‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 30 sur 481 · II · texte numérisé non relu

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M YOLOGIE.

De la face interne de la gaine des faisceaux naissent des cloisons qui pénètrent dans leur épaisseur. En se divisant et en se continuant par leurs bords, les cloisons ainsi unies constituent des gaines de second ordre. Parmi ces dernières, les plus minimes entourent toutes les libres lisses disposées sur une môme ligne longitudinale et les relient entre elles : je les désignerai sous le nom de gaines primitives.

Dans leur état de parfaite intégrité, les libres lisses sonl coupées. très obliquement en biseau à leurs deux extrémités et en sens inverse: c’est par ces biseaux qu’elles se correspondent. En se prolongeant sur toutes celles qui appartiennent à la même série longitudinale, chaque gaine primitive donne au niveau des deux biseaux juxtaposés autant de cloisons qui pénètrent entre elles, et les soudent les unes aux autres. Ainsi soudées et entourées d’une gaine commune, elles se présentent sous la forme de longues fibres rectilignes, aplaties, rubanées. Mais leur gaine, simple dépendance du tissu conjonctif, 11e saurait être assimilé au sarcolemme des fibres striées. Cette enveloppe, ainsi que nous l’avons vu. est de nature élastique; elle résiste aux réactifs concentrés. Les gaines primitives présentent des caractères opposés : loin de contribuer à démontrer l’analogie des deux ordres de fibres, elles viennent s’ajouter aux différences déjà si nombreuses qui les distinguent.

b. Tissu adipeux et fibres élastiques. — Le tissu adipeux est beaucoup moins abondant dans les muscles lisses que dans les muscles striés. 11 11’existe dans un grand nombre qu’en très minime proportion. Dans beaucoup d’autres, il fait totalement et constamment défaut : telle est la couche sous-muqueuse du tube digestif; telles sont celles qui embrassent les artères et les veines; celles de l’uretère, de l’urèthre, de la trompe utérine, du canal déférent, etc.

Les fibres élastiques se rencontrent dans presque tous les muscles lisses, mais sous des proportions très variables. Les plus riches en tissu conjonctif sont aussi ceux qui en possèdent le plus grand nombre. Les muscles très denses, comme celui du canal déférent, du sphincter du pylore, du sphincter de la vessie, en offrent à peine quelques vestiges.

c. Vaisseaux sanguins. — Ces vaisseaux participent de la ténuité des muscles lisses, il est tout un groupe de membranes musculaires dans lesquelles leur existence n’est pas démontrée : telles sont celles des artères, des veines et des lymphatiques. Les auteurs sont même unanimes pour déclarer qu’elles n’en présentent aucune trace.

Sur quelques membranes musculaires simples, celle du pénis, celle du scrotum, celle des conduits bronchiques, etc., les artères affectent une disposition arboriforme, et constituent, par leurs anastomoses, un réseau à larges mailles irrégulières.

Sur les membranes musculaires composées de deux plans, dont les

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