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MUSCLE OBTURATEUR INTERNE

lent en convergeant vers la petite échancrure sciatique, qu’elles traversent pour se porter vers le grand trochanter. Toutes se terminent sur un large tendon réfléchi, dont la disposition est exceptionnelle. Il commence très haut dans l’épaisseur du corps charnu, par quatre ou cinq languettes qui apparaissent sur sa face profonde, bien au-dessus de l’échancrure sciatique, qui deviennent de plus en plus saillantes, représentent alors autant de petits tendons taillés à quatre pans et séparés les uns des autres par des sillons profonds; arrivés sur l’échancrure, ceux-ci se réfléchissent à angle droit, et se réunissent ensuite pour constituer un tendon unique, d’abord aplati, puis arrondi, qui se fixe à la partie la plus élevée de la surface interne du grand trochanter, entre le tendon du pyramidal qui est au-dessus et en avant, et celui de l’obturateur externe qui est au-dessous et en arrière (fig. 357, 9).

Pour observer le tendon de l’obturateur interne, il faut le diviser entre le trochanter et l’échancrure sciatique, exciser ensuite la partie interne

moyenne a été excisée. — 3. Extrémité supérieure du moyen fessier. — 4. Facette à laquelle s’attache le tendon de ce muscle. — 5. Petit fessier. — 6. Tendon de ce muscle. — 7. Tenseur du fascia lata. — 8. Tendon du pyramidal. — 9. Tendon de l’obturateur interne qui a été divisé, et dont la partie interne a été ensuite renversée en dedans pour montrer ses divisions taillées à quAtre pans. — 10. Jumeaux pelviens, formant une gouttière dans laquelle est reçu le tendon de l’obturateur interne. — 11. Tendon de l’obturateur externe. — 12. Extrémité supérieure du demi-tendineux. — 13. Extrémité supérieure de la longue portion du biceps fémoral. — 14. Extrémité supérieure du demi-membraneux. — 15. Grand adducteur. — 16. Vaste externe.

Fig. 356. — Origine de V obturateur externe.

Fig. 357. — Partie terminale des deux obturateurs.

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du grand ligament sacro-sciatique, el renverser le muscle eu dedans, de manière à mettre en lumière toute sa face profonde. On pourra remarquer alors : que les divisions du tendon offrent un volume très inégal? que toutes représentent assez bien un prisme à quatre pans; que chacune d’elles se creuse sur l’échancrure sciatique une petite poulie particulière;, que cette échancrure est revêtue d’une mince couche de cartilage, et lapissée d’une large bourse synoviale qui se prolonge sur le tendon de l’obturateur et toutes ses divisions en pénétrant dans les intervalles de celles-ci.

Rapports. — Dans l’excavation du bassin il répond, par sa face anléroinférieure, h l’aponévrose obturatrice et à l’os iliaque. Sa face postérosupérieure est recouverte par une lame fibreuse, qui s’attache à cel os en haut, sur la périphérie du muscle, qui se continue en bas avec la portion réfléchie du grand ligament sacro-sciatique, qui complète par conséquent son engainement et qui constitue Y aponévrose de V obturateur interne. Cette aponévrose assez résistante sépare l’obturateur interne du releveur de l’anus. — Par sa portion extra-pelvienne, ce muscle est en rapport : en arrière avec le grand fessier et le grand nerf sciatique qui le croise à angle droit, en avant avec la gouttière que lui forment les deux jumeaux, en haut avec le jumeau supérieur qui le sépare du pyramidal, en bas avec le jumeau inférieur qui le sépare du carré crural, en dehors avec ces mêmes muscles qui s’insèrent sur la partie terminale de son tendon, et avec les tendons du pyramidal et de l’obturateur externe auxquels il est presque toujours uni par d’étroites connexions.

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