MUSCLES DE LA TÊTE
Les muscles de la tête forment onze régions qui président chacune au mouvement d’un organe. Ces onze régions ou groupes secondaires sont, en procédant de la partie supérieure vers la partie inférieure de l’extrémité céphalique (fig. 284) :
1° La région auriculaire, qui comprend les muscles préposés aux mouvements du pavillon de l’oreille ;
2° La région épicranienne, qui comprend les muscles préposés aux mouvements du cuir chevelu ;
3° La région sourcilière, composée de deux muscles, le pyramidal et le sourcilier, destinés à mouvoir les sourcils et les téguments compris dans leur intervalle ;
4° La région palpébrale, composée aussi de deux muscles, dont l’un ferme l’orifice palpébral, que l’autre dilate ;
5° La région oculaire, composée des muscles qui président aux mouvements du globe de l’œil ;
6° La région nasale, composée des muscles beaucoup plus déliés qui président aux mouvements de l’aile du nez ;
7° La région labiale superficielle, composée des muscles qui ont pour destination commune de dilater l’orifice buccal ;
8° La région labiale profonde, composée des muscles qui ont au contraire pour attribution de resserrer cet orifice ;
9° La région mentonnière, composée de deux muscles destinés à mouvoir les téguments du menton ;
10° La région temporo-maxillaire, composée des muscles qui impriment à la mâchoire inférieure un mouvement d’élévation ;
74 MYOLOGIE.
1 1° La région ptérygoïdienne, composée des muscles ptérygoïdiens, qui mprimenl à cet os des mouvements de latéralité.
§ 1er. — Muscles moteurs du pavillon de l’oreille.
Au nombre de quatre. Trois viennent s’attacher au pavillon de l’oreille : ce sont les muscles auriculaires, qu’on distingue, d’après leur situation, en postérieur, supérieur et antérieur. Le quatrième, qui a été entrevu, mais non décrit, recouvre la moitié antérieure de la tempe : je le désignerai sous le nom de muscle temporal superficiel (ûg. 284).
Préparation. — Cette préparation est difficile.; le muscle temporal superficiel surtout ne peut être convenablement préparé que par une main très exercée dans l’art de la dissection. Du reste, pour prendre une notion exacte et complète des muscles de cette région, il est d’absolue nécessité de faire deux préparations, l’une qui les montre par leur face superficielle, et l’autre par leur face profonde.
Dans le premier mode de préparation, on laisse les quatre muscles en place, et l’on se contente d’enlever la peau qui les recouvre. Pour atteindre ce but, il convient : 1° de raser le cuir chevelu; 2° de faire sur les téguments une incision verticale qui viendra tomber sur h* pavillon de l’oreille; on procédera à cette incision avec beaucoup de ménagement, le muscle auriculaire supérieur se trouvant immédiatement au-dessous; 3° soulever la lèvre postérieure de l’incision, puis disséquer les téguments qui recouvrent l’auriculaire supérieur, l’auriculaire postérieur, et le muscle occipital; 4° soulever la lèvre opposée de l’incision, et détacher les téguments d’arrière en avant, de manière à mettre en évidence l’autre moitié de l’auriculaire supérieur, et tous <‘s muscles peauciers qui répondent à la moitié antérieure de la tempe.