux formant la couche museulairesuperticieUe

: •- rii«>n rpineusc. — 7, 7. Celle couche musculaire supurliciellc divisée a ses exlrémilés

• If \ iV» pour laisser voir la rouche musculaire profonde et les bandelettes dont elle tire

-r iinc. — 8, 8. Ces bandelettes et la couche musculaire qui en part. — 0, 0. Tendons

{utU les fai.«»ccaux épineux vont s'attacher aux apophyses épineuses des vertèbres

-i'^. — 10,10. Fibres charnues qui naissent do la face nrofonde des bandelettes de

. ;••>«•% ri>-^ spinale et qui constituent le corps du muscle long dorsal.

214 HTDLOOie.

plut élevéei, c'est-à-dire les plus étoigniei àe celles sur lesquelle* ilf -^r pria naisunce; lei autres lont profond*, pim courts, plus rapprochai àe h direction Iransvenale, et se fixent à la première ou aux deux prenu'-r» vurtèbres situées immédiatement &u-des»UE de celle dontilipaiteni. Um ;:. deux est situé entre deux tendons, dont l'un répond à leur face exirr::(. l'autre à leurhce interne. Dans leur trajet, on les voit te Juxtapowr p^: leurs bords, se superposer par leurs Taces et se confondre en partie, it manière à faire un seul corps charnu entrecoupé de langneltei tendineutn. irrégulièrement espacées, très-courtes sur certains points, très-loDguei f.i dautres. Le transversaire épineux présente du reste quelques dilTéRDirs. | suivant la région à laquelle il correspond. !

Dans la région sacrée, il s'Insère sur la moitié externe de la goaltièn c . sacrum, et par un petit nombre de fibres sur la partie corre^KiDdanK it \ l'aponévrose spinale. De celle double origine partent deiraisceaui ëtroiUmc:i: ! unis, presque entièrement charnus, qui se dirigent en haut et eo dedi:. j pour te Hier t la moitié interne de la même gouttière, et & la partie ir;:'f rieure de la colonne lombaire.

Dans la région lombaire, les Taiiceaux deviennent beaucoup plus di&tîo<-!< Us naissent par de courli tendons du tubercule des apophfies artîcalairr^ tubercules qui sont les analogues des apophyses transvenes, i>t vont s tr.iètn en haut et en dedans, par d'autres tendons courts aussi, aux apopht^^ épineuses des deux ou trois vertèbres situées au-dessus de celles dent ^ naissent.

Sur la région dorsale ils s'étendent de toute la face postérieure d«s ai* pbysce transverses aux apophyses épineuses des quatre ou cinq premii-r^ tcrtèbres situées plus haut. Les faisceaux musculaires sont donc r«niiqiiables dans cette région, par leur longueur plus considérable ; ils 1p v ' aussi par la grande étendue de leurs tendonsquirocou^Tcnl presque enii rtment le corps charnu, et par les connexions que présente leur partie tcnmnale avfec celle des faiiceaux épineux du long dorsal.

Sur les vertèbres dn cou, ces faisceaux redeviennent moioi long», dK'-v obliques, mais plus épais et plus charnus aussi. Ils s'étendent des apophT^i iranivertes au bord inréricur des apophyses épineuses; les plus ^In- M)nt se fixer sur celle de l'axis. Huit muscles, par conséquent, coa^erpvurs cette apophyse : les deux muscles qui précèdent, les deux inter^pior.t li<s plus élevés, les grands obliques cl les grands droits posté rie un de la t. -de là le volume énorme qu'elle présente ; véritable centre d'irradiatii>o ce .calaire, elle est sollicitée dans tous les sens par les forces qui prcaorot ^.r sfl périphérie leur point d'application.

napporti. — \a face postérieure dn transversaire épineux est recooTer^- en bai, par l'aponévrose spinale; au niveau des lombes, par cette in^m« t.--névrose elune partie du long dorsal; plus haut, parles faisceaux épiiteut "^ . même muscle, et supérieurement par le grand complcxus. — Sa face a. rieure recouvre les apophyses Iransverses, les lames vertébrale* el le* h.:)mcntsqui les unissent. — Sa face interne répond aux apophyse* épîiK.-:.!- t'tau) ligaments interépineux.

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