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III. — Aponévrose épicranienne

Celte aponévrose est une lame fibreuse -commune à tous les muscles épicraniens, mais à l’égard de laquelle les latéraux ne se comportent pas comme les antérieurs et les postérieurs. Les premiers la recouvrent. Les derniers la prolongent et se continuent avec elle.

Dans le sens antéro-postérieur, l’aponévrose épicranienne s’étend donc des muscles frontaux aux muscles occipitaux. Sur la ligne médiane, elle fait saillie en avant pour remplir l’espace angulaire qui sépare les frontaux. En arrière, elle descend dans l’espace angulaire aussi, mais beaucoup plus large, qui sépare les occipitaux, pour aller s’attacher à la protubérance occipitale et à l’extrémité interne des lignes courbes qui partent de cette saillie. — Dans le sens transversal, elle se prolonge de la face interne du pavillon de l’oreille et de l’aponévrose temporale d’un côté, aux parties correspondantes du côté opposé.

Ainsi limitée, l’aponévrose épicranienne se présente sous la forme d’un large segment de sphère, à contour irrégulier, plus étendu de l’un à l’autre côté que d’avant en arrière, en sorte qu’on peut lui considérer : deux faces, l’une supérieure, l’autre inférieure 5 deux bords, l’un antérieur, l’autre postérieur ; et deux extrémités, l’une droite, l’autre gauche.

La face supérieure ou convexe n’est recouverte dans l’intervalle qui s’étend de la fosse temporale droite à la fosse temporale gauche que par le cuir chevelu qui lui adhère de la manière la plus intime. Sur les côtés, elle se trouve séparée de l’enveloppe cutanée par les muscles auriculaires supérieur et antérieur, et le temporal superficiel, qui lui sont unis aussi par un tissu conjonctif très fin et très serré.

La face concave repose en haut sur la voûte du crâne; elle n’adhère au périoste que par un tissu cellulaire extrêmement lâche et filamenteux, d’où la mobilité du cuir chevelu. Sur les côtés, cette face répond à l’aponévrose du muscle crotaphite, sur laquelle elle glisse avec la même facilité.

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Le bord antérieur, surmonté clans sa partie médiane du prolongement angulaire compris entre les deux frontaux, décrit adroite et à gauche de celui-ci une courbe à concavité inférieure q ai embrasse le bord correspondant de ces muscles. En dehors, il se prolonge sous l’orbiculaire des paupières qui lui est redevable aussi de sa mobilité.

Le bord postérieur fait saillie également entre les deux occipitaux. De chaque côté il donne attache à ces muscles.

Les extrémités ou parties latérales se prolongent, ainsi que nous l’avons vu, jusqu’au bord inférieur de la tempe. Parvenue au niveau du tendon de l’auriculaire supérieur, l’aponévrose passe de celui-ci sur la convexité de la conque, à laquelle elle s’attache, en se confondant avec les ligaments extrinsèques du pavillon. — Au-devanl de l’oreille, elle s’attache à l’aponévrose temporale.

L’aponévrose épicranienne ne présente pas une épaisseur uniforme. Elle est très résistante au-dessus des occipitaux ; mince dans l’intervalle qui sépare ces muscles; plus mince encore dans toute l’étendue de la région temporale, où elle a échappé à l’attentoin des anatomistes, bien (|iie son existence cependant soit facile à constater.

Elle se compose de faisceaux fibreux aplatis, différemment disposés pour sa porlion médiane et ses portions latérales. — Sur la portion médiane on distingue trois ordres de faisceaux : 1° des faisceaux obliques, brillants, nacrés et parallèles qui naissent des occipitaux, et qui se dirigent d’abord en haut et en dehors ; 2° des faisceaux antéro-postérieurs, beaucoup plus petits, de couleur terne, à forme moins arrêtée, qui partent des muscles frontaux; 3° des faisceaux transversalement dirigés émanant des auriculaires supérieurs, et croisant les précédents, en sorte qu’au-dessus de ces muscles l’aponévrose offre un aspect réticulé, tandis qu’en arrière et en avant elle n’est formée que de faisceaux juxtaposés. — Sur les portions latérales ou temporales, les faisceaux se dirigent d’arrière en avant pour la plupart.

Cette aponévrose a pour usage de relier entre eux tous les muscles épicraniens qui jouent à son égard le rôle de muscles tenseurs, et de communiquer aux téguments du crâne une plus grande mobilité.

§ 3. — Muscles moteurs des sourcils et des téguments

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