‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 199 sur 481 · SOS · texte numérisé non relu

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2° à une cloison fibreuse qui le sépare du grand palmaire et du lléchisseur superficiel des doigts; 3° à la partie correspondante de l’aponévrose antibrachiale ; 4° à la partie interne de l’apophyse coronoïde du cubitus par un faisceau accessoire que le nerf médian sépare du faisceau principal ; 5° et en partie aussi à la languette aponévrotique par laquelle le fléchisseur superficiel se fixe à l’apophyse précédente. — De ces diverses insertions les fibres charnues se dirigent obliquement en bas et en dehors, puis se terminent sur un tendon aplati qui contourne le radius, pour s’insérer sur la partie moyenne de sa face externe.

Rapports. — Le grand pronateur est recouvert de haut en bas : par l’aponévrose antibrachiale sur laquelle il prend quelques points d’attache, par l’artère radiale, par les veines et le nerf qui l’accompagnent, par le long supinateur et les deux radiaux externes. Il recouvre le fléchisseur superficiel commun des doigts, auquel il se trouve étroitement uni, et le court supinateur. — Son bord externe, situé d’abord au-devant du tendon du brachial antérieur, circonscrit avec le bord interne du long supinateur une fossette pyramidale à base antérieure qui occupe la partie médiane du pli du coude, et qui a été considérée avec raison comme l’analogue du creux poplité. — Son bord interne répond au grand palmaire et au fléchisseur sublime.

Action . — Ce muscle fait tourner le radius autour de son axe, de dehors en dedans ; il prend ainsi une très large part au mouvement de pronation. Lorsque le radius est immobilisé par faction des supinateurs, il fléchit l’avant-bras sur le bras.

IL — Muscle grand palmaire,

Le grand palmaire, ou radial interne , radial antérieur , est situé à la partie antérieure et moyenne de l’avant-bras, entre le grand pronateur et le petit palmaire. Il s’étend obliquement de la tubérosité interne de l’humérus au deuxième métacarpien. Ce muscle est allongé, aplati d’avant en arrière, plus large et charnu supérieurement, étroit et tendineux inférieurement.

Insertions, direction. — Il s’attache, par son extrémité supérieure ; 1° à la partie antérieure et moyenne de la tubérosité interne de l’humérus ; 2° à la surface interne d’une pyramide fibreuse de forme quadrangulaire, constituée par des cloisons qui le séparent des muscles voisins.

Les fibres charnues émanées du sommet et des parois de cette pyramide forment un faisceau aplati, plus large à sa partie moyenne qu’à ses extrémités. Toutes viennent se terminer autour d’un tendon qui apparaît d’abord sur la face antérieure du muscle, et qui se dirige un peu obliquement de haut en bas et de dedans en dehors. Arrivé au niveau du poignet, ce tendon s’engage dans une coulisse que lui présentent le

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