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III. — Muscle auriculaire antérieur

Situé sur la partie la plus inférieure de la tempe, au-dessus de l’arcade zygomatique, au-devant du pavillon de l’oreille 5 très petit ; extrêmement mince ; de figure quadrilatère.

Insertions. — Par son extrémité postérieure ou auriculaire, ce muscle s’attache : 1° à une saillie cartilagineuse, de forme conoïde, appelée

MYOLOGIE.

épine de l’hélix ; 2° à la partie correspondante du bord antérieur de la conque. De cette double origine, il se porte en avant et un peu en haut pour aller se fixer, comme le précédent, sur l’aponévrose épicranienne. C’est donc bien à tort que la plupart des anatomistes, depuis Winslow, lui donnent pour insertion fixe l’arcade zygomatique. Je ne l’ai vu dans aucun cas s’étendre vers cette arcade, dont le sépare un intervalle toujours très appréciable, et avec laquelle il forme un angle aigu. La longueur de ce petit muscle dépasse à peine un centimètre. Sa largeur est en général de 6 à 8 millimètres (fig. 284, 3).

Rapports. — Sa face externe répond aux vaisseaux temporaux superliciels et à la peau ; elle est située sur un plan plus profond que celle de l’auriculaire supérieur. — Sa face interne adhère à l’aponévrose épicranienne, qui se termine sur les limites de l’auriculaire antérieur en se confondant avec l’aponévrose temporale. — Son bord inférieur longe le ligament antérieur du pavillon. — Son bord supérieur se continue, en partie, avec le bord correspondant de l’élévateur.

L’auriculaire antérieur a pour usage d’attirer en avant et en haut le * pavillon de l’oreille, sur lequel son action du reste est presque nulle.

1Y. — Muscle temporal superficiel.

Ce muscle recouvre toute la moitié antérieure de la tempe. Il offre par conséquent une assez grande surface. Mais sa minceur est extrême, et telle, que huit fois sur dix c’est à peine si l’on peut le distinguer à l’œil nu. Très souvent, j’ai dû recourir au microscope pour m’assurer de son existence. Dans aucun cas il n’a fait défaut. La disposition qu’il affecte offre quelques variétés (fig. 284, 7 et 8).

Le plus souvent il se compose de deux faisceaux, l’un supérieur, l’autre inférieur. En l’étudiant par sa face interne, on voit que le faisceau supérieur se continue avec une lame aponévrotique qui fait suite au tiers externe du muscle occipital, et que l’inférieur se continue par l’intermédiaire d’une intersection fibreuse avec l’auriculaire antérieur. Le premier faisceau forme avec la partie correspondante de l’occipital un muscle digastrique ou occipito-temporal ; et le second avec l’auriculaire antérieur, un muscle semblable qu’on pourrait appeler auriculo-temporal.

Supérieurement, le temporal superficiel se prolonge jusqu’au frontal. En avant, il s’étend jusqu’à l’orbiculaire des paupières.

Rapports. — En dehors, le temporal superficiel n’est recouvert que par la peau, à laquelle il adhère d’une manière intime. En dedans, il répond à l’aponévrose épicranienne, qu’il faut enlever lorsqu’on le prépare par sa face profonde. — Des quatre muscles de la région temporale, le postérieur est donc le seul qui n’ait aucun rapport avec celte aponé-

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