II. — Artère fessière
L’artère fessière ou iliaque postérieure est la plus volumineuse de toutes les branches que fournit l’hypogastrique. Elle se dirige en bas et en arrière, passe entre le cordon lombo-sacré du plexus lombaire et le premier nerf sacré, s’incline alors en dehors, contourne la partie la plus élevée de la grande échancrure sciatique, puis sort du bassin en passant au-dessus du muscle pyramidal, donne quelques rameaux à ce muscle, à l’os des iles, à l’articulation sacro-iliaque, et se divise en branches superficielle et profonde.
La branche superficielle , placée entre le grand et le moyen fessier, se porte transversalement en dehors jusqu’au voisinage de l’épine iliaque antérieure et supérieure. Ses rameaux, extrêmement nombreux, sont destinés aux deux muscles entre lesquels elle chemine, principalement au grand fessier ; quelques-uns de ces rameaux, après avoir traversé ce muscle, vont se perdre dans les téguments.
La branche profonde , située entre le moyen et le petit fessiers, se subdivise : 1° en rameau supérieur qui contourne l’insertion iliaque du petit fessier, pour se distribuer à ce muscle, au moyen fessier, à l’os coxal et au tenseur du fascia lata au niveau duquel il se termine en s’anastomosant avec la circonflexe externe, branche de la fémorale ; 2° en rameau inférieur qui marche de dedans en dehors, d’arrière en avant et un peu de haut en bas, entre le petit et le moyen fessier auxquels elle donne de nombreux ramuscules, ainsi qu’à l’articulation de la hanche, et vient s’anastomoser par ses ramifications terminales, soit avec la circonflexe interne, soit avec l’ischiatique.