‹ Traité d'anatomie descriptiveChapitre 377 sur 481 · IV . — Artère utérine · texte numérisé non relu

IV . — Artère utérine

Cette artère liait de Y hypogastrique, tantôt isolément, tantôt par un tronc qui lui est commun avec l’ombilicale ou avec la honteuse interne. Elle se porte de dehors en dedans en cheminant entre les deux lames du ligament large, se coude au niveau du col de l’utérus pour se diriger de bas

cil haut, parallèlement aux bords de cet organe et se divise alors en un grand nombre de branches qui se ramifient dans son épaisseur.

Ces branches, d’abord transversales et sous-péritonéales, s’engagent bientôt sous les couches musculaires les plus superficielles de l’utérus, puis pénètrent au milieu des couches moyennes et profondes. De chacune de celles-ci naît toute une série de rameaux à calibre décroissant, lesquels s’anastomosent entre eux, et sur le plan médian avec ceux du côté opposé. Parmi ces rameaux ceux qui occupent la partie supérieure de l’organe communiquent largement avec les divisions terminales de l’artère utéro-ovarienne. Tous sont remarquables par la

Fig. 414. — Artères utérines et utéro-ovariennes dans l’état de la grossesse.

1. Aorte abdominale. — 2. Origine de la mésentérique supérieure. — 3, 3. Rénales.

— 4. Sacrée moyenne. — 5, 5. Iliaques primitives. — 6, 6. Iliaques externes. — 7, 7. Iliaques internes. — 8, 8. Artères utéro-ovariennes. — 9, 9. Artères utérines.

— 10, 10. Circonflexes iliaques. — A. Utérus au neuvième mois de la grossesse ; il est renversé d’arrière en avant, en sorte qu’on le voit par sa face postérieure. — B. B. Ligaments larges. — C, C. Ovaires. — D, D. Pavilllori des trompes de Fallope. — E. Rectum.

— F, F. Uretères.

ANGlOLüGlE.

direction éminemment flexueuse que nous avons déjà constatée sur les artères de l’ovaire.

Dans l’état de grossesse, les artères utérines et utéro-ovariennes acquièrent un calibre six ou huit fois plus considérable que celui qui leur appartient dans l’état opposé. En même temps que leur capacité s’agrandit, leurs parois augmentent d’épaisseur, et leur enroulement en tire-bouchon devient aussi beaucoup plus prononcé. Ces modifications sont le résultat de la vie plus active imprimée à tout l’appareil de la gestation, et du développement interstitiel dont l’utérus devient le siège; en un mot, ses parois s’hypertrophient, elles ne se dilatent pas. Leurs flexuosités sont dues à cette hypertrophie.

La physiologie explique donc très bien comment les flexuosités des artères de l’utérus sont d’autant plus prononcées que cet organe arrive à des dimensions plus importantes. Elle ne nous montre pas aussi clairement l’utilité qu’elles présentent : il est permis de penser cependant qu’elles ont pour but d’introduire ainsi dans les parois utérines une plus grande quantité de sang artériel. De cet afflux plus considérable découlent en effet deux avantages : d’une part, il contribue à rendre le développement du fœtus plus rapide ; de l’autre, il communique à la cavité musculeuse une excitabilité plus grande qui lui permet de réagir avec plus d’énergie sur le produit de la conception au terme de la grossesse.

Y. — Artère vaginale.

L’artère vaginale liait souvent de l’ombilicale, quelquefois de l’ulérine, de la honteuse interne ou de l’hémorrhoïdale moyenne. Son calibre est un peu moins considérable que celui de l’utérine.

Dirigée obliquement en bas et en avant, cette artère donne d’abord un rameau assez volumineux à la partie latérale inférieure de la vessie. Elle chemine ensuite sur les côtés du vagin, en se prolongeant jusqu’à son extrémité inférieure et en lui fournissant de nombreuses ramifications qui s’anastomosent avec celles de la vaginale du côté opposé.

B. Branches pariétales.

Page 1