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APONÉVROSES DE LA MAIN

déjà si étendu de ses aptitudes. Les personnes privilégiées sous ce rapport se distinguent par des succès plus faciles, soit dans les arts industriels, soit dans certains arts d’agrément: ainsi les doigts qui s’écartent pour répondre dans la plus grande longueur possible à la colonne d’air d’une flûte ou d’un hautbois; ceux qui, dans leurs mouvements aussi rapides que la pensée, s’étalent en courant sur les touches d’un piano, ou sur les cordes d’une lyre, sont en partie redevables des effets qu’ils produisent à l’action de ces muscles : d’où la nécessité de débuter, dès l’enfance, dans l’étude de la musique instrumentale, soit afin de donner aux interosseux tout le développement qu’ils peuvent atteindre , soit pour procurer et conserver aux articulations métacarpo-phalangiennes tous les avantages d’une extrême souplesse; car l’action des muscles sera d’autant plus prononcée que les leviers à mettre en mouvement seront plus faciles à mouvoir.

2° Mouvements de flexion et d'extension. En imprimant à la première phalange un mouvement de flexion, et aux deux dernières un mouvement d’extension, les interosseux semblent remplir des usages diamétralement opposés. Ces deux usages sont cependant incontestables ; une simple traction faite sur leur tendon, parallèlement à l’axe des muscles, suffit pour produire aussitôt la flexion de la première phalange, et l’extension de la seconde et de la troisième. Après la paralysie des muscles fléchisseurs superficiel et profond, les premières phalanges peuvent donc encore se fléchir; après la paralysie de l’extenseur commun, les secondes et les troisièmes peuvent encore s’étendre.

Les attributions des interosseux ont été signalées par Albinus en 1734. Elles sont très nettement mentionnées aussi dans le Traité d'anatomie de Sabatier. Les recherches électro-physiologiques de Duchenne sont venues les confirmer.

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