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V. — Artère auriculaire postérieure

L’auriculaire postérieure, beaucoup moins volumineuse que les branches précédentes, s'étend de la partie postérieure de la carotide externe au pavillon de l’oreille et aux téguments du crâne. Son origine a lieu un peu au-dessus de celle de l’occipitale, quelquefois les deux branches postérieures naissent par un tronc commun.

Cette artère se porte en haut, en arrière et en dehors, vers l’apophyse mastoïde qu’elle contourne pour s’avancer ensuite sur la région mastoïdienne du temporal, où elle se divise en deux branches terminales.

Rapports. — Elle est située, à son origine, dans l’épaisseur de la parotide; en sortant de cette glande, elle devient sous-cutanée.

A. Branches collatérales. — Après avoir donné des rameaux à la glande parotide et à la peau qui la recouvre, l’auriculaire postérieure fournit l’artère stylo-mastoïdienne : branche longue et grêle qui vient assez fréquemment de l’occipitale, et qui s’engage dans l’aqueduc de Fallope par son orifice inférieur; elle s’anastomose à sa terminaison avec un rameau de la méningée moyenne.

B. Branches terminales. — On peut les distinguer d’après leur distribution en inférieure ou mastoïdienne, et supérieure ou auriculaire.

La branche mastoïdienne se divise en plusieurs rameaux, dont le plus inférieur se porte en arrière, et le plus élevé verticalement en haut. Elle se distribue au muscle occipital et au cuir chevelu, en s’anastomosant par de nombreuses divisions avec l’occipitale en arrière et la temporale superficielle en avant.

La branche auriculaire se divise aussi en deux rameaux. Le plus considérable rampe sur la face interne du pavillon, qu’il couvre de ses ramifications. L’autre pénètre dans le sillon qui sépare l’hélix de l’anthélix, et se distribue à la peau correspondante.

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