ANNEXES DES TENDONS EXTENSEURS
Sa face postérieure, unie et convexe, répond à la peau qui ne lui adhère que* par un tissu cellulaire filamenteux. — L’antérieure, concave, présente une série de prolongements ou cloisons qui s’insèrent aux bords correspondants des gouttières du radius et du cubitus, et qui les transforment en canaux, moitié osseux, moitié fibreux. En procédant de dehors en dedans, ces canaux sont destinés :
Le premier, très obliquement dirigé en bas et en avant, aux tendons réunis du long abducteur et du court extenseur du pouce : c’est immédiatement au-dessus de ce canal, situé sur l’apophyse styloïde du radius, que s’attache le tendon du long supinateur;
Le second, beaucoup plus large et vertical, donne passage aux tendons réunis des deux radiaux externes;
Fig. 341. — Extenseurs propres Fig. 342. — Ligament annulaire postérieur
du pouce et de l’index. du carpe.
Fig. 341. — 1, 1. Tendons de l’extenseur commun des doigts. — 2. Long extenseur du pouce. — 3. Extenseur propre de l’index. — 4. Tendon du premier radial externe. — 5. Tendon du second radial externe. — 6. Tendon de l’extenseur propre du petit doigt. — 7. Tendon du cubital postérieur. — 8, 8. Interosseux dorsaux.
Fig. 342. — 1, 1. Tendons de l’extenseur commun des doigts : bandelettes qui unissent ces tendons sur la face dorsale de la main ; leurs attaches aux deux dernières phalanges. — 2, 2. Tendon du long extenseur du pouce. — 3, 3. Tendon du court extenseur du pouce. — 4. Tendon du premier radial externe. — 5. Tendon du second radial externe. — 6. Cubital postérieur. — 7. Attache de ce muscle au cinquième métacarpien. — 8, 8. Ligament annulaire postérieur ou dorsal du carpe.
MYOLOGIE.
Le troisième, très étroit et oblique aussi en bas et en avant, contient le tendon du long extenseur du pouce;
Le quatrième, qui est le plus large et le plus profond de tous, reçoit les tendons de l’extenseur commun des doigts et celui de l’extenseur propre de l’index ;
Le cinquième, entièrement fibreux, et creusé dans l’épaisseur du ligament annulaire, loge le t endon de l’extenseur propre du petit doigt ;
Dans le sixième, glisse le tendon du cubital postérieur. Ce dernier, entièrement fibreux aussi, se prolonge jusqu’au cinquième métacarpien.
Le ligament annulaire postérieur se compose de faisceaux fibreux transversaux, d’autant plus longs qu’ils sont plus superficiels.
B. Gaines synoviales des tendons extenseurs. — Autant de canaux ostéo-fibreux, autant de synoviales. Ceux qui contiennent deux ou plusieurs tendons ne sont tapissés, le plus habituellement, que par une synoviale commune. Cependant il existe quelquefois une synoviale indépendante pour chacun des radiaux externes.
La plus longue de ces synoviales est celle qui entoure le tendon du cubital postérieur; elle n’a pas moins de 6 centimètres. Celles des radiaux et de l’extenseur commun mesurent 5 centimètres. Celles de l’abducteur du pouce et de son grand extenseur sont les plus courtes.
Les tendons ne sont rattachés, en général, aux parois du canal qu’ils occupent que par un pédicule ou mésentère très incomplet, souvent même représenté par de simples filaments. Aux deux extrémités des gaines synoviales on observe un repli semi-lunaire, semblable à celui que présentent les synoviales des doigts, au niveau des articulations m é t a car po-pha 1 a n g i e n n es .
§ 6. — Aponévrose de l’avant-bras.
L’aponévrose antibrachiale se moule très exactement sur les muscles qu’elle entoure. Elle est plus épaisse et plus résistante en arrière qu’en avant, en dedans qu’en dehors, et sur la portion tendineuse que sur la portion charnue des muscles.
Extrémité supérieure. — En haut et en avant, l’aponévrose de l'avant-bras se continue avec celle du bras, et se trouve considérablement renforcée sur ce point par l’expansion fibreuse du biceps. Cette expansion, née de la partie antéro-supérieure du tendon du muscle, se porte obliquement en bas et en dedans en s’épanouissant sur les muscles qui partent de l’épitrochlée ; ses fibres décrivent des courbes dont la concavité regarde en haut et en dedans, et tendent à mesure qu’elles descendent à devenir de plus en plus horizontales. — En arrière, l’aponévrose s’attache, d’une part, à l’olécrâne en se continuant avec les bords