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VE RH. SC

Fig. 330. — Muscles biceps brachial Fig. 331. — Muscles coraco-huméral et coraco-huméral. et brachial antérieur.

Fig. 330. — 1. Biceps brachial. — 2. Courte portion de cp muscle. — 3. Sa longue portion. — 4. Tendon par lequel il s’attache à îa tubérosité du radius. — 5. Expansion qui part de ce tendon. — G. Muscle coraco-huméral. — 7, 8. Les deux faisceaux du grand pectoral formant une gouttière à concavité supérieure. — 9. Attache du grand dorsal. — 10. Muscle grand rond. — 11. Muscle sous-scapulaire. — 12. Brachial antérieur. — 13. Longue portion du triceps brachial. — 14. Portion interne de ce muscle. — 15. Long supinateur. — 16. Premier radial externe.

Fig. 331. — 1,1. Coraco-huméral. — 2. Tendon de la courte portion du biceps. — 3. Tendon de la longue portion. — 4. Tendon du grand pectoral. — 5, 5. Deltoïde

MUSCLE BICEPS BRACHIAL.

part entre les deux muscles sous la forme d’une cloison, de l’autre audevant de la courte portion sous la forme d’une aponévrose. De la cloison et de la face postérieure de l’aponévrose naissent les fibres charnues qui se portent presque verticalement en bas en formant un faisceau arrondi de plus en plus volumineux.

L’insertion de la longue portion ou portion externe se fait par un tendon long et grêle, qui se continue avec la partie correspondante du bourrelet glénoïdien. Ce tendon, situé dans l’articulation scapulohumérale, contourne la tête de l’humérus pour se porter vers la coulisse bicipitale dans laquelle il est maintenu par des brides fibreuses transversales, puis l’abandonne et s’épanouit alors en demi-cône au-devant du muscle. Nées de la surface postérieure ou concave du tendon d’origine, les fibres charnues se dirigent verticalement en bas, en formant un faisceau arrondi et d’abord très grêle, mais qui augmente progressivement d’épaisseur, et qui vient se joindre à la courte portion vers la partie moyenne du bras.

De la réunion des deux faisceaux résulte un corps charnu, volumineux, convexe en avant, aplati en arrière, demi-cylindrique, vertical aussi, dont toutes les fibres se rendent aux deux faces d’une aponévrose d’abord située dans son épaisseur, qui devient libre au niveau de l’articulation du coude, et qui prend alors tous les caractères d’un tendon. Celui-ci, aplati d’avant en arrière, plonge dans l’espace angulaire que limitent en dedans le long supinateur et en dehors le grand rond, se contourne de telle sorte que sa face antérieure devient externe, puis se fixe à la moitié postérieure de la tubérosité bicipitale du radius. Entre le tendon et la tubérosité il existe une bourse synoviale constante.

De la face antérieure et du bord interne du tendon du biceps, on voit se détacher une large expansion fibreuse qui se dirige en bas et en dedans ; cette expansion ne tarde pas à se confondre avec l’aponévrose de l’avantbras, qu’elle contribue à former.

Rapports. — Dans son tiers supérieur le biceps est en rapport, par sa longue portion : 1° en avant, avec le ligament capsulaire de l’épaule, avec la bandelette fibreuse qui complète le canal dans lequel elle glisse, et plus bas avec le tendon du grand pectoral qui la croise à angle droit ;

dont la moitié antérieure a été excisée. — 6, 6. Sous-scapulaire. — 7. Grand rond. — 8. Extrémité supérieure du grand dorsal contournant le muscle précédent. — 9. Son tendon devenu antérieur au grand rond. — 10. Portion moyenne du triceps brachial. — ^ 11. Tendon par lequel elle s’attache au bord axillaire de l’omoplate. — 12. Portion interne du triceps. — 13. Brachial antérieur. — li. Son tendon. — 15. Tendon du biceps brachial transversalement divisé au-devant du court supinateur. — 16, 16. Court supinateur. — 17, 17. Long supinateur. — 18. Coupe de la portion principale du grand rond, au voisinage de son attache. — 19. Coupe de la portion accessoire. — 20, 20. Coupe des autres muscles épitrochléens. — 21. Fléchisseur commun profond des doigts.

MYOLOGIE.

2° en arrière avec la tête humérale sur laquelle elle se réfléchi l pour s’engager dans la coulisse bicipitale, plus bas avec cette coulisse, et le tendon du grand dorsal. — Sa courte portion répond en avant au tendon du grand pectoral, en arrière à celui du sous-scapulaire, du grand dorsal et du grand rond, en dedans au coraco-huméral.

Dans l’intervalle compris entre le grand pectoral et le pli du coude, le biceps est recouvert parla peau et l’aponévrose brachiale qui en laissent entrevoir la saillie et le contour. La face postérieure, plane, recouvre le coraco-huméral, et le brachial antérieur.

Au-dessous du pli du coude, ce muscle, représenté seulement par son tendon, répond: en avant et en haut, au brachial antérieur; en dedans, à l’origine du grand pronateur; en dehors, au long supinateur, au court supinateur et à la moitié antérieure de la tubérosité bicipitale du radius sur laquelle il glisse pendant les mouvements de pronation et de supination de l’avant -bras.

Action. — Le biceps brachial remplit deux usage principaux. Il lléchit l’avant-bras, lorsque celui-ci se trouve dans la supination. S’il est en pronation, le biceps agit d’abord sur le radius qu’il fait tourner de dedans en dehors ; il fléchit ensuite ou simultanément l’avant -bras sur le bras. Simplement fléchisseur dans le premier cas, il est à la fois fléchisseur et supinateur dans le second. Cette double action du muscle avait été déjà très bien observée par Winslow et Albinus.

Lorsque les deux os de l’avant-bras sont fixés, comme dans l’action de grimper, le biceps brachial fléchit le bras sur l’avant-bras.

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